mardi, 01 avril 2014

Exclu : Marcel Sel 4e sur la liste N-VA à Bruxelles !

«Allez, mec, crache ta valda : t'es flamand, fieu !» dit-il brusquement. Oui, Bart De Wever lui-même ! Nous étions à table, lui, Jan Jambon et moi dans un restaurant bruxellois bien sympathique et un Waterzooi de poisson venait de nous être servi. Le nom du plat n’avait pas heurté Bart De Wever «Bruxelles est bilingue… s’y-z-écrivent ‘Waterzooi’ en flamoutch, y peuvent bien ajouter ‘de poisson’ en français. Chuis un démocrate, hein !»

 

Jan Jambon était moins content. 

 

— Du Waterzooi avec du poisson ! Voilà bien la vision arrogante d’un francophone sur un plat flamand ! Comme si le Waterzooi originel au poulet était moins élégant. Godverdomme ! C’est bourgeois !

— Qu’est-ce que Geert a à voir dans cette histoire ? fit Bart.

 

C’était une plaisanterie. Nous avons ri.

 

Bart De Wever était toutefois moins compréhensif quant à l’accent du serveur. Il dit, en anversois : «Encore un franchouillard qui a appris le flamand à l’école ! Mais ! mais ! mais ! Et c’t’accent ! C’est nullard !» Il faut dire que le garçon nous avait suggéré le «vatèrzouille van vis». Il avait ajouté : «Het iz eune lekkeure guerekt». Mouais… 

 

Vous vous demandez probablement comment j’en suis arrivé à manger avec deux NVA. Explication… 


La veille, mon iPhone 3GS avait affiché un numéro inconnu. C’était Karl Vanlouwe, sénateur N-VA de Bruxelles. Je n’en croyais pas mes oreilles ! Et je fus abasourdi quand il me dit «Marcel, Bart veut te rencontrer». Quoi ? Bart De Wever ? L’homme sur qui j’ai écrit un pamphlet de 426 pages ? «Tout le monde peut faire une erreur», dit Karl sur un ton tranquille et amical. «Du reste, nous comprenons à quel point un homme qui nie sa propre identité peut devenir amer ! Et nous pouvons t’aider». J’étais curieux, j’avoue. J’ai donc accepté une rencontre avec «le Bart». Cela me permettait au moins d’entendre sa version. Après qu’il m’eut tout expliqué, je compris d’ailleurs que tout ce que j’avais pu écrire sur lui n’était «qu’un tissu de conneries». C’est même là que ma conversion a commencé.

 

Ce qui m’a finalement convaincu de passer à la N-VA ? Mon problème d’identité, pardi ! Pendant des années, j’ai cru que j’étais un Bruxellois francophone avec des racines allemandes, hollandaises, italiennes et aussi flamandes. Cela brouillait mon mode de pensée. À cause de ce melting pot, toutes mes idées étaient par trop nuancées ! Je peux vous assurer que cela complique terriblement votre vie. Vous êtes obligé de tenir compte de sensibilités linguistiques très diverses. Ça vous oblige à comprendre qu’un Germanophone soit furieux quand il entend, aujourd’hui encore, un Wallon le traiter de «boche». Ça vous amène à vous révolter quand un Wallon s’entend dire qu’il est paresseux. En même temps, vous devez prendre conscience du fait que l’émancipation flamande est un combat noble et nécessaire. (Enfin, était)… (Non : est) (ou plutôt : reste). Et tout ça, non sans penser à manger des macaronis de temps en temps. 

 

«Ta vie est méganaze, Marcelleke, genre compliqué, quoi ! On va simplifier ce bazar !», me dit Bart avec un sourire empathique.

 

Il s’exclama ensuite «zet dei ploat af, zeg» (arrête ce disque, fieu !), car le patron apparemment flamandophobe du restaurant avait eu le culot de passer une chanson d’Arno ! Je commençais à comprendre ce que ressent un Flamand qui va manger à Bruxelles ! Ces fransquillons cherchent par tous les moyens à vous emmerder sans en avoir l’air !

