mardi, 28 juillet 2009

Islam ? Même pas peur !

Il y a "officiellement" 17% de musulmans à Bruxelles. On nous prétend qu'ils seront une majorité dans vingt ans ? Ça va être difficile : de la moitié des naissances à Bruxelles de mères étrangères, un gros tiers (environ 3000 sur environ 8000) proviennent de pays musulmans. Les autres viennent, pour un quart, d'Europe UE-15, pour un dixième d'Europe UE-27 (nouveaux membres), et pour le reste, d'un peu partout. L'autre moitié concerne les Belges (environ 9000), dont on n'a pas de données sur la religion pratiquée. mais sur les 4000 dont on connaît le nom, j'en ai trouvé 1500 au prénom musulman. (Je ne crois pas qu'un musulman pratiquant va appeler son fils Jean-Ferdinand, Kevin ou Moïshe). Une règle de trois me permet de conclure que le nombre d'enfants de musulmans (pas forcément pratiquants, d'ailleurs) nés à Bruxelles chaque année est de l'ordre de 6.000 sur 16.000 à 18.000 naissances. Ça fait un tiers. A ce rythme-là, puisqu'il faut environ 70 ans pour remplacer une population, Bruxelles sera à moins de 30% musulmane en… 2079. Vous savez quoi ? Même pas peur !

15:34 Publié dans Humeurs d'Ailleurs | Lien permanent | Commentaires (14) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

Commentaires

Logique imparable si on se tient aux hypothèses implicites : pas d’immigration de nouveaux musulmans, pas d’émigration de non-musulmans. En outre, il ne faut pas tant s’intéresser à la proportion de musulmans dans la population totale mais bien plus à la concentration de musulmans dans certains quartiers qui sont autant de cantons et de circonscriptions électorales, avec l’effet de levier induit qui peut contribuer à modifier plus que proportionnellement leur importance politique, pour autant bien sûr que leur vote se fasse selon un clivage confessionnel ou communautaire et non philosophique. En clair, qu’ils votent pour des candidats musulmans de partis les présentant comme tels, ce qui n’est déjà pas très loin de la réalité, me semble-t-il.

Écrit par : JPBWEB | mardi, 28 juillet 2009

Répondre à ce commentaire

Sans compter qu'en 2079, ils risquent de ne plus etre trop musulmans les muslmans, moi qui allait à la messe tous les dimanche il y a 25 ans dans des eglises bondées de gens qui buvaient les paroles d'un jeune curé plein de persuasion, je peux témoigner que la vision de Goldorak et de Mac Gyver atténue fortement la propention à fréquenter les prie-dieux. Allez donc voir dans le désert Libyens ce que les enfants regardent à la télé ... les feux de l'amour !!!

On a tué Dieu en une quinzaine d'année, ils ne devraient pas tarder à couper les vivres au leur avant 2030-2050. D'ailleurs la plupart des musulmans qui vivent chez nous ont adopté notre société, on ne nous montre jamais que ceux qui exagere toujours !!!!

Écrit par : kermit | mardi, 28 juillet 2009

Répondre à ce commentaire

Deux très bonnes remarques, plus celle de Marcel... mais cela ne doit pas nous empêcher d'être très vigilant, car il faut ajouter à ces chiffres officiels, les populations non enregistrées ou séjournant illégalement sur notre territoire. Difficile à évaluer, mais je ne pense pas exagérer en misant sur 20% !

En revanche, il est évident que tous les jeunes musulman(e)s ne vont pas continuer indéfiniment à suivre les prescriptions imbéciles des barbus en pijama qui officient dans les mosquées ( à comparer avec nos curés en soutane d'il y a cinquante ans ).

Tout ceci pour répéter une nouvelle fois ce que je prédis depuis des mois: ce sont les immigrés des pays de l'est, polonais, bulgares, roumains, slovènes etc... qui formeront le meilleur rempart contre cet islam inintégrable et incontrôlé qui envahit Bruxelles.

C'est pourquoi, je suis devenu un chaud partisan d'une reglementation démocratique mais très ferme des flux ethniques et religieux qui traversent notre pays, avec entr'autres, l' instauration d'une préférence européenne. En rappelant que sans ces immigrés, nos trams ne rouleraient plus et il n'y aurait plus personne pour ramasser les poubelles le matin.

