jeudi, 10 juin 2010

De tous les peuples de la Gaule, de Standaard a les pires journalistes.

Heureux qu'ils étaient ! Enthousiastes ! Figurez-vous qu'un étudiant de Leiden (NL) a gagné un prix (rendez-vous compte : chez les «Kaaskoppen» !) pour avoir démontré que, quand Jules César écrivait «de tous les peuples de la Gaulle, les Belges sont les plus braves», il parlait en fait des Flamands (vous savez bien, les Éburons et les  les zébus carrés). A peine l'info arrivée sur les téléscripteurs, les journalistes du Standaard ne se sont plus sentis et ont, en pleine campagne électorale nationaliste s'il en est, jeté l'information en pâture aux électeurs potentiels : ce ne sont pas les Belges, les plus braves, bande d'ignares, mais bien évidemment les Flamands (normal : ils sont meilleurs, un point c'est tout) ! L'info est passée tout de suite sur Facebook, Twitter, comme toute info un peu importante, et la Flandre flamingante s'est crue au Nirvâna. Les lauriers de César, ça ne se refuse pas… Oui, mais voilà ! Ce matin, Het Nieuwsblad écrivait qu'en réalité, l'étudiant en question n'a jamais existé, et qu'il s'agissait d'une blague — une dépêche que Belga n'aurait pas vérifiée d'après Vers l'Avenir, qui s'étonne même que l'agence n'ait apparemment envoyé cette info qu'aux journaux flamands. D'où une étrange réaction au Standaard…


Car alors que Het Nieuwsblad s'amusait sainement en titrant : «le Flamand n'a été le Gaulois le plus brave que pendant une journée», le Standaard faisait effacer l'article de la veille, la page Facebook, et tous les commentaires qui allaient avec ! Etrange réaction, non ? Heureusement, Marcel Sel est là pour préserver les joyaux du journalisme flamingant. De Standaard avait donc écrit :

«Le Flamand Joren De Neve a gagné cette année le prix d'histoire pour sa thèse déposée à l'université hollandaise de Leiden. (…) De Neve, qui a été couronné pour (…) la 'réinterprétation sophistique' de la citation de Jules César (…) : 'Quand Jules César parle des courageux Belges dans son Commentarii de bello Gallico, il parle en fait de ceux des Belgæ qui ne se sont pas laissés affaiblir par le commerce et ont ont fait preuve d'un art de la guerre de grande valeur. De ce point de vue, les Ménapiens, les Nerviens et les Éburons, donc les Flamands de cette époque, peuvent à juste titre être appelés 'les Gaulois les plus braves', établit l'étudiant après une analyse approfondie du travail.»

Déjà, le terme «réinterprétation sophistique» aurait dû mettre le rédac'chef sur la voie. Mais bon. Ensuite, De Standaard n'a apparemment pas jugé utile de rappeler que, pour beaucoup, sinon pour la plupart des historiens, la phrase de Jules César disait surtout que les Belges étaient les plus rustres, les plus brutaux, parce qu'ils n'avaient pas été atteints par la civilisation. Et enfin, les commentaires, tous effacés, dépassaient de loin, intellectuellement, la relation des faits. J'ai pu en sauver quelques-uns aussi, à qui je rends justice :

Tom Van Lint : «Je pensais que les Ménapiens, les Nerviens et les Éburons habitaient bien ici, mais que ces Gaulois étaient en fait les ancêtres des Wallons. Les Flamands descendent plutôt des Francs qui ont passer le Rhin 400 ans plus tard, et ont pris le pouvoir. Ils étaient donc encore plus braves que les Belgæ. A l'époque, du moins. (…) Est-ce que je reçois aussi un prix pour ma thèse ?»

Non, Tom, je ne crois pas. mais en réponse à votre thèse, Steve Lozie, de Poperinge, est mieux placée, pleine de sagesse :

«… nous n'avons probablement pas grand chose de plus en commun avec les "anciens Belges" que le nom. Les Nerviens, les Éburons et les Ménapiens ont été massacrés à 90% par les troupes de César, en répression des soulèvements. Vers 400 habitaient ici des Gallo-Romains, un mélange de Gaulois survivants qui se sont assimilés aux Romains sédentarisés. Au milieu du 5e siècle, ils ont été en grande partie chassés par les Germans immigrants et le reste des Gallo-romains se sont assimilés au nouveau groupe de population… N'oublions-nous pas aussi les immigrations espagnoles et habsbourgeoises. Je doute que notre DNA ait grand chose en commun avec celui des Gaulois. La chance est en fait de moins de 1%.»

Plus amusant, ce Frank V., de Mortsel qui écrit : «heu… j'appelle tout de suite Bart De Wever… ;-)» Quant à Christophe Martens, de Renaix, il semble conscient des effets du nationalisme ambiant : «Ceci me fait sincèrement penser aux essais pseudo-historiques du 19e siècle dans lesquels on projetait la «patrie» dans le passé.» Mais oui, Christophe ! La Flandre se construit sa mythologie sous nos yeux, et De Standaard est l'un des artisans de cette construction. Se demander si la Flandre sera un jour indépendante n'a donc pas de sens : elle est déjà une patrie, et donc, devra bien, un jour, vivre sa vie.

Enfin, je ne voudrais pas clore ce sujet sans citer le commentaire (effacé) de Frieda D, de Diepenbeek : «Sans vouloir mettre en doute la recherche primée, je voudrais critiquer le titre franchement tendancieux que De Standaard a collé à cet article.»

Inderdaad, Frieda ! Evidemment, c'est sûr, quand le lendemain, on se rend compte que toute l'histoire était bidon, avoir triomphalement titré que les Flamands étaient les plus braves vous donne un peu l'air con. Alors, soit on est adepte d'un journaliste sincère, qui reconnaît ses erreurs et accepte de se remettre en cause, soit on efface tout, et on prie pour que personne ne s'en aperçoive. Et ce faisant, on avoue qu'on a été d'une légèreté toute subjective et d'une lourdeur toute flamingante.

(Glop : Het Nieuwsblad, Vers l'Avenir, Ben, Twitter, Google — pages en cache ; pas glop : De Standaard Online )

 

P.S. : j'avais d'abord titré : «De tous les peuples de la Gaule, les Flamands ont les pires journalistes.», que j'ai trouvé aussi mauvais, en fait, que le titre du Standaard, et injuste vu les réactions d'autres journaux flamands. Je l'ai donc remplacé. Errare marcellum est.

13:36 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (49) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

Commentaires

Magnifique! Faut dire que quand il s'agit de se la pêter, en Flandre, on est champion olympique.