 

Vanlouwe m’avait expliqué comment ils en étaient arrivés à me voir comme un membre potentiel du parti. Très simplement, en fait. À la N-VA, ils ont lu et analysé une série de mes articles de blog. Leur FrankiljonScanner™ — une variante du FascistenScanner ™ qu’ils avaient utilisé pour filtrer les mauvais ex-Vlaams Belang et ne débaucher que les vrais démocrates de ce parti aux communales de 2012 — m’a octroyé un excellent score sur le thème «Mouvement flamand». J’ai même reçu une note de 99% dans la matière «Daens» — le curé qui a défendu les ouvriers flamands opprimés par les patrons francophones au XIXe siècle. Il faut dire que j’ai un jour écrit qu’il fallait renommer l’avenue Woeste en avenue Adolf Daens. J’ai aussi obtenu une excellente note en matière de «défense de la langue flamande», après un test conçu par Henri Conscience, mais toujours efficace. Bien sûr, à la N-VA, ils étaient ébahis ! Et même effarés d’avoir laissé si longtemps un Flamand prodigue seul dans le vaste monde hostile ! Il faut dire qu’ils avaient toujours cru que j’étais un flamandophobe comme Maingain, Happart, Eyskens, Tuymans et Éric Van Rompuy depuis son entrée au FDF !

 

Un examen approfondi révéla que, comme Jacques Brel, je souffrais d’une crise d’identité due à un virus impérialiste. En d’autres mots, comme j’avais laissé mon identité flamande se faire infecter par d’autres identités étrangères, je ne pouvais plus me reconnaître comme membre naturel de ma propre et unique communauté de surcroît légèrement supérieure ou nous «faisons tellement mieux ce que nous faisons nous-mêmes». J’étais, en fait, un «scheefgepoepte Vlaming» — un Flamand niqué de travers. Selon Jan Jambon, cela provoquait chez moi un sentiment de peur, d’abandon, et la croyance imbécile que la Nation flamande ne m’accepterait plus. Au contraire, Jan me rassura : «les brebis égarées et les fils prodigues sont véritablement bienvenus dans notre communauté chaleureuse et inclusive !» Mais pour faire de moi un Flamand grandeur nature, je devais encore faire pas mal d’efforts. Pour m’y aider, on me promit une leçon de «culture flamande», l’intégrale de Micha Mara et Will Tura, un bouquin de cuisine flamande avec un chapitre spécial «viande de porc» sponsorisé par le Boerenbond et une année de cours en immersion sur les docks du port d’Anvers. Bart m’expliqua ce stage sur un ton professoral : «Faut d’abord que tu jactes nickel l’anversois avant d’apprendre le néerlandais, sinon, tu te chopes un accent débile comme Kris Peeters».

 

J’étais abasourdi ! 

 

— Je pensais que la N-VA était un parti jacobin qui voulait éliminer les dialectes et imposer le beau néerlandais partout, dis-je. 

 

— Ouais, pas faux, répondit Bart. Mais tu captes aussi que l’anversois est la langue originelle du monde, hein ! Ça, on va pas le dire aux autres Flamands ! Y’a pas écrit Bécasse, là, hein : ça peut nous faire passer les votes des Flandriens et des Limbourgeois sous le nez, ma poule !

 

Jan Jambon me proposa alors d’aller un pas plus loin. Être flamand, c’est bien. Mais devenir un bon Flamand, c’est mieux ! Surtout pour qui veut siéger pour la N-VA ! Ils me proposèrent donc une formation avancée pour devenir un «bon Flamand», chose dont tout «Flamand niqué de travers» bruxellois rêve en fait, mais sans s’en rendre compte. On me proposa donc de devenir membre du Vlaamse Volksbeweging, le cœur du Mouvement flamand, avec en prime une rencontre avec Peter De Roover (chef politique de l’organisation, et aujourd’hui un de mes colistiers N-VA) dans sa maison traditionnelle, autour d’une tasse de café à la chicorée — pas ce Nespresso extra-terrestre — et un paquet de babeluttes, ces délicieux bonbons ostendais. On me promit aussi une entrée gratuite à la Fête du Chant national flamand, une soirée avec les jeunes du cercle nationaliste KVHV de Louvain et un cours spécial qui me convaincra que la NSV n’est pas d’extrême droite. En fait, rien en Flandre ne relève de l’extrême droite. Seuls les Francophones peuvent être extrêmes. Bart me donna quelques exemples d’extrémistes francophones : Maingain, Di Rupo, Charles Michel…