Tout ceci ne prêche pas en faveur des Belges.

Pour rappel, un reportage sur TF1 il y a deux jours montrant que les entreprises flamandes vont chercher leurs ouvriers spécialisés dans le nord de la France, car elles ne trouvent plus preneurs en Belgique ! Des Français qui font l'effort d'apprendre le flamand, job oblige...

Écrit par : Bob | mercredi, 29 juillet 2009

Répondre à ce commentaire

@ Bob

"je ne pense pas exagérer en misant sur 20% (de population immigree clandestine)"

La population totale immigree (regularisee et en cours de regularisation) sur notre territoire est officiellement de 12%. La population d'immigres "clandestins" est extremement marginale, pour donner une idee on en regularise environ 2-30000 tous les 10 ans. 30000 ca fait 3% de la population .. a ajouter au 12%.

"Preference europeenne" quelle horreur.

L'immigration, en theorie, c'est l'integration de personnes qui pour des raisons de guerre, de famine, politique ou autres ne peuvent plus vivre dans leur pays ou ils risquent de mourir pourchasses, de faim, ...

Cette immigration nous ne pouvons pas la refuser, la convention des droits de l'homme nous y oblige, c'est de l'assistance a personnes en danger, c'est faire preuve d'un minimum d'humanite, pas un parti politique ne le conteste.

Ce qui change d'un parti a l'autre c'est l'appreciation de cette idee de mise en danger dans le pays d'origine. En caricaturant disons qu'a droite on est stricte, a gauche plus souple, peu importe.

La problematique de l'immigration en Belgique ne vient pas de ce qui precede, le probleme vient du fait que le dossier des candidats a l'immigration en Belgique est confie a l'Office des Etrangers et que celui n'a aucun outil pour determiner la legitimite d'une demande ou pas. Les dossiers sont constitues tant bien que mal, l'arbitraire est de mise, les pauvres fonctionnaires font de leur mieux mais l'homme est ainsi fait qu'il peut difficilement etre objectif dans ces affaires la. Pour deux cas semblables, les dossiers peuvent etre completement differents. Une fois constitue le dossier passe par le ministre ou l'arbitraire une fois encore fait qu'un dossier passe et qu'un dossier similaire ne passe pas. C'est la porte ouverte a tous les recours, conseil d'etat etc. Les dossiers trainent, s'accumulent, les procedures prennent jusqu'a dix ans !!!

Les criteres de regularisation adoptes dernierement devraient donner a l'Office des Etrangers un outil pour leur permettre de rendre plus un avis plus objectif et reduire le nombre de recours qui innondent nos tribunaux. Selon que vous soyez de gauche ou de droite vous fixerez la barre pour etre admis plus ou moins haut mais dans le probleme des criteres de regularisation ce n'est pas la que le probleme se situe. Il s'agit juste de reaccourcir les demarches et reduire les recours. C'est tout.

Maintenant choisir entre des bons et des mauvais immigres, franchement, un pauvre c'est un pauvre, quelle difference. Les arabes volent a la tire et les immigres de l'Est sont plus organises en mafia mais c'est parce qu'ils sont pauvres qu'ils volent, pas parce qu'ils sont arabes ou roumains.

Enfin pour revenir sur votre sentiment a leur egard, peut etre devriez vous un peu plus regardez vers la MAJORITE des immigres qui s'installent, trouvent un job, cotisent pour la securite sociale, s'integrent normalement que de pointer la GRANDE MINORITE d'entre eux, certes plus voyante, qui pose parfois probleme au meme titre que dans la population belge pauvre il y a des delinquants de toutes sortes.