Sur un autre sujet: Les Français massivement prêts à "adopter" les Belges francophones, selon un sondage mené pour France-Soir

Lire ici: http://www.francesoir.fr/europe/les-francais-massivement-prets-adopter-les-belges-francophones

Source: le blog de françoisquinqua: http://francoisquinqua.blog.lemonde.fr/2010/06/10/les-francais-sont-de-plus-en-plus-favorables-au-rattachement-de-la-wallonie-a-la-republique/#xtor=RSS-32280322

Écrit par : Jilou | jeudi, 10 juin 2010

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Honnetement quand j'ai vu Asterix et Obelix et ce titre racoleur j'ai cru que c'etait une blague du standaard....mais non pas du tout,ils se sont fait pieger (par qui??) et c'est encore plus comique...Cela demontre aglement que leurs journalistes quand l'on en vient au communautaire ne savent pas quoi editer pour faire tirer la cheminee...

C'est vraiment dommage que les commentaires ne soient plus la, parce qu'il y avait des torses bombes bien alignes en quantites...;-)))...

Trop comique!!

Écrit par : Ben | jeudi, 10 juin 2010

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Tout cela est idiot car si les Flamands d'aujourd'hui sont bien les descendants en grande majorité des tribus celtes de l'époque romaine (il n'y a pas vraiment eu de mouvements de population), il n'en reste pas moins que les cités romaines de l'époque, qui traduisaient la situation ethnique, transcendaient la division moderne entre pays roman et pays germanique. D'ailleurs, les diocèses anciens étaient héritiers de cette situation. De toute façon, assimiler les Ménapiens n'est possible qu'avec la population proprement flamande, à savoir les Flamands de France et les habitants de deux provinces flamandes. Le Brabant relève d'une autre histoire. Et que dire des anciens pays de la Principauté de Liège ?

http://www.amisdesgeants.org/images/histoire/lingui/belgik-HST-map.gif

http://home.nordnet.fr/~rgombert/Meteren/HistoireGeoMeteren/PhotosHistoireGeo/image007.gif

Maintenir pour dire vrai, on ne peut pas nier l'existence d'un type physique "flamand", reconnaissable aisément (le type "gueule de cheval" à la Brel). La comparaison effectuée par ce site est sans appel :

http://anthroeurope.blogspot.com/search/label/Belgium%20%3A%20Flanders
http://anthroeurope.blogspot.com/search/label/Belgium%20%3A%20Wallonia

Écrit par : Outre-Quiévrain | jeudi, 10 juin 2010

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Cocasse :-) ! Et décevant de la part du Standaard

Écrit par : Kwaïce | jeudi, 10 juin 2010

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Cela me rappelle qu'à l'issue des derniers Jeux Olympiques où le bilan de la délégation belge avait été assez piteux, le ministre flamand des Sports, à l'époque Bert Anciaux, avait pourtant déclaré que si la Flandre avait pu envoyer sa propre délégation, le bilan eût sans doute été meilleur!

Écrit par : francolâtre | jeudi, 10 juin 2010

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Ca me rapelle aussi, le bon temps de De diker a la tete de l'equipe nationale de judo, et des deboires de cette pauvre Liegeoise dont je ne me rapelle plus le nom...pffff...quelle mentalite.

Écrit par : Ben | jeudi, 10 juin 2010

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@ Rudy


Artikel niet gevonden.

Écrit par : yakari | jeudi, 10 juin 2010

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MARCEL,

Il faut absolument envoyer votre article à Béatrice Delvaux, rédactrice en chef du journal "Le Soir" et qui se fend régulièrement d'articles rédigés avec son collègue du Standaard.
Il semble selon eux que tout soit pour le mieux dans le meilleur des mondes en Belgique et que ces querelles ne sont que des incompréhensions.
Je suis sûr que la belle Béatrice sera heureuse de connaître cette information.

Soit dit en passant que éthymologiquement, le mot "bravus" latin ne signifie pas nécessairement brave, courageux. Bravus veut dire en fait rustre, frustre,.... il faut croire que les braves Eburons n'étaient pas très intelligents. La langue wallonne a récupéré un peu cette signification: se faire traiter de brave n'est pas très élogieux dans les campagnes de Wallonie.

Tout compte fait, je pense que le Standaard a raison. De tous les peuples de belgique, les Flamands sont les plus braves.....
OK, je sors.

Écrit par : Pierre | jeudi, 10 juin 2010

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Si c'est pas trop vous demander, quelqu'un pourrait-il me traduire ce message de Lukas de Vos de la VRT à Jean Quatremer sur son blog ?

Il écrit à son "ami" donc il doit faire un effort.

Et puis son introduction en français attire mon intérêt :

[je te prouverai que tu t'as laissé influencer par un lobby belgiciste qui n'utilise que des arguments nostalgiques et point réalistes.]

Penser que je pourrais lire un Flamand capable de sortir des arguments différents, privilégiant le réalisme sur la nostalgie, m'excite au plus haut point ! Depuis le temps que j'aimerais lire un message un peu sincère d'un Flamand et sortant des arguments bateaux !

Voici son message :

Jean, ik weet dat het moeilijk afstand te doen is van de idées reçues, in het bijzonder als ze een vaste waarde zijn in het Franse discours over identiteit, invloed, geschiedenisinterpratetie ("Nos ancêtres, les Gaulois), en vooral het minderhedenbeleid. In de Franse grondwet stata uitdrukkelijk dat de taal van het land het Frans is. Nou moe. De Basken, Occitanen, Bretoenen, Elzassers, Vlamingen en anderen hadden dat maar te slikken. Want het uitgangspunt is dat van de 18e eeuw: de geboorte van de nation-état. Een betrekkelijk begrip, met tijdelijke waarde. Je hoeft geen aanhanger te zijn van een Europa van Regio's om te begrijpen dat dit oer-Franse centralisme niet beantwoordt aan de verzuchtingen van nogal wat minderheden - die men soms graag verdedigt, als het niet in het eigen vlees snijdt, de Roma bv., of de Sorben. Maar respekt opbrengen voor andermans visie is andere koek.

Respekt kan in België op twee manieren gebeuren (in Frankrijk ook overigens): voor de afbakening van het grondgebied (dat zijn de grondwettelijke regels van 1963) of voor de individuele vrijheden. Niemand wil die regels betwisten. Ik herinner met dat een fransdolle (vergeef me het woord) drukkingsgroep in Brussel in de jaren zestig de "liberté du père de famille" opeiste, om toch maar geen talentelling toe te staan in Brussel en iedereen te laten verfransen (wat ook de bedoeling was van de oprichting van de Belgische staat in 1830). Nu dat niet langer opgaat (ook de Franstligen hebben gekozen voor het territorialiteitsbeginsel, zoals je zelf goed begrepen hebt), lanceert een racistische partij als het FDF (dat veel verder gaat dan het Vlaams Belang) de eis om opnieuw de individuele rechten te laten voorgaan op de gebiedsafbakening. Voor mij niet gelaten, maar dan mag Vlaanderen (dat met de Nerderlanders hele stukken Wallonië heeft opgekocht) dezelfde rechten eisen én krijgen. Jammer, maar straks vernederlandst dan een flink stuk van de Ardennen, van Waals-Brabant, van Henegouwen.