 

«Le seul truc pas cool, c’est que tu ne pourras pas t’éclater au pèlerinage radical de l’Ijzerwake avant l’indépendance flamande», regretta Bart. Vu mon étonnement, Jan Jambon m’expliqua : «nous voulons avoir l’air le plus propre possible. Tu peux comprendre… Sinon, on peut perdre un paquet d’électeurs flamands. D’ailleurs, je ne dis plus un mot de notre ambition véritable : provoquer une crise longuette jusqu’à ce que les Francophones comprennent qu’on ne peut plus former un gouvernement fédéral.» Bart ajouta : «Ouais quoi, comme chez les Tchèques et les Slovaques, tu piges ?»

 

Jan éclata alors de rire : «l’électeur flamand est parfois carrément aveugle : on a organisé une manif avec des Catalans et des Écossais pour exiger que les référendums pour l’indépendance de peuples soient légaux partout en Europe, et personne n’a remarqué que nous excluons nous-mêmes un référendum… en Flandre mouhaha.»

 

— «C’est quand même pas notre faute si y’a pas moyen d’avoir une putain de majorité pour une république flamande ? Du coup, si on faisait un référendum, ça serait super naze pour la nation flamande» fit Bart, désolé.

— Mais vous… euh… nous sommes tout de même un parti démocratique ? hésitais-je

— Absolument, intervint Jan. Mais la Nation Flamande est une notion supérieure. Bien supérieure, même, à la Démocratie flamande ! Nous, les nationalistes, savons mieux que l’électeur flamand ce qui est bon pour lui ou elle. Toi aussi, tu peux en bénéficier ! Rends-toi compte : un nationaliste ne doit même plus se demander qui il est ! 

 

J’étais impressionné. Grâce au nationalisme, tout est en ordre. La Nation au-dessus, la Démocratie en dessous, chacun sait qui il est… formidable ! Je brûlais désormais d’envie d’appartenir à une telle communauté ! «Mais dans ta campagne, il ne faut absolument rien laisser paraître de ce que je t’ai dit, Marcel», insista Jan Jambon. «Sinon, on risque de perdre des tas de postes…» J’ai failli tomber de ma chaise : «Mais je croyais que la N-VA n’était pas un parti qui courrait derrière les postes et les mandats ?» «Ne sois pas si naïf ! Nous sommes un parti politique, hein ! Pas une organisation de bienfaisance. D’ailleurs, tu auras bientôt un siège au parlement bruxellois, assorti d’une belle retraite ! Ton identité flamande va être récompensée !»

 

C’est comme ça que j’ai pu constater que ma flamanditude était déjà un fait : à peine Jambon avait-il prononcé le mot «retraite» que j’avais pris conscience que j’avais en effet très peur de me retrouver aussi pauvre qu’un syndicaliste wallon au chômage, le jour de mes 65 ans ! Or, une étude vient de montrer que ce dont le Flamand avait peur avant tout, c’était de ne pas avoir de pension ! Je suis bien flamand ! Alléluia ! 

 

C’est à ce moment-là que je sus que j’étais bel et bien intéressé par cette 4e place sur leur… oups… notre liste bruxelloise. Mais j’avais encore une hésitation. 

 

— Attendez… Si je mène campagne pour la N-VA, est-ce que je pourrai encore parler français avec mes enfants ?

 

Bart et Jan soupirèrent.

 

— Marcel, fit Jambon, veux-tu vraiment que tes propres enfants subissent ce que tu as subi ? Veux-tu vraiment les charger pendant des années d’identités inférieures, comme la française ou l’italienne, alors qu’ils peuvent dès maintenant être des Flamands dans tous les sens du terme ? Si tu avais des racines catalanes ou écossaises, je comprendrais encore… mais des racines françaises ! Pauvres enfants ! Ne les laisse pas vivre ça, bon sang ! 

