samedi, 30 novembre 2013

Les Jeunes CD&V et CDH lancent des propositions communes. Interview exclusive des présidents.

Boempataat ! La semaine passée, les sections jeunes du CD&V et du CDH — les frères ennemis de la politique belge s’il en est — ont jeté un gros pavé dans la marre : un programme commun, petite révolution, et pas copernicienne, surtout au sein des JONGCD&V (Jeunes CD&V). Jugez-en : enseignement en immersion, sous-titrage des journaux télévisés sur les chaînes publiques, réforme des institutions locales et communautaires à Bruxelles, création d’un forum multicommunautaire des artistes belges et, l’un des grands tabous du parti en Flandre, mise en place d’une circonscription fédérale ! Le tout sur base d’un constat : «Les difficultés que vivent les jeunes ne s’arrêtent pas à la frontière linguistique». 

 

L’initiative me paraissait mériter plus qu’un entrefilet. Les jeunes auraient-ils compris des choses que leurs aînés n’osent même plus «penser» ? J’ai donc rencontré Tom Vandenkendelaere, Président national des Jong CD&V, et Jean-Yves Kitantou, président national des Jeunes cdH (au moment de l’interview : son mandat a pris fin le samedi 23 novembre 2013). C’était dans un café bien bruxellois. L’ambiance était détendue. Et je comptais sur une interview le moins langue de bois possible (un seul joker autorisé). Un entretien que je recommande chaudement à leurs aînés ainsi qu’à ceux des autres grands partis…


«On a regardé ce qu’on pouvait faire ensemble»

 

Marcel Sel : Vos deux partis sont assez éloignés aujourd’hui sur l’échiquier politique, surtout communautaire. Est-ce que ça a été facile de vous «retrouver» entre jeunes ?

 

Tom Vandekendelaere : En effet, ce n’était pas évident de se retrouver et de se demander quoi faire ensemble alors que nos partis ne sont pas «reliés». Mais on a regardé ce qu’on pouvait faire ensemble, et ça a demandé de notre part beaucoup de franchise. S’il y a une réussite dans ce projet, c’est qu’on a pu parler franchement et honnêtement.

 

Jean-Yves Kitantou : L’idée de départ était très intéressante : casser une espèce de barrière qui s’est créée. En fait, notre première réussite, c’était notre première rencontre, très conviviale. On avait organisé un barbecue. Manger un bout ensemble, ça