Écrit par : Kermit | mercredi, 29 juillet 2009

Répondre à ce commentaire

La liste PS aux elections Bruxelloises 2009

1 PICQUE Charles
2 DUPUIS Françoise
3 KIR Emir
4 DESIR Caroline
5 VERVOORT Rudi
6 TOMAS Eric
7 LAANAN Fadila
8 DAIF Mohamed
9 CARTHE Michèle
10 BOUARFA Sfia
11 CLOSE Philippe
12 FISZMAN Julie
13 MADRANE Rachid
14 EMMERY Isabelle
15 DECOURTY Willy
16 JAMOULLE Véronique
17 CHAPELLE Gregor
18 MARCUS Cathy
19 IKAZBAN Jamal
20 SAIDI Fatiha
21 VAN GORP Jean-Pierre
22 EL YOUSFI Nadia
23 DIALLO Béa
24 BROCHE Anne
25 AZZOUZI Mohamed
26 DE SAEGER Chantal
27 EL KTIBI Ahmed
28 RAZZOUK Souad
29 OZKARA Emin
30 BOMELE NKETO Nicole
31 LUYCKX Carlo
32 SWAELENS Anne
33 MOOCK Michel
34 GENOTTE Bernadette
35 BOUSTANI Abdallah
36 SCHEERS Pascale
37 POLET Yonnec
38 CHRISTOFFEL-DE VOS Renée
39 MOEREMANS Gérald
40 KALIMBIRIRO NSIMIRE Laetitia
41 BUCCELLA Fabrizio
42 NEKHOUL Yasmina
43 ERRAZI Mohammed
44 LEPOIVRE Florence
45 LAHLALI Mohamed
46 JOURDAIN Sigrid
47 LAARISSI Mounir
48 FONTAINE Isabelle
49 SPINETTE Jean
50 BARBE Martine
51 LAAOUEJ Ahmed
52 HERMAN Ariane
53 KOMPANY Pierre
54 AMRANI Myriem
55 DONMEZ Ibrahim
56 PAPADOPOULOS Anastasia
57 OUARTASSI Haed
58 MARTENS Anne-Françoise
59 GJANAS Amet
60 WERTS Catherine
61 ARDICLIK Hava
62 PIQUARD Paulette
63 BOUHJAR Abobakre
64 QUARESMINI Clara
65 M'FUNI LUKANDA Mado
66 VAN CAMPENHOUT Thierry
67 BELHOUARI Talbia
68 UYTTENDAELE Julien
69 DEMANNEZ Jean
70 OURIAGHLI Mohamed
71 LALIEUX Karine
72 THIELEMANS Freddy

1 sur 3 est déja musulmane. 2079 n'est pas si loin que ça.

@kermit: être pauvre n'est pas une raison suffisante pour être réconnu comme réfugié politique, et ce categorie est la seule qu'on est obligé d'admettre.

Écrit par : Lieven | mercredi, 29 juillet 2009

Répondre à ce commentaire

@ Kermit,

Que de poncifs et d’idées reçues dans ce que vous écrivez !

Tout d’abord, le moteur essentiel de l’immigration, de tout temps, a été économique. Ce n’est que très récemment qu’on assiste à l’explosion du phénomène des réfugiés politiques et demandeurs d’asile, largement parce que l’immigration économique est officiellement stoppée (au regard du fléau du chômage qui ronge nos sociétés, c’est bien le moins), car il n’y a pas plus de guerres civiles et d’oppression dans le monde qu’il y a 20 ans (pas moins non plus, hélas). Le statut de candidat réfugié est plus chic que celui de traine misère infoutu de subsister dans son propre pays, mais c’est souvent la crue réalité des choses. La grande majorité des candidats réfugiés ne seraient pas le moins du monde en danger dans leur propre pays, si ce n’est celui de vivre mal, mais cela n’est pas un critère suffisant pour obtenir le sésame qui ouvre les portes de notre eldorado.