 

Nous avons ensuite mangé une «Coupe glacée au speculoos», nous avons bu un affreux café italien (moins de 2 cl dans la tasse, et ils appellent ça une «culture»!) et puis vint le moment de prendre congé. Je quittai mes nouveaux copains de parti sur un trottoir bruxellois couvert d’immondices, puis je marchai jusqu’à chez moi, avec cette peur constante d’être agressé, j’appelai la police pour signaler un tapage nocturne (4 ou 5 allochtones parlaient fort dans la rue et il était presque neuf heures du soir ! ) et — bien évidemment — j’eus un agent unilingue francophone au téléphone qui ne comprenait même pas le mot «overlast» (tapage) ! Arrivé chez moi, j’ouvris la brochure que mes nouveaux amis m’avaient donnée, avec des tas de trucs chouettes pour flamandiser d’un coup toute une famille de Bruxellois niqués de travers. Mes enfants ne mangeront plus à 20 h désormais, mais à 18 h tapante. Avant tout barbecue, j’irai avertir chaque voisin. Nous mangerons toujours une fois par semaine du spaghetti bolognaise mais avec un couteau et une fourchette, et un couscous par mois, mais pas plus, sinon, nous risquons de retomber dans la multiculturalité et après tous ces efforts, ce serait trop bête ! Je remplacerai les Lucky Luke wallons par des Bob et Bobette flamands, en néerlandais bien sûr. Et quand il y aura une kermesse dans mon quartier propre et calme (il faudra pour qu’il le devienne attendre que nous gagnions les élections, bien sûr), j’irai me plaindre que cela gêne mon existence.

 

À présent, je dois vous laisser. J’ai du travail. Je viens de recevoir mon premier exemplaire de Doorbraak, le magazine du Mouvement populaire flamand. Jambon m’a bien dit d’y prêter la plus grande attention. Et je tiendrai parole. La seule chose que j’hésite à faire, c’est de participer aux manifestations du TAK. Devenir un bon flamand n’est pas évident quand on a été fransquillon si longtemps. Mais qui sait, l’an prochain, je ferai peut-être ce pas décisif pour n’être plus seulement un vrai Flamand, et même plus encore qu’un bon Flamand : être enfin un excellent Flamand, de ceux qui crient devant le portail de la maison communale de Linkebeek «du cyanure pour le FDF» ou «rats français, fichez le camp».

 

Donc, le 25/05, vous savez ce que vous devez faire : votez Marcel Sel, 4e N-VA au parlement bruxellois. Et vous bénéficierez bientôt d’une citoyenneté de grande valeur au sein d’une communauté chaleureuse et inclusive où tout le monde est le bienvenu, pourvu que vous acceptiez de vous coucher tôt, de ne pas laisser vos enfants jouer dans la rue, de manger du Waterzooi AU POULET, que vous portiez plus volontiers un décolleté qu’un voile et que vous parliez flamand… euh… néerlandais. Et ne venez pas me dire que c’est trop demander, godverdomme !

17:12 Publié dans Humeurs du Nord, Sel et Vision | Lien permanent | Commentaires (33) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

Commentaires

J'ai toujours su que vous n'étiez qu'une girouette ! je suis même certain que vous êtes dans le coup pour les 2 femelles de panda de pairydaisa !

Écrit par : Rivière | mardi, 01 avril 2014

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vive la belgique où deux femellles peuvent légalement se reproduire,
futés les chinois!

Écrit par : uit't zuiltje | mardi, 01 avril 2014

---> uit't zuiltje

Mariage POUR TOUS qu'on vous dit ! Les pandas femelles ! Les polygames ! Les asexués australiens ! Les fiches électriques ! Les légos !

Et prévoyez déjà un peu de vaseline pour encaisser la théorie du genre.

Croyez-moi, on n'a pas fini de se marier !

Écrit par : Yende Gérard | mercredi, 02 avril 2014

Très bon.... Je le lisais avec un accent adapté.... Savoureux !