Je zult me zeggen: maar Brussel dan ? Brussel is erger dan "een wrat", het is een aanwas, een kunstmatig geschapen kankergezwel. Brussel is een blaas, een luchtbel zoals de banken tijdens de spekulatieglf van 2008. Waarom moet Brussel als "gewest" blijven bestaan ? Om de privileges van de eurokraten te bestendigen ? Of om een kaste (een ander woord bestaat er niet voor) te laten gedijen in zijn dédain voor al wat "uit de provincie" komt ? Dat die Frans spreekt is historisch toeval . Toeval, nou ja, een gevolg van het Franse imperialisme door de eeuwen heen. En wij hebben de tegenslag aan de Franse grens te ligegn. Tja. Het is de grote socialist Tobback die eindelijk inziet dat ook maarschalk Foch een massamoordenaar was, en dus de naam van een plein onwaardig in Leuven.

Nogmaals, Jean, leer Nederlands. Bekijk het Nederlandstalige nieuws (ik zeg niet: Vlaams, want dan moet ik ook over le parisien praten, en l'occitan, en alle andere schabouwelijke dialekten die ook Frankrijk rijk is). Dan zul je merken dat ekstremisme, kollaboratie, onderwijs, identiteit op dezelfde zelfkritische manier worden benaderd als in deAssermblée in Parijs - en met minder zelfbewieroking, mag ik aannemen.

De vrees voor een afscheiding van Vlaanderen is niet meer dan fluiten in het donker. Het is de vrees om uit de afhankelijkheid te moeten komen, van sommige Franstalige kringen, en van sommige Brusselse kongsi's (die intussen het land hebben uitverkocht, aan Frankrijk - suez, de generale, ...-, aan de Noord-Amerikanen - bombardier, swift, ... -, aan andere kapitaalkrachtige buurlanden, Brazilianen of Chinezen). Het zal niet Vlaanderen zijn dat zich afscheidt: het zal België zijn dat, om het in de woorden van Karel De Gucht te zeggen, "verwasemt".

Natuurlijk hebben wij onze eigen verwerpelijke partijen en drukkingsgroepen. Natuurlijk hebben buitenlanders het recht hun wenkbrauwen hoog op te trekken oevr de soms surrealistische behandeling van inwijkelingen. Alleen. Jij verwacht blijkbaar dat het normaal is in Mol of Veldwezelt Frans te kunnen spreken en op je wenken bediend te worden; in het Engels het hele land door te reizen; in het Duits zaken te kunnen doen. En natuurlijk willen wij ons best doen. Omgekeerd mag ook.

Stop dus met de hetze van belgicistische kringen na te praten. Wie verdedigen ze ? De Coburg-dynastie (met al haar aandelen en boten en kolonisatiegeschiedenis en kwezelarij en minachting voor de gewone man ?). De bankiers ? De nieuwe adel ? De managerskaste ? In geen geval de arbeider, de werkmens, de dompelaar, de volksmens.

Het is nogal vreemd je te zien schrijven dat "40 % van de bevolking zich niet kan uitspreken over de keuze van de eerste minister" ? Wat voor nonsens is dat nu ? Er wordt tussen partijen onderhandeld, en daar valt de beslissing over een premier. Of moet Vlaanderen nu klagen dat ze hun numerieke meerderheid bewust hebben opgegeven in de regering en in de besluitvorming ? Het is Cyprus niet. Nog minder begrijpelijk vind ik je vanzelfsprekendheid dat Europa uit "staten" moet bestaan. Het is niet "België" dat zichzelf tot staat heeft uitgeroepen. Het zijn de Britten die een bufferstaat tegen Frankrijk wilden. Wij waren al best blij, sinds de Middeleeuwen, met onze gemeentelijke zelfstandigheid en keuren. Toegegeven, nogal wat Franse koningen waren daar weinig mee ingenomen.

Wat me nu stoort, Jean, is je gebrek aan historische relativering. En dat bewijst dat Europa inderdaad bevreesd moet zijn voor een Directoire van grote landen. En dat er een partij als NVA mogelijk streeft naar meer federalisering (of confederalisme), dat is pas demokratie. Ten slotte heeft niemand ooit geknord om het uiteenvallen van de Balkan in staatjes, of om de scheiding van Tsjechië en Slowakije, of, omgekeerd, de hereniging van West- en Oost-Duitsland. Ook Frankrijk heeft de eeuwigheid niet (hooguit een paar eeuwen opgelegde eenheid).

Als er één "nationalisme" anti-Europees is, dan is het dat van Brussel zelf - Nederland verspreidt zijn bevoegdheden over het land, Frankrijk daarentegen houdt stug vast aan zijn "nationale symbolen", zoals Straatsburg als EP-zetel, of zijn "force de frappe". Komaan, Jean, laat je niet kennen als een enggeestig, geborneerd europrofiteur. Doe gewoon, klap met ons, en hou vast aan de libertijnse gedachten die Frankrijk ons wél gegeven heeft. Van mij mag de NAVO best naar Bonn vertrekken. Van mij mag Estland rustig zijn Russische minderheid taaleisen opleggen. Van mij mag Sarkozy de boerka verbieden. Interne regels hebben altijd hun zin en achtergrond. Moei je daar niet mee, als ze de demokratie niet in gevaar brengen. Ik zie niet in waarom een eurokraat (of hij nu Frans, Engels, Hongaars of Wagadoegoes spreekt) zich niet zou moeten aanpassen aan de ambtenarij van het "land" waar hij/zij verblijft. Wij doen het bij jullie. Doe hetzelfde bij ons.

Avec toute mon amitié,

Lukas De Vos
VRT

Écrit par : duong | jeudi, 10 juin 2010

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Il ne faut pas oublier que Jules César écrivit le récit de la Guerre des Gaules dans un but d'autopromotion. Il n'entrait pas dans ses intentions de rédiger une sorte de Guide Michelin des peuples conquis. Le seul héros de son récit, c'est JC himself. Et son commentaire sur les 'Belgae' ('Horum omnium fortissimi sunt Belgae') doit être replacé dans le contexte de son paragraphe sur les tribus gauloises:

« Toute la Gaule est divisée en trois parties, dont l'une est habitée par les Belges, l'autre par les Aquitains, la troisième par ceux qui, dans leur langue, se nomment Celtes, et dans la nôtre, Gaulois. Ces nations diffèrent entre elles par le langage, les institutions et les lois. Les Gaulois sont séparés des Aquitains par la Garonne, des Belges par la Marne et la Seine. Les Belges sont les plus braves de tous ces peuples, parce qu'ils restent tout à fait étrangers à la politesse et à la civilisation de la province romaine, et que les marchands, allant rarement chez eux, ne leur portent point ce qui contribue à énerver le courage : d'ailleurs, voisins des Germains qui habitent au-delà du Rhin, ils sont continuellement en guerre avec eux. »

En bref, les 'Belgae' étaient des brutes et des sauvages, et par conséquent le mérite de César de les avoir subjugués n'en est que plus grand.