Il est courant d’opposer comme vous le faites la majorité des immigrés qui ne posent pas de problème, qui s’intègrent etc. et la minorité visible mais marginale qui serait la seule fauteuse de troubles mais montée en épingle par de malveillants commentateurs en quête de sensationnalisme. En réalité, il y a une variété d’attitudes dans les communautés immigrées. Très peu d’immigrés s’intègrent véritablement, au sens où ils adoptent nos comportements, nos coutumes et nos valeurs. On ne leur en demande pas tant, du reste. A l’inverse, il y en a nettement plus qui vivent chez nous presque exactement comme chez eux, avec les strictes concessions pratiques à nos horaires et à notre climat, par exemple, mais qui pour l’essentiel n’entendent pas modifier le moins du monde leur comportement. Au contraire, ils exigent le respect de leurs normes, de leurs valeurs et l’adaptation de notre société à leur présence. Au cas particulier des musulmans, ce sont par exemple les exigences en matière de cours de gymnastique séparés pour les filles, l’ouverture des piscines à des jours réservés pour les femmes, l’exigence du port du voile à l’école, etc. De petites choses en somme, mais qui démontrent une intolérance et une effronterie spectaculaires vis-à-vis de leurs hôtes. Et entre les deux, il existe une foule de variantes selon les pratiques religieuses et les traditions. Car il faut savoir que dans la plupart des pays d’origine de nos immigrés, la religion et les pratiques religieuses sont intimement mélangées dans la culture globale, au point que la plupart des gens, qui n’ont pas une culture religieuse ou théologique poussée, sont incapables de faire la différence entre ce qui relève de la religion et ce qui n’est que coutume ancestrale. Au milieu de tout cela, il y a un clergé musulman dont la tâche devrait être de décoder cette réalité complexe au profit de leurs ouailles, mais qui s’en révèlent incapables ou pire soucieux de n’en rien faire car cela les dépossèderait de leur rôle d’élite. Car il faut bien se rendre compte que ces communautés sont dépourvues d’élites « classiques », puisque si vous êtes un possédant ou un notable au Maroc par exemple, votre intérêt est d’y rester, pas de venir en France ou en Belgique vivre une vie d’exil (sauf si vous êtes vraiment un opposant au régime du roi, auquel cas on revient au paragraphe précédent). Le bas clergé musulman est donc une élite de substitution pour des populations un peu paumées, ce dont ils abusent probablement.

Votre dernier commentaire me consterne : « Maintenant choisir entre des bons et des mauvais immigres, franchement, un pauvre c'est un pauvre, quelle différence. Les arabes volent a la tire et les immigres de l'Est sont plus organises en mafia mais c'est parce qu'ils sont pauvres qu'ils volent, pas parce qu'ils sont arabes ou roumains. » Il devrait être clair pour tout le monde que les comportements criminels ne sont en aucun cas inéluctables. Il s’agit toujours d’un choix personnel. Simplement, le crime paye, et même très bien par rapport à l’alternative d’une activité certes légale mais peu rémunératrice, sale, déplaisante, etc. Comme de plus, nos sociétés sont particulièrement laxistes selon les critères de leur pays d’origine, beaucoup de jeunes voyous en puissance ont du mal à croire en l’aubaine fabuleuse qui s’offre à eux et ils ne tardent pas à détecter et exploiter les faiblesses de notre système judiciaire, notamment en matière de protection de la jeunesse.

Telle est la vérité toute nue. Je ne sais pas si notre civilisation est en danger, mais une chose est sûre : la présence de vastes communautés de gens très différents de nous pose un problème inédit auquel nous sommes très mal préparés. Ce n’est pas le propre de la Belgique, tous les pays européens connaissent ces difficultés, mais la déliquescence institutionnelle de la Belgique accroit probablement les effets néfastes du phénomène.

Écrit par : JPBWEB | mercredi, 29 juillet 2009

Répondre à ce commentaire

@Lieven : sauf que vous oubliez quelques choses fondamentales :
1. Il n'y a pas plus laïc, par exemple, que Fadila Laanan. Tous les soi-disant musulmans que vous citez sont en fait « d'origine arabo-musulmane » et vous faites donc un joli délit de faciès, d'autant plus que :
2. Pour faire valoir votre argument d'un trop grand nombre de... musulmans à Bruxelles, vous utilisez des données sans aucun sérieux. Le nombre de parlementaires élus ne donne pas une idée de la population réelle. Ce sont les voix de préférence qui comptent : Vous ne tenez absolument pas compte des votes nominaux. Ainsi, les sept premiers en voix de préférence, de Piqué Youssef à Cerexhe Mohamed, en passant par De Decker Abdel, Milquet Jamilah, Gosuin Djibril, Huytebroeck Yasmina et Maingain Omar totalisent à eux seuls plus de 140.000 voix ou 32% de l'électorat inscrit
Si je prends l'ensemble du hit parade des voix de préférences, j'ai dans le top 50 seulement Emir Kir (2,51%), Fadila Laanan (1,85%), Mohamed Daif (0,95), Ahmed ek Khannouss (0,78%), Ahlmed el Ktibi (0,75%), soit un total de… moins de 7% !

3. Tous ces gens, quel que soit leur nom, leur look ou leur origine, sont belges. Dans le cas particulier de Fadila, de très nombreux Belges de toute origine (dans mon cas, c'est grosso modo 1/4 flamand, 1/4 hollandais, 1/4 allemand, 1/4 italien) ont aussi voté pour elle, parce qu'à Bruxelles, voyez-vous, beaucoup de gens ne votent pas pour un « faciès », mais pour un programme.