Ok je vote Marcel Sel, 4e N-VA au parlement bruxellois


Chiche ? ;-)

Écrit par : Philippe | mardi, 01 avril 2014

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@ Marcel,

donc en court: le 25 mai, votez NV-A!

Écrit par : wallimero | mardi, 01 avril 2014

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Als de N-VA en BDW er niet meer is, gaat Marcel zich vervelen denk ik.

Vandaar het stemadvies.

Écrit par : thomas | mardi, 01 avril 2014

lol

Écrit par : Marcel Sel | mercredi, 02 avril 2014

mieux vaut Guérande que Warande.

Surtout pour un zeeduivel.

Écrit par : Salade | mardi, 01 avril 2014

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Vous vous rendez compte que Bart s est déguise en femelle !La honte !
C est Elio qui doit bien rire .)))

Écrit par : Capucine | mercredi, 02 avril 2014

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Comme c'est l'article 1er avril, profitons-en.

Rien à voir, é-vi-dem-ment, mais je viens de découvrir ceci et franchement, c'est trop peu connu :
https://www.youtube.com/watch?v=6Wu9Gnbofqc

On notera l'excellent:
"Bon j'vais aller m'couqui, j'ai kicker demain".

Dans un registre un peu moins second degré, nous avons aussi ceci :
https://www.youtube.com/watch?v=QfAPSLgXjps
ou ceci :
https://www.youtube.com/watch?v=S2G-LBwaf1o

Slaap zacht ! Tout va bien. :)))

Écrit par : Yende Gérard | mercredi, 02 avril 2014

@Yen'

merci pour m'avoir fait découvrir qu'effectivement la wallonie sera plus facile à franciser qu'à bruxelliser,
wow! le chômage congénital ça rend vachement créatif! faudra exporter (pour la balance)

sont cons les flamands de pas comprendre ça , juste bons ces types à acheter chéro des terres de boer wallon sans socialisse, ces latins sont des poires, rendons leur hommage plantons des poiriers, engageons des chasseurs-cueilleurs slaves de l'ue,enz...
http://www.rtbf.be/info/regions/detail_villers-le-bouillet-une-petition-contre-la-plantation-de-30-000-poiriers?id=8236281

Écrit par : uit't zuiltje | mercredi, 02 avril 2014

Zultje,
En matière de chomage, Bruxelles n'a aucune leçon à donner à la Wallonie.

Écrit par : denis dinsart | jeudi, 03 avril 2014

Zultje,
La flandre a massacré ses biotopes, ses payasages. Acceptez que la Wallonie veuille se développer en préservant son capital paysager. L'exemple des poiriers n'est peut-^tre pas le bon (tout dépend de la façon dont la production sera conduite), mail il y a des précédents dans la politique du fait accompli (porcheries, ...serres implantée de façon illégales).

Écrit par : denis dinsart | jeudi, 03 avril 2014

@d.dins'

perso aucun problème "que la Wallonie veuille se développer en préservant son capital paysager", j'espère même que vous ne vous trompez pas...

le concept de "bruxellisation" dit bien ce qu'il veut dire: le mépris des patrimoines cultureux, la fascination de la nouveauté même conne sans la moindre évaluation, multipliée par l'argent de nouveaux riches incultes (xcuzez le pauvre con kiss permet)

une wallonie "plus facile à franciser qu'à bruxelliser", n'était pas méprisant me semble-t-il

bxl n'a effectivement aucune leçon de chômage à donner à la wallonie, ni en matière d'emploi d'ailleurs (hors wallibarbant sans doute tout de même).

"chômage congénital" ne peut être apprécier comme opinion que par certaines personnes qui manifestement existent, je n'en fait pas partie

"sont cons les flamands de pas comprendre ça"
c'est pour ma part du réalsecond-degré ,

"wallon" sans socialisse, pas socialrêche pour autant...

quant aux "latins" de Zultje cézar...