A noter aussi que César s'est appuyé à plusieurs reprises sur les rivalités entre tribus gauloises pour assoir la domination de Rome en suscitant des trahisons multiples. Point de courage ni de sentiment patriotique 'national' ici, et ceux qui, à l'instar des hyper-romantiques du XIXe siècle, tirent fierté des commentaires de Jules César sont des ignares incultes et naïfs, lecteurs du Standaart ou pas.

Écrit par : JPBWEB | jeudi, 10 juin 2010

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@Pierre

Bravus bevindt zich niet in Lewis & Short en is dus waarschijnlijk middeleeuws latijn. Caesar gebruikte het woord niet maar zei wel horum omnium fortissimi sunt Belgae.

Écrit par : Lieven | jeudi, 10 juin 2010

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Quand des journalistes flamands expressent leur sentiment profond comme celui-ci au dessus ou bien le redac chef du standaard hier sur le soir.be, je ne suis plus du tout etonne que les flamands soient embrigades dans leur mauvais trip...

Bon voyage chers amis vers le pays magique et merveilleux de Bartje...;-))...

Écrit par : Ben | jeudi, 10 juin 2010

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@Ben : tu peux pas me faire un résumé rapide, il y a des différences avec les commentaires habituels ?

Écrit par : duong | jeudi, 10 juin 2010

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@ duong,

je suis tout simplement victime du bourrage de crane de la presse francophone, plus on se rapproche de l'echeance et plus la presse leve de gros lievres,les asseseurs qui vont valider les votes franco pour la NVA, les 16 milliards de salaires payes a la flandre, le coup des menapiens....;-)))...

Et puis surtout, pour moi c'est demain le grand jour, 200 kms pour aller voter a l'ambassade, avec mon epouse et le plus vieux de mes fils...je suis chaud comme une baraque a frites...

Allez rappelez moi le nom de ces 3 bourgemestres de la peripherie...demain je vote pour eux...


No pasaran

...;-)))...

Écrit par : Ben | jeudi, 10 juin 2010

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@Ben et tous : pas la peine de me faire une traduction : un ami de JEan Quatremer l'a faite :

"Jean, je sais que tu a du mal à prendre tes distances d'idées reçues, en particulier quand elles sont une valeur sûre dans le discours français sur l'identité, l'influence, l'interprétation de l'histoire ("Nos ancêtres, les Gaulois), et surtout la politique envers les minorités. Dans la Constitution française il est écrit expressément que la langue du pays est le français. Les Basques, Occitans, Bretons, Alsaciens, Flamands et autres n’avaient qu’a avaler cela. Parce que c’est le point de départ du 18e siècle : la naissance de la «nation-état» (efdlt). Un concept relatif, avec une valeur temporaire. Tu n’as pas besoin d’être partisan d’une EUrope des régions pour comprendre que ce centralisme originel français ne répond pas aux aspirations de pas mal de minorités, qu’on défend quelquefois avec plaisir, tant qu’on ne doit pas «couper dans sa propre viande», les Roms par exemples, ou les Sorbes (Serbes ? ndt). Mais montrer du respect pour la vision d’autrui, ça, c’est autre chose. Le respect est possible en Belgique de deux façons. (en France aussi, du reste): on peut respecter le territoire (ce sont les règles constitutionnelles de 1963) ou bien respecter les libertés individuelles. Personne ne veut mettre ces règles en cause. Je me souviens qu’un groupe de pression francolâtre (excuse-moi le mot) à Bruxelles a exigé dans les années soixante la «liberté du père de famille» (EFDLT) pour ne pas accepter le recensement linguistique à Bruxelles et laisser chacun se faire franciser (ce qui était aussi l’objectif de l’établissement de l’État belge en 1830). A présent que cela ne fonctionne plus (les Francophones ont aussi choisi le principe de territorialité, comme tu l’as toi-même bien compris), un parti raciste comme le FDF (qui va bien plus loin que le Vlaams Belang) lance l’exigence de redonner la priorité aux droits individuels au détriment de la délimitation des territoires. Pour moi, c’est d’accord, mais alors, la Flandre (qui a acheté des pans entiers de la Wallonie avec les Hollandais) peut exiger et obtenir les mêmes droits. Dommage, mais tout à l’heure, un bon morceau des Ardennes, du Brabant wallon, du Hainaut se flamandisera. Tu me diras : «et Bruxelles, alors ?» Bruxelles est pire qu‘«une verrue». C’est une excroissance, une tumeur créée artificiellement. Bruxelles est un furoncle (une ampoule), une bulle comme les banques au moment de la vague spéculatieve en 2008. Pourquoi Bruxelles devrait-elle continuer à exister en tant que «région» ? Pour entériner les privilèges des eurocrates ? Ou pour laisser une caste (il n’y a pas d’autre mot) se pavaner dans son dédain de tout ce qui «vient de la province» ? Que celle-ci parle français est un pur hasard de l’histoire. Un hasard, ou plutôt la conséquence de l’impérialisme français à travers les siècles. Et nous avons le malheur d’être situés à la frontière française. Mouais. C’est le grand socialiste (Louis) Tobback qui comprend enfin que le maréchal Foch était aussi un assassin de masse, et ne méritait donc pas que son nom figurât sur une place de Louvain. Une fois encore, Jean, apprends le néerlandais. Regarde les informations en néerlandais.(je ne dis pas : «flamand», parce qu’alors, je dois aussi apprendre à parler «le parisien» (efdlt) et l’occitan, et tous les autres dialectes qui font la richesse de la France). Tu remarqueras alors que l’extrémisme, la collaboration, l’enseignement, l’identité sont traités de la même façon autocritique qu’à l’Assemblée à Paris, et avec moins d’autosatisfacion, je dois le dire (ndt : je ne suis pas sûr que c’est ce qu’il a voulu exprimer). La peur d’un départ de la Flandre n’est rien d’autre qu’un sifflement dans l’obscurité. C’est la peur de certains cercles francophones et de quelques «kongsi’s» bruxellois (qui ont entre temps liquidé le pays au profit de la France - Suez, la Générale…, aux Nord-Américains - Bombardier, Swift,. à d’autres voisins fortunés, aux Brésiliens ou aux Chinois) de dire au-revoir à la dépendance. Ce ne sera pas la Flandre qui s’en ira : ce sera la Belgique qui, pour le dire avec les mots de Karel De Gucht te zeggen, s’évaporer.