4. Je vous prend en flagrant délit d'amalgame (faites attention, c'est la dernière étape avant la xénophobie) : nom arabe ou africain = selon vous « islamiste ». Bouh ! Les plus ant-islamiste se recueillent chez les Marocains, tout comme les plus antiflamingants se trouvent chez les Flamands et les plus antibushistes, aux Etats-Unis.

5. Vous appliquez la méthode que je reproche aux médias flamands, surtout en ligne, d'utiliser, à savoir la présentation de chiffres, soit approximatifs, soit sans aucune analyse. Ce sont des méthodes populistes.

@Bob : on a des données exactes sur les « illégaux » parce que les hôpitaux doivent enregistrer chaque naissance : il y a environ 6%des enfants étrangers nés à Bruxelles (en 2004) qui le sont de mère sans statut (ni permis de séjour, ni papier). Cela représente 3% des naissances (les étrangers représentant la moitié).

Je crois Bob que tu as peur de quelque chose que tu comprends mal : je suis absolument d'accord avec toi pour dire que le rassemblement des populations en quartiers soit turcs, soit marocains, est un échec retentissant de l'intégration à Bruxelles. Mais jusque dans les années 80, ces populations étaient si mal considérées que trouver un logement hors de ces quartiers était impossible. Le Bruxellois est capable de racisme bien vieux jeu, et le nombre de propriétaires qui, dans les beaux quartiers, préfèrent ne pas louer à « des gens qui égorgent des moutons dans leur baignoire » (cliché qui serait désopilant s'il n'était aussi tenace et n'avait ces conséquences funestes). Après, voilà le résultat de cinquante ans de xénophobie et de délit de sale gueule : de véritables ghettos où, c'est vrai, la pratique de l'islam a permis, et parfois au prix d'un extrémisme très, très local, de maintenir une paix relatives dans des quartiers qui étaient en train de devenir de véritables poudrières, et où les bons pères de famille musulmans (et croyez-moi, il n'y a pas plus tranquilles comme pères de famille!) n'en pouvaient plus de la petite criminalité de jeunes livrés à eux-mêmes, haïs des « blanken », et même pas aidée comme il le faut au niveau scolaire.

Or,chaque émigrant, chaque fils d'amigrant, chaque femme d'émigrant, c'est une histoire, une histoire humaine, comme la tienne ou la mienne, une histoire de voyage et de gens qui ont tout risqué pour essayer de réussir ailleurs.

Quant aux 3% qui ont parfois donné cinq ans de salaire là-bas pour fuir, ont traversé la Mediterrannée à la nage pour essayer de réussir économiquement, si on savait les traiter avec intelligence et dynamisme, crois-moi que ce courage-là serait le ferment d'une redynamisation de notre société dont on a solidement besoin. Ils sont toniques, débrouillards, ont risqué leur vie pour vivre ici. Je crois seulement que tu t'arrêtes à l'habit. Tu devrais parler au moine !

Enfin, l'immigration choisie revient à aller piller les cerveaux de l'Afrique. C'est à vômir, c'est une colonisation à l'envers. C'est inadmissible.

@JPBWEB : mais cette présence étrangère est aussi l'occasion d'une grande réflexion et requiert de la créativité. C'est ce qui tonifie une société. Le problème, c'est le manque de relations entre les communautés. C'est ces ponts-là qu'il faut impérativement poser.

Écrit par : Marcel Sel | mercredi, 29 juillet 2009

Répondre à ce commentaire

@ Marcel,

Je ne partage pas votre enthousiasme quant à la présence parmi nous de tant de gens que nous n’avions pas invités mais qui sont désormais là pour toujours.

Je souhaite réagir sur votre point de vue selon lequel « l’'immigration choisie revient à aller piller les cerveaux de l'Afrique. C'est à vomir, c'est une colonisation à l'envers. C'est inadmissible. ». J’ai beau chercher, je ne comprends toujours pas comment vous pouvez dire une chose pareille. De quel droit pourraient se prévaloir les miséreux du monde entier de venir s’établir au milieu de nous si nous n’avons pas a minima le droit de choisir ceux qu’on accepte, ou plus exactement les critères selon lesquels nous les acceptons ? . Même une compagnie d’assurances peut filtrer les assurés qu’elle accepte, bien qu’elle n’ait pas droit de ne choisir que les bons risques.