"La flandre a massacré ses biotopes, ses paysages." la flandre gère plus ses biotopes qu'elle ne maîtrise le respect de ces paysages: ruban de villas plouc-variety-le-fric-c'est-chic, noyaux urbains waterlooïsés (rien à voir avec le waterzouille car indigeste)

"L'exemple des poiriers n'est peut-^tre pas le bon", mais il s'est invité au journal d'hier (l'exemple d'amour wallo-flamand hors bxl et tout baigne, non peut-^tre),
mais franchement croyez-vous qu'un boer FR d'RF avec du fric gagné en partie grâce aux subsides que l'ue lui verse, sera mieux venu car plus respectueux du patrimoine paysager de la mère-patrie...

remerci à Yen' pour m'avoir fait découvrir que la wallonie serait plus facile à franciser qu'à bruxelliser... :^))

Écrit par : uit't zuiltje | jeudi, 03 avril 2014

C'est très marrant.
Enfin non, c'est complètement démago, mais on s'en fiche.

Je voulais juste dire que sur la fin, j'ai comme un flottement, genre interpellation au niveau du vécu.

Euh, voilà...si je préfère le décolleté au voile, je suis :
1. abruti ?
2. réac ?
3. N-VA ?
4. nationaliste ?
5. nazi ?
6. à interner d'urgence dans un camp de rééducation dirigé par Isabelle Alonzo et Najad Vallaud-Belkacem ?
7. ou dans un autre dirigé par Fouad-rien-à-voir-Belkacem ?

Merci de rayer les mentions inutiles et de me faire parvenir la réponse par retour de courrier.

PS : ah oui, si d'aventure c'est l'option 6 ou 7, tant qu'à faire, y'aurait pas un camp dirigé par les Femen ? Elles sont aussi progressistes, non ?
:)

Écrit par : Yende Gérard | mercredi, 02 avril 2014

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Yende Gérard : je parle d'un parti et de ce qu'il préconise, pas de ce que pense le quidam. Ce fameux "devenir flamand" de la N-VA est suspect. Jusqu'au faut-il aller pour être inclus dans la communauté si ouverte ? Je pense qu'il vaut tout de même mieux parler néerlandais sans accent, ne pas porter le voile, manger du spiering et autres témoignages de "notre culture". Mais ça reste une satire.

Écrit par : Marcel Sel | mercredi, 02 avril 2014

Marcel,

Vous caricaturez ce qu'il préconise.
Comme vous caricaturez le nationalisme d'un point de vue général et hors article premier avril.

Écrit par : Yende Gérard | mercredi, 02 avril 2014

Marcel,

Il s'agit bien sûr d'un article du premier avril mais le seul gag qu'on y trouve vraiment, c'est votre candidature sur cette liste N-VA.
Cela vous permet de faire passer divers clichés sur les "beaufs" N-VA ou nationalistes, plus largement.
Seulement, jusqu'à présent, la lutte finale et l'internationale, c'est surtout le genre Coca-Cola.
C'est gênant.

Écrit par : Yende Gérard | mercredi, 02 avril 2014

Moi je me rappelle qu'il y a moins d'un an la plus part des médias étaient outragés de la politique choisie à Anvers à propos du port des signes de convictions et la sur l'épargne au niveaus des emplois communaux. Beuh, beuh mais la caravane passe.

Écrit par : xavier castille | mercredi, 02 avril 2014

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L'épargne au niveaux des emplois communaux est une réalité économique en Wallonie depuis longtemps et ce sans publicité !

Ah oui, j'allais oublier la bonne gestion de la nva... A mourir de rire !
http://www.dhnet.be/actu/economie/les-dettes-des-cpas-flamands-s-elevent-a-pres-de-2-milliards-d-euros-533ce6043570d35ee3e4d1a3

Écrit par : Philippe | jeudi, 03 avril 2014

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"Les diamantaires ne paient pas de droits d'import, pas de TVA et bientôt, plus d'impôt sur les sociétés"

Très bon... Combien de remarques reçues pour ces propos il y a quelques temps déjà...
"Saviez vous que le seul secteur du diamant c'est 1.850 entreprises et 48 milliards Euro de chiffre d'affaire par an pour les flandres..? Et que le secteur n'est pas assujetti à la TVA ..! Autrement dit, tout le monde paie en Belgique pour ce secteur. Ne serait il pas juste que la seule Flandre prennent en charge sur ses recettes un non paiement de la tva comme aide à son secteur économique mais que l'Etat Fédéral lui perçoive son dû ? Il est temps de mettre cela sur la table."