Evidemment, nous avons nos propres partis et groupes de pression blâmables. Evidemment, les étrangers ont le droit de lever les sourcils bien haut sur le traitement parfois surréaliste d’immigrants. Mais. Tu attends apparemment qu’on trouve normal que tu puisses parles français à Mol ou à Veldwezelt et y être servi en français ;; de pouvoir voyager dans tout le pays en anglais ; de pouvoir faire des affaires en allemant. Et évidemment, nous voulons faire de notre mieux. L’inverse peut être vrai aussi. Arrête donc de reprendre à ton compte cette campagne de dénigrement de cercles belgicistes. Qui défendent-ils ? La dynastie Cobourg (avec toutes ses actions, et bateaux, et son histoire de colonisation et fricotage et mépris pour l’homme de la rue)? Les banquiers ? La nouvelle noblesse ? La caste des managers ? En aucun cas le travailleur, l’ouvrier, le plongeur, l’homme du peuple. C’est plutôt étonnant de te voir écrire que «40% de la population ne peut s’exprimer sur le choix du premier ministre» ? Quel non-sens que cela ? Les partis négocient entre eux, et de là découle une décision sur un premier ministre. Ou veux-tu que la Flandre se plaigne d’avoir abandonné sciemment sa majorité numérique dans le gouvernement ou le pouvoir ? Ce n’est pas Chypres. Je trouve encore moins compréhensible que tu trouves évident que l’Europe doivent être constituée d’«États». Ce n’est pas la «Belgique» qui s’est conçue en tant que nation, ce sont les Anglais qui voulaient un État-tampon contre la France. Nous étions déjà contents, depuis le Moyen-âge, de notre indépendance et de nos acquits communaux (attribués, je l’admets, par plusieurs rois français) Ce qui m’embête à présent, Jean, c’est ton manque de relativisme historique. Et cela prouve que l’Europe doit se méfier d’un Directoire de grands pays. Et qu’un parti comme la NVA puisse penche vers plus de fédéralisme (ou confédéralisme), c’est ça, la démocratie ! Enfin, personne ne s’est offusqué du délitement des Balkans en petits états ou du divorce de la Tchéquie et de la Slovaquie ni, à l’inverse, de la réunification de l’Allemagne de l’Est ou de l’Ouest. Même la France n’est pas d’éternité (tout au plus quelques siècles d’unité forcée). S’il y a un "nationalisme" anti-européen, alors, c’est celui de Bruxelles elle-même — la Hollande répartit ses compétences sur tout le pays, la France, au contraire se cramponne à ses «symboles nationaux, comme Strasbourg comme siège du PE, ou sa «force de frappe». Allez, dis, Jean, ne deviens pas un europrofiteur borné. Sois toi-même, applaudit avec nous, et tiens-toi aux idées libertines (libertaires?) que la France nous a effectivement transmises. Pour moi, l’OTAN peut bien partir à Bonn. Pour moi, l’Estonie peut bien imposer des requis linguistiques à sa minorité russe. Pour moi, Sarkozy peut interdire la Burka. Les règles internes ont toujours leur sens et leur fond. Ne t’en occupe pas, dès lors qu’ils ne mettent pas la démocratie en danger. Je ne vois pas pourquoi un eurocrate (qu’il parle français, anglais, hongrois ou Ouagadouguien) ne devrait pas s’adapter au fonctionnariat du «pays» ou il/elle réside. On le fait chez vous. Faites la même chose chez nous".

Écrit par : duong | jeudi, 10 juin 2010

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Bof, rien de bien neuf, donc. Et la NVA c’est bien. Beaucoup de confiture sur une bien triste tartine...

Écrit par : JPBWEB | jeudi, 10 juin 2010

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Suis déçu également, j'espérais une réponse de qualité, mais là ("FDF parti raciste" etc), on touche le fond.

Écrit par : Jilou | jeudi, 10 juin 2010

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Après avoir lu Les "pensées" de Mr de Vos en V.O. je m'étais dit que mon Neerlandais faiblissait, mais je vois maintenant que non, c'est tout aussi confus en V.F...

Écrit par : Xarta | jeudi, 10 juin 2010

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Quelqu'un comprend-il quelque chose à ça ? :

[A présent que cela ne fonctionne plus (les Francophones ont aussi choisi le principe de territorialité, comme tu l’as toi-même bien compris), un parti raciste comme le FDF (qui va bien plus loin que le Vlaams Belang) lance l’exigence de redonner la priorité aux droits individuels au détriment de la délimitation des territoires. Pour moi, c’est d’accord, mais alors, la Flandre (qui a acheté des pans entiers de la Wallonie avec les Hollandais) peut exiger et obtenir les mêmes droits. Dommage, mais tout à l’heure, un bon morceau des Ardennes, du Brabant wallon, du Hainaut se flamandisera. ]

Sinon, je suis frappé par la haine de Bruxelles et des élites bruxelloises (y compris européennes apparemment), c'est incroyable !

Et tout ça venant d'un journaliste de la VRT s'exprimant sur un blog public français !? (en plus, parlant en néerlandais à Quatremer dont il prétend être l'ami mais en même temps disant qu'il doit apprendre le néerlandais ??)

Écrit par : duong | jeudi, 10 juin 2010

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@ Duong : "Penser que je pourrais lire un Flamand capable de sortir des arguments différents, privilégiant le réalisme sur la nostalgie, m'excite au plus haut point ! Depuis le temps que j'aimerais lire un message un peu sincère d'un Flamand et sortant des arguments bateaux !"

C'est raté : same player shoot again....

Traduire ce long texte n'en vaut pas la peine : ce n'est qu'un longue diatribe flamingante n'ayant pour but que de distiller du venin sur tout ce qui est français/francophone.

L'Etat unitaire français opprime ses minorités régionales, le FDF est un parti raciste qui va plus loin que le Vlaams Belang, il est tout à fait faux d'énoncer que 40% de la population n'a pas le droit de choisir son Premier Ministre, puisque ce choix résulte d'une négociation à laquelle participent les partis francophones, blablabla.

Ce qui est en même temps choquant et symptomatique, c'est l'usage du néerlandais sur le blog d'un journaliste français.
Pour un tenant d'une idéologie où le respect de la langue est brandi à bout de bras comme un crucifix, c'est assez gonflé.
Poussez un Flamingant dans les cordes sur un forum francophone, et vous pouvez être sûr de recevoir une réponse en NL. Ils brandissent leur langue comme un étendard pour repousser les "anderstaligen" (gens d'autre langue), un peu comme on brandirait une gousse d'ail devant un vampire.
C'est l'arme ultime pour confondre le vilain francophone unilingue. Evidemment, ça tombe un peu à plat quand on leur répond dans leur langue ;-)
A la place de Jean 4mer, je ferais traduire ostensiblement ce texte écrit dans une langue régionale dans plusieurs langues internationales (espagnol, français, anglais, russe, chinois ...) pour que les lecteurs européens de son blog puissent en profiter!