De la colonisation à l’envers, vraiment ? En poussant ce raisonnement, nous devrions donc refuser la contribution de ceux et celles qui peuvent nous apporter quelque chose selon NOS critères au motif qu’ils seraient bien plus utiles socialement chez eux, mais nous aurions le devoir d’accepter la venue de ceux qui ne sont bons à rien dans leur propre pays, avec les conséquences que l’on sait pour le notre ?

Permettez moi de vous faire remarquer que nombre d’Africains venus faire de brillantes études en Europe se gardent bien de renter au bercail parce qu’ils n’ont aucune envie de se faire racketter par la famille étendue, par la police et l’armée, par les marabouts, par les petits chefs, par le parti au pouvoir et par tous les sbires du maréchal-président-dictateur-général de leur pays de misère pourtant potentiellement si riche. Evidemment, et c’est le genre de propos dont vous vous faites l’écho, ledit président à vie (comme encore récemment le président sénégalais Ouade) hurle à la mort qu’on détourne les cerveaux de l’Afrique et qu’on empêche ses enfants de contribuer au redressement d’un pays que lui fait tout pour torpiller (mais ça, il ne le dit pas…)

Autre chose. Je comprends mal la passion nataliste qui anime bon nombre de gens. Ce doit être un comportement reptilien issu des hécatombes guerrières du 19e et du 20e siècle. Il faut faire des enfants pour faire des soldats plus tard. Ou plutôt désormais des contributeurs et de contribuables, puisque notre natalité « indigène » fléchit. Car évidemment, notre système de répartition suppose en effet que de nouveaux arrivants sur le marché du travail viennent relever ceux qui le quittent en fin de carrière. Notons au passage que c’est exactement le schéma d’une pyramide de Ponzi telle qu’illustrée par l’escroc Maddoff. Il n’y a qu’une petite subtilité qui échappe à tout le monde : il faut que les nouveaux entrants soient des contributeurs nets. Malheureusement, l’importation massive d’individus directement issus des campagnes et des bidonvilles de l’Afrique subsaharienne et d’ailleurs, outre les problèmes immédiats qu’elle pose, ne résout en rien l’équation de la solidarité intergénérationnelle puisque la proportion d’actifs dans ces populations oscille entre 1 pour 4 et 1 pour 9 selon les chiffres que j’ai en tête, et jusqu’ici, on a peu vu les enfants de l’immigration faire fortune ou exceller dans les disciplines ou les métiers pour lesquels notre économie a et aura des besoin. Ce n’est pas forcement leur faute, et je mesure pleinement la difficulté qu’il y a à passer en quelques années au dessus d’un fossé de développement qui a pris à l’Europe l’essentiel de deux siècles, mais ce n’est pas une consolation.

Donc, pour résumer : d’accord pour jouer le leu de la terre d’asile, mais seulement pour ceux dont la vie ou la liberté sont en danger, et seulement de manière temporaire. OK pour accueillir du mieux possible ceux et celles que NOUS jugeons susceptibles de NOUS apporter quelque chose selon NOS critères, car nous avons effectivement des besoins démographiques, et il n’est pas exclu que nous puissions en obtenir également un enrichissement culturel, voire un rayonnement accru de notre culture et de nos valeurs vers les pays du sud. Mais de grâce, débarrassons-nous de ce blabla droitdelhommiste et surtout ne nous reconnaissons pas plus de devoirs que de droits en la matière.

Écrit par : JPBWEB | mercredi, 29 juillet 2009

Répondre à ce commentaire

@ JPBWEB

"Que de poncifs et d’idées reçues dans ce que vous écrivez ! Tout d’abord, le moteur essentiel de l’immigration, de tout temps, a été économique"

Poncifs, idees recues, c'est la réalité c'est tout. L'immigration économique ne fait pas partie de nos obligations en matiere de droit de l'homme mais les migrants économiques deviennent rapidemment des migrants tout cour quand ils ont épuisé 10 ans de recours et que leur situation, après ces 10 ans a changé du tout au tout.