Nous assistons à un pillage de l'Etat fédéral par la Flandre pour les seuls intérêts de la Flandre !


http://www.tijd.be/nieuws/politiek_economie_belgie/Gunstig_fiscaal_regime_voor_diamant_splijt_regering_doormidden.9486018-3136.art?ckc=1

Écrit par : Philippe | jeudi, 03 avril 2014

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L'économie flamande ne se relèverait pas de la perte de son secteur diamantaire qui ne sert que les intérêts cette région depuis toujours. Tout comme elle ne se relèverait pas si elle devait perdre sa main mise économico/politique sur la Région Bruxelloise...
Qui paie dans les deux cas..? L'ensemble des citoyens de la Fédération Wallonie Bruxelles !

Écrit par : Philippe | vendredi, 04 avril 2014

Il ne suffit plus que de convaincre les politiciens francophones de plaider pour le confédéralisme ... plus de reproches ou jalousies de part et d'autres.

Écrit par : xavier castille | vendredi, 04 avril 2014

Enfin, pourquoi toujours se tourner vers le passé ? L'avenir c'est trois Régions totalement autonomes, dessinées sur base de critères objectifs et en accord avec les populations directement concernées. Ces trois Régions, libérées du joug des années de circonvolutions Ces trois Régions n'auront de compte à rendre à aucune des deux autres mais dans le respect du Droit et des valeurs Européennes qui sont le lot de tout "nouvel" arrivant Européen. Seront alors créer des accords ou non entre ces entités sans doute d'abord sociaux grâce aux partenaires sociaux puis économiques du fait des relations existantes, comme par exemple la Fédération Wallonie Bruxelles.
C'est la seule, la seule solution pour préserver les Droits de chacun de disposer de ses libertés tout en limitant les contraintes. C'est juste de la bonne gestion.
La prospérité est à ce prix, et ce prix n'est vraiment pas élevé pour permettre l'égalité et la liberté de tous les citoyens de ce pays !

Écrit par : Philippe | vendredi, 04 avril 2014

@ Xavier Castille : ne rêvez pas. Flandre, Wallonie comme Bruxelles auront toujours besoin de boucs émissaires, indépendants l'un de l'autre ou pas.

Écrit par : Franck Pastor | vendredi, 04 avril 2014

@Philippe

est-il si difficile de comprendre que la belgique c'est pas 3 Régions seulement?
l'idée de 3e Région n'a déjà été possible qu'à cause de l'existence des Communautés... 3 Communautés aussi du reste et ne correspondant d'ailleurs pas aux 3 Régions...
tout est asymétrique dans cet État et l' AUTONOMIE de toutes les Entités "fédérées" de cet État (Communautés et Régions, même s'il y a eu fusion dans le cas des majoritaires NL/flandre-minder-bxl PARCE QU'ils sont méprisants des minorités)

quant au reliquat de notre État en dehors de ses Entités et de leur domaine de pouvoir respectif(où elles sont strictement autonomes=PIQÛRE DE RAPPEL...depuis plus de quarante ans), on l'a appellé "le Fédéral" juste pour rigoler (avec tous ces flamingants majoritaires !) il s'agit juste d'un surplus de "matière personnalisable" et de pouvoirs "régaliens" que toutes les Entités revendiquent évidemment...

en fait on vit depuis plus de quarante ans en système confédéré*, on est les seuls au monde a avoir pu survivre dans ce régime autant de temps et personne n'a l'air de s'en rendre compte...
*évidemment les gros troux du Q d'EXPERT vont vous EXPliQuer non non une confédération concerne des États indépendants qui s'associent en confédération et pas un seul État qui se délite en Entités autonomes, ces troux du Q d'expéperts ont moinsde créativité que les flamingants ;^))