Je peux peut-être vivre dans le même pays qu'un ISA412, mais ce Lukas De Vos, non! Le problème, c'est : il y a combien de Lukas De Vos pour une Isa412?

Je préfère ne pas prendre le risque, et répondre positivement aux 66% de Français!

Écrit par : Pazunbrin | jeudi, 10 juin 2010

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@ Pazumbrin : j'ai mis la traduction ci-dessus, faite par un ami de Quatremer, et que celui-ci a mise sur son blog (en français seulement ;-))

[Ce qui est en même temps choquant et symptomatique, c'est l'usage du néerlandais sur le blog d'un journaliste français.]

oui c'est ce que je disais : ce qui est encore plus surprenant c'est que ce soit pour écrire à celui qu'il présente comem un ami (il finit en français par "toutes mes amitiés") et il lui demande d'apprendre le néerlandais, ce qui semble vouloir dire que Quatremer ne parle pas néerlandais (il me semblait bien effecivement qu'il ne le parlait pas ...).

Difficile à comprendre ?? sauf peut-être parce qu'il ne voulait pas que ça soit compris par les lecteurs du blog ?
ou alors pour mieux mettre Quatremer devant son absence de connaissance "honteuse" du néerlandais comme vous le dites ? Vraiment bizarre ...

Pour moi c'est encore raté, encore déçu, comme vous le dites, et comme l'a dit Jilou.

Écrit par : duong | jeudi, 10 juin 2010

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c'est dommage que J4M ne lui réponde pas

Écrit par : yakari | jeudi, 10 juin 2010

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Tiens pourquoi les flamands traitent ils le FDF de pire que le vlaams belang? Ils se basent sur quoi? Qu'est ce qui leur permet de diaboliser Maingain et son parti?

Écrit par : yakari | vendredi, 11 juin 2010

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@ pazunbrin,

La difference entre isa 412 et Luka de vos , c'est que l'ami Lukas est journaliste sur la chaine publique flamande, et exprimer son soutien pour un parti politique quand on est journaliste mais donne des frissons dans le dos...

Écrit par : Ben | vendredi, 11 juin 2010

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@Ben : si ça n'était qu'exprimer son soutien à un parti politique flamand ... mais les propos font froid dans le dos de manière générale, notamment ceux sur Bruxelles, ou effectivement dire que le FDF est pire que le Vlaams Belang ... mais qui est effectivement apparemment un propos assez courant en Flandre.

Bof déprimant ...

Sur Bruxelles je suis quand même toujours frappé à quel point les Belges détestent leur capitale, surtout les Flamands mais même les francophones : hier je lisais les commentaires dans la Libre Belgique sur un article sur un sondage sur les Français et le "rattachisme", et il y avait aussi pas mal de commentaires de Wallons sur Bruxelles qui étaient assez terribles.

Je ne vois pas comment les Belges peuvent espérer progresser en détestant à ce point celle qui est quand même de loin leur plus grande ville et le siège d'institutions internationales extrêmement importantes ... on dirait que l'avenir des Belges se construit contre Bruxelles, c'est assez terrifiant ...

Écrit par : duong | vendredi, 11 juin 2010

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@duong,

Il faut aussi se dire que les personnes alimentant les forums sont, si pas les plus activistes, au moins les plus intéressées par la question. Certainement aussi les plus "radicales". Les autres n'attribuant que peu d'importance à cette question n'ont que faire des forums online. Ce qui explique peut-être (en partie seulement) ce que vous avez lu et votre sentiment.
Moi, j'ai le sentiment que cette haine de Bruxelles est plus caractéristique de la Flandre que de la Wallonie. Mais je ne me base sur rien pour le prétendre, c'est juste un sentiment.

Écrit par : Florent | vendredi, 11 juin 2010

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@Florent : en dehors des propos directs des gens sur les forums, j'ai déjà lu des gens qui expliquaient que les Wallons en général n'aimaient pas Bruxelles.

Et puis le fait que Namur ait été choisie comme capitale de la Wallonie, et qu'il me semble que les réformes des institutions belges ont régulièrement négligé ou sacrifié Bruxelles me semble quand même indicatif.

C'est assez surprenant de négliger à ce point la ville qui est quand même un poumon économique et une vitrine fondamentale pour la Belgique vis-à-vis de l'étranger.

Et avec le fossé qui se creuse entre les deux communautés et les probs qui pourraient survenir, ça risque d'être encore pire ... je suis très pessimiste concernant cette ville.

Écrit par : duong | vendredi, 11 juin 2010

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En ce qui concerne le choix de Namur comme capitale de la Wallonie, il se trouve simplement que le choix ne pouvait se porter sur Bxl puisque Bxl n'est pas en Wallonie et est l'une des trois Régions du Royaume. Les Flamands n'en ont eu cure et l'ont élue capitale de la Flandre, ce qui reste insensé.

La capitale de la Communauté Française est bien Bruxelles, duong.

Écrit par : Florent | vendredi, 11 juin 2010

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@Florent : oui j'ai lu ça, tout ça est assez compliqué lol

Mais j'ai lu Thiry dans le Soir qui termine toute son analyse sur l'évolution future de la Belgique par un appel à ce que les Wallons fassent de Bruxelles leur capitale, comme quoi ça a de l'importance ...

Écrit par : duong | vendredi, 11 juin 2010

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Ca serait tout aussi condamnable que le choix de Bxl comme capitale par la Flandre. Il faut rester honnête, on ne peut accepter d'une Région ce que l'on condamne d'une autre.

Écrit par : Florent | vendredi, 11 juin 2010

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Les Wallons n'ont aucune raison d'aimer une ville qui les a belgicisés au point d'en faire de pauvres créatures alertes à la moindre affirmation de velléité flamande, inversant une relation millénaire qui voulait que les populations romanes soient profondément désintéressées du sort du plat pays, voire hautaines. Bruxelles a franchement émasculé les Wallons, qui jusque dans les années 70 étaient très politisés, très fiers de leur histoire, et au fond, irrémédiablement français, ce que les fransquillons de Bruxelles ne pouvaient accepter.

Alors, on a fait des Wallons des Belges. On leur a fait chanter Brel, on leur a fait croire qu'Anvers et Gand, c'était la maison, quand eux regardaient Reims ou Charleville-Mézières. Les Flamands peuvent se plaindre mais l'acculturation des Wallons est autrement plus forte que celle que la Flandre a subie. Via Bruxelles et sa culture flamande exprimée en français, on a flamandisé la Wallonie.