Je le répète, je ne tiens pas à me prononcer sur le bien fondé d'accepter ou non les migrants. Par contre, on constate tous les jours que l'on renvoie des migrants chez eux après des années au prétexte que leur dossier n'est pas valable. ET C'EST VRAI, il ne l'est pas. Mais par contre il a évolué, entretemps ils ont eu deux enfants, ces enfants sont scolarisés, parents come enfants ont appris la langue, ils ont déappris leur pays.

Et voilà qu'après 10 ans on leur apprend qu'ils doivent rentrer. S'il est éventuellement légitime de penser que leur dossier n'était pas recevable, c'est tout bonnement inhumain de le leur signifier après 10 ans.

Que l'on soit de gauche ou de droite, des critères de régularisation rendront les decisions plus objective, réduiront les recourset rendront les choses plus humaines. Serait ce meme des poncifs (et je ne vois pas bien pourquoi), c'est difficilement contestable.

"Il devrait être clair pour tout le monde que les comportements criminels ne sont en aucun cas inéluctables. Il s’agit toujours d’un choix personnel."

C'est vrai mais c'est completement malhonnete d'ignorer que certains ne sont pas face aux memes choix que vous et moi.

"la présence de vastes communautés de gens très différents de nous pose un problème inédit auquel nous sommes très mal préparés"

D'accord avec vous mais la solutions est elle de s'y préparer ou d'évacuer le problème en faisant mine de l'ignorer ?

Écrit par : Kermit | mercredi, 29 juillet 2009

Répondre à ce commentaire

@marcel
Il n'y a pas plus laïc, par exemple, que Fadila Laanan. Tous les soi-disant musulmans que vous citez sont en fait « d'origine arabo-musulmane »

C'est possible mais je n'y crois pas. Quand il y a un conflict, on voit toujours qu'en finalité, même les supposés trec laics mettent la solidarité envers leur compatriotes avant leur laicité. Vous venez de citer les antibushistes aux USA. Il n'y a jamais eu une manifestation 'Not In My Name' des musulmanes contre la terrorisme islamique. Nulle part, jamais. Selon plusieurs enquetes, la support pour la terrrorisme dans les milieux islamiques est jusqu'a 30%.

Écrit par : Lieven | jeudi, 30 juillet 2009

Répondre à ce commentaire

@marcel
Il n'y a pas plus laïc, par exemple, que Fadila Laanan. Tous les soi-disant musulmans que vous citez sont en fait « d'origine arabo-musulmane »

C'est possible mais je n'y crois pas. Quand il y a un conflict, on voit toujours qu'en finalité, même les supposés trec laics mettent la solidarité envers leur compatriotes avant leur laicité. Vous venez de citer les antibushistes aux USA. Il n'y a jamais eu une manifestation 'Not In My Name' des musulmanes contre la terrorisme islamique. Nulle part, jamais. Selon plusieurs enquetes, la support pour la terrrorisme dans les milieux islamiques est jusqu'a 30%.

Écrit par : Lieven | jeudi, 30 juillet 2009

Répondre à ce commentaire

"Il n'y a jamais eu une manifestation 'Not In My Name' des musulmanes contre la terrorisme islamique. Nulle part, jamais."

Il y a par contre un grand nombre de personnes d'origine musulmane dans les manifestations contre le le terrorisme islamique (tiens disons 12% !!!). N'est ce pas la une grande preuve de leur integration (a ces personnes). Une manifestation specifiquement musulmane antiterroriste serait par contre elle la preuve du contraire.

A mentionner malgre tout les manifestations musulmanes contre le terrorisme islamique .... en Indonesie, au Pakistan, en Irak, en Turquie.

Écrit par : kermit | jeudi, 30 juillet 2009

Répondre à ce commentaire

De toute façon, en 2079, la Belgique sera devenue invivable, non pas à cause des musulmans, mais bien du crétinisme congénital de sa classe politique.

Écrit par : Bébert-le-coyotte | jeudi, 06 août 2009

Répondre à ce commentaire

Bon soir,
j'ai trouvé un sondage important concernant l'Islam et sa perception en Belgique. Il devrait vous interesser.
http://www.eSurveysPro.com/Survey.aspx?id=9f3cafe9-b51f-48d1-b949-b6787c388f8b
Merci beaucoup

Écrit par : Anonym | dimanche, 27 juin 2010

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.