Écrit par : uit't zuiltje | vendredi, 04 avril 2014

uit't zuiltje, J'ai bien conscience que le concept de trois Régions totalement* autonomes, dessinées sur base de critères objectifs et en accord avec les populations directement concernées. Ces trois Régions n'ayant de compte à rendre à aucune des deux autres mais dans le respect du Droit et des valeurs Européennes qui sont le lot de tout "nouvel" arrivant Européen... Que ce concept, disais-je, peut sembler simpliste mais c'est au contraire un nouveau départ pour les populations concernées, un véritable laboratoire pour une nouvelle Europe.
Ce concept allie les aspirations légitimes de chacun dans un cadre démocratique large. Les ponts étant créer au fur et à mesure en passant outre au maximum d'un passé qu'il ne faut pas renier non plus mais qui doit nous aider plutôt que de nous brider.

*L'autonomie dont vous parlez n'est qu'une toute petite partie de ce que doit être une autonomie totale. Et c'est sur cette énorme différence que la Flandre table pour asseoir sa main mise sur l'économie et donc assurer sa prospérité.

Écrit par : Philippe | samedi, 05 avril 2014

Un drôle de démocratie en Flandre...
http://entreleslignes.be/entre-les-lignes/zooms-curieux/726-des-diamants-dans-un-mauvais-jeu-judiciaire-a-anvers.html

Écrit par : Philippe | jeudi, 03 avril 2014

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Pour les bilingues entre nous (sorry philippe), très intéressant débat entre De Wever et Magnette:

http://www.deredactie.be/cm/vrtnieuws/2.32804/MV_140403_MDW_Integraal

Écrit par : thomas | jeudi, 03 avril 2014

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Rien de bien neuf ! Mis à part des slogans il n'y a rien à la nva nieks nada niente nichts... Voir le bordel dans la gestion d'Anvers et des cpas !
Notre bartje fait pitié, il ne serait pas malade des fois ?

Écrit par : Philippe | vendredi, 04 avril 2014

"Notre bartje fait pitié, il ne serait pas malade des fois ?"

faux pas rire avec ça... les malades votent pour les malades, et c'est pas gage de santé pour les bien portants ;^((

Écrit par : uit't zuiltje | vendredi, 04 avril 2014

uit't zuiltje ... Personne ne me considère en "bonne santé"... Est-ce inquiétant ? ;-)

Écrit par : Philippe | samedi, 05 avril 2014

https://www.facebook.com/uglybelgianhouses

La réalité du terrain quotidien belge.
Reflets des "ambitions" très petite-bourgeoises, de l'état mental, radiographie de la psychologie du belgo moyen (électeur) à l'encéphalogramme plat, à la conception de soi et de sa dignité personnelle morte-née, ou dissoute ou inexistante.

Là-dessus, s'inscrivent des opportunistes cyniques qui vendent au troupeau illettré de soi-même, des "identités" qui n'existent pas.
De la prothèse en plastoc.
Nationalisme et maladie mentale vont de pair. Toujours.

Du leurre je fais mon beurre.

Chvoudrais bien et même si chpeux point, jel fai kan même, rien me m'arrête sur le chemin de l'illusion du moiaussi m'dame, jme vois grand et l'arnaque bancaire et les assurances ki balancent, le chaos architecturalo-urbain, ça ressemble à mon moi profond, donc chtrouv ça bien, j'accepte tout. Fier puiske toulmonde court après le sacré graaaaaal de la brique, chpoz pad questions, je suis paske je n suis pas, en fait.
Chcrois kil ne faut rien demander, c'est skon ma appris dans tout le pays. J'y crois, chcroi mêm ke cest kom ça dans le mon dentier.

Chu pas au courant vu ke mon cerveau na pas l'électricité à tous les étages.

Plat pays peuplé de sous-plats.
Et on voudrait qu'ils soient malins.... tout marche sauf l'excellence, l'intellectuel, le culturel, la dignité, la vie, la conscience de soi ... nous sommes bien au plat pays... pays des sous-plats au lieu des citoyens... ambition, élévation et transcendance, c'est pas ici, c'est ailleurs...

Écrit par : Démocrate | samedi, 05 avril 2014

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