Écrit par : Outre-Quiévrain | vendredi, 11 juin 2010

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@Florent : non, la capitale de la Communauté française n'est pas Bruxelles parce que les communautés n'ont pas le droit constitutionnellement à une capitale (2 avis du conseil d'état empêchaient la Communauté flamande de prendre Bruxelles pour capitale) Bruxelles est le SIEGE et uniquement le siège de la Communauté flamande et de la Communauté française.
Bruxelles n'est pas la capitale de la Région flamande. Celle-ci utilise le SIEGE de la Communauté flamande qui agit en son nom. La Flandre n'a donc pas de capitale.

Enfin, quand on faisait notre service militaire, les Bruxellois se faisaient traiter de "dik'nek" et de "brus-léér" par les Wallons. J'ai entendu que les Parigots faisaient l'objet de la même attitude en France. Au bout de quelques semaines, on était cependant les meilleurs amis du monde. Et vous savez pourquoi les soldats wallons n'aimaient pas les soldats flamands  ? parce que c'étaient eux qui géraient la cantine, et que tout était imbouffable (du lait en morceau, vous avez déjà vu ça ? Cuire du steak dans de l'eau ? etc.) A la sortie, il y avait un carnet où les caporaux écrivaient leur appréciation du jour. Les néerlandophones écrivaient "uitstekend", "lekker", "zeer lekker", etc. Les Francophones "imbouffable", "dégueulasse", "remplacez le chef", etc. Des exigences gastronimiques différentes ? Peut-être un idée différente de la discipline ? Les uns veulent respecter le travail accompli, même s'il est innommable, les autres disent ce qu'ils pensent ? C'est une possibilité, mais en tout cas, c'est à l'armée que j'ai découvert que les Bruxellois (même flamands : il y avait un bilingue plutôt NL avec nous) avaient plus en commun avec les Wallons qu'avec les Flamands. Et la raison pour laquelle les Wallons en voulaient aux Flamands : ils pensaient que, de un, c'était à cause des chefs flamands qu'on mangeait mal (mais il y a aussi des mauvais chefs wallons, évidemment) et surtout, ils étaient persuadés que si les Flamands avaient meileurs goût ou étaient moins dociles, les cuisiniers feraient un effort. Les Flamands, eux, pensaient que les Wallons écrivaient des crasses sur le carnet uniquement pour vexer les Flamands. Ce qui aurait pu casser le malentendu ? Qu'on fasse des manœuvres ensemble, qu'on ait des matchs de foot Wallons avec ou contre flamands. Qu'on se croise ailleurs que par hasard dans des restaus allemands d'une petite ville plutôt hostile. Mais ça, c'était impossible : les bataillons étaient séparés par un véritable mur institutionnel.

Depuis, il est vrai que les bons restaus sont de plus en plus souvent en Flandre. A méditer, donc.

Écrit par : Marcel Sel | vendredi, 11 juin 2010

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http://www.deredactie.be/cm/vrtnieuws/mediatheek/Verkiezingen%2B2010/2.10776/1.797856

Écrit par : wanda (iq moins de 50) | vendredi, 11 juin 2010

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@ Marcel
Sans aucun soupçon communautaire, mais étant bruxelloise néerlandophone je ne me sens pas du tout proche d'un Wallon, ayant été pendant dix ans à la frontière a Cul-des-sarts ou Couvin je peux vous dire qu'ils y a des chouettes gens comme partout mais je ne trouve absolument rien de commun ni culturellement ni autre..
Ma culture est bien flamande. (eh oui on en a une ;))

Écrit par : isa412 | vendredi, 11 juin 2010

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Quant à moi, bizarrement, bruxellois francophone, j'ai ce sentiment étonnant que je suis plus proche d'un anversois (par exemple) que d'un wallon. Mais à quoi est-ce donc dû ? I have no clue !

Écrit par : Florent | vendredi, 11 juin 2010

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Il est évident que les Brusselois n'ont pas grand chose en commun avec les Wallons. Les flamingants sont trop bêtes pour ne pas comprendre qu'une même culture peut s'exprimer en plusieurs modalités linguistiques. La culture brusseloise, exprimée en français, n'en reste pas moins constitutive de la civilisation urbaine néerlandaise au sens large. C'est une culture complètement étrangère à la culture traditionnelle wallonne, anciennement rurale et forestière (il n'y a pas de grande ville en Wallonie hormis Liège), à date moderne plutôt ouvriériste, cette culture wallonne étant tout entière constitutive de la culture française, disons plus précisément oïlique. La capitale de la Wallonie, c'est Reims (étant entendu que le Hainaut n'est pas wallon mais picard).

Écrit par : Outre-Quiévrain | vendredi, 11 juin 2010

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@marcel Sel,
Marcel, vous êtes désarmant. Vos souvenirs de l’armée sonnent très juste (j’en ai de pareils), et vous posez un diagnostic exact, mais vous en tirez tout de suite une conclusion qui me parait erronée.

Vous êtes tellement attaché à l’idée consensuelle que tout le monde devrait s’entendre si seulement on se donnait la peine de se connaître. Si tous les gars du monde, etc. Moi qui suis plus prosaïque, je vous affirme que si dans votre garnison les diverses tribus belges s’étaient plus fréquentées, elles seraient arrivées à la conclusion que les différences ressenties qui justifiaient leur animosité réciproque étaient avérées. les flamands SONT différents des Wallons, et les Bruxellois SONT entre les deux. Ca ne vaut pas dire qu’ils doivent se haïr et en venir aux mains, simplement admettre qu’ils ne constituent pas un seul et même peuple. Quant à savoir s’il leur est encore possible de continuer à coexister dans les structures d’un même état, il me semble que l’évolution des choses répond négativement à cette question.

Écrit par : JPBWEB | vendredi, 11 juin 2010

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@JPBWEB : Le constat est exact. Ce que je ne comprends pas chez Marcel Sel, c'est que de la distance entre Wallons et Flamands, il n'en déduise pas que la seule façon de sauver la Belgique est de faire comme tous les Etats-Nations, artificiels généralement : imposer une culture unique depuis un centre administratif concentré. La France c'est Paris. L'Espagne voulait être Madrid, la Castille, mais les errements de Franco ont rendu l'intégration des identités périphérique impossible. L'Angleterre c'est Londres. La Belgique a été Bruxelles. Dès le moment que l'on entérine le fait que les Flamands ne veulent plus s'acculturer au rythme du centre-capitale et développent des réseaux culturels parallèles, maintenir la Belgique n'a aucun sens, sauf à faire croire à Bruxelles qu'elle a encore un rôle.

Je crains que les Flamands n'aiment pas assez Bruxelles pour lui faire ce plaisir. Bruxelles a échoué dans son rôle historique. Elle a échoué à créer la Belgique. Pourtant c'était faisable, regardons le Westhoek français : c'est propre, net, il ne reste rien de la culture flamande. Cela a été violent.

Écrit par : Outre-Quiévrain | vendredi, 11 juin 2010

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A propos de Namur, Capitale de la Wallonie ....

Apparemment, Namur avait été choisie en 1912 comme lieu de réunion des nationalistes wallons parce qu'elle était la ville la plus centrale de la Wallonie.

Pendant la 1ère guerre mondiale, les Allemands, dans le cadre de leur "Flamenpolitik", ont scindé administrativement la Belgique et désigné Namur comme chef-lieu administratif.
Le choix de Namur comme capitale de la Région wallonne résulterait de ces précédents historiques....

Écrit par : Pazunbrin | vendredi, 11 juin 2010

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Pour une fois, je suis d'accord avec Isa412. Notre culture est complètement différente.
Moi, comme je l'ai déjà dit ici, je me sens plus proche des français. Je suis encore allée faire mes courses cette après-midi à Givet (dans les ardennes françaises), je me sens chez moi mais je me sens à l'étranger en flandre et pas seulement à cause de la différence linguistique.
Et pour Isa, ici dans l'entre-sambre et meuse nous gardons notre caractère de thiérachiens qui est identique à celui de la thiérache française (en gros une partie de l'avesnois, donc le sud du département du nord). Nous avons avec eux une histoire locale commune qui date de plusieurs siècles. Et les mariages transfrontaliers sont légions. Evidemment si un belge va ouvrir un commerce à Cousolre ou Maubeuge, on ne lui reprochera pas de ne pas parler le français..... même s'il annonce le total de l'addition en "septante ou nonante"
C'est à mon sens cela que vous ne comprenez pas. Etablir une frontière est une chose, vouloir changer la culture et la langue en fonction du sol en est une autre. De tout temps il y a eu des mouvements de populations. J'ai une connaissance (un flamand qui habite Mariembourg), enfin flamand..... il s'appelle ( nom d'emprunt) De Bakker, est originaire de la région bruxelloise. Comme l'orthographe des noms de famille n'a été établie que vers la fin du 19ème siècle, il a dans sa propre famille des De Bakker et des Boulanger. C'était selon la moedertaal soit du curé soit de l'officier de l'état civil. Le long d'une frontière linguistique qu'elle soit d'état ou non, on ne saura jamais empecher les gens de s'installer.
Allez faire une tour du côté du Pertus, ou de la Jonquera, il y a des français en Espagne et des espagnols en France. Et même à LLIVIA, enclave espagnole en territoire français, ça vous fera comprendre bien des choses.

Et pour la petite histoire sur la "cuisine". Il y a plusieurs années, un de mes cousins a épousé une flamande qui habitait la wallonie mais la famille de flandre est évidemment venue à la noce. C'était un buffet.
C'était flagrand la différence de composition des assiettes entre les wallons et les flamands. Idem pour la musique, il y a eu deux sortes d'animations musicales mais vraiment très différentes.
Pourtant, ce mariage date de la fin des années 70 et il n'y avait aucun antagonisme entre les deux familles, juste une énorme différence culturelle.

@ Marcel,

Il y a de très bons restaurants en wallonie. Perso, étant donné la proximité, je privilégie la France, c'est bon et moins cher.

Et pour les Bruxellois parfois traités de "gros cous" par les wallons mais ça arrive de moins en moins, c'est finalement le même réflexe que les flamands envers leurs bourgeois fransquillons. Anciennement les bruxellois qui visitaient la wallonie étaient des bourgeois qui traitaient les wallons de "paysans"
Il y a 13 ans, quand je travaillais à Bruxelles, les bruxellois se moquaient gentiment de mon côté rural lorsque je demandais s'ils voulaient des courgettes ou de la rubarbe de mon jardin....
Le bruxellois est un citadin, la wallon est un terrien

Le problème n'est pas du tout le même qu'en France avec les parisiens qui est en plus identique pour les lyonnais ou les marseillais.
Le bruxellois a toujours malgré tout été bon enfant alors que le parisien est hautain et nombriliste. C'est une des raisons d'ailleurs pour laquelle, la France a tenté de modifier ses plaques minéralogiques afin de minimiser la position de l'appartenance départementale.

Pour terminer sur le titre de ce fil, les journalistes n'ont vraiment pas été malin car qui ouvre un dictionnaire Latin/français de Gaffiot, on voit bien que les belges de l'époque n'était pas la belgique actuelle et ne comprenait pas l'actuel territoire flamand.

Écrit par : pmf | vendredi, 11 juin 2010

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pmf,

la France a tenté de modifier ses plaques minéralogiques dans l'esprit de donner plus d'importance aux Régions voire de supprimer à terme les départements.
Dans un cas comme dans l'autre, même si on ne voit plus de 75, on pourrait voir des "ile de france" .
Finalement, peu de différence.

Écrit par : Pierre | vendredi, 11 juin 2010

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@ pmf
s'il y a bien une chose que je trouvais super chouette au fait que ma maman habitais l'Hainaut c'est que moi enfant de la ville mais surtout mes enfants qui y ont passé pendant des années une partie des vacances, ont apris ce que c'étais travailler dans le potager et rentrer les poules et les pintades le soir, sans oublier aller ramasser les oeufs, voir les canards sortir de l'oeuf etc....que de merveilleux souvenirs.
Je n'aurai jamais rigolé de vos rubarbe ou courgettes, j'aurai été ravie!! :))

Écrit par : Isa412 | vendredi, 11 juin 2010

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La rhubarbe et la courgette.
Moi j'avoue que j'aurais certainement souri, c'est un peu surréaliste, c'est vrai !
Mais c'est charmant, presqu'attendrissant.

Écrit par : Florent | samedi, 12 juin 2010

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@ Florent,

A mon avis ca tu l'as dans le sang ou pas,j'habite dans une grande ville dans le middle-east, et je fais pousser mes tomates,mes melons et mes piments dans le jardin...

Écrit par : Ben | samedi, 12 juin 2010

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@ Florent
ah la c'est en effet clari que tu est un "gamin" de la ville ;))
Faut dire que par ta remarque je me suis rappelé que même si je suis aussi un enfant de la ville, petite j'étais habitué que des collégues de mes parents ou même de la famille ( ma maman etant limbourgeiose )nous ramenaient des légumes du jardin, pour moi c'étais naturel.

Écrit par : Isa412 | samedi, 12 juin 2010

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@pmf et Pierre : sur les plaques minéralogiques, il s'agissait au départ UNIQUEMENT d'un souci pratique.

Les considérations "identitaires" départementales ou régionales ne sont venues se greffer là-dessus qu'a posteriori, en réaction.

Sinon, je lis plus de préjugés sur les Parisiens en lisant les Belges qu'en lisant les Français lol

Écrit par : duong | lundi, 14 juin 2010

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Je suis au passage d’accord avec approximativement tout! Votre site web triompherait extrêmement à être mieux connu!

Écrit par : Lisa | jeudi, 22 septembre 2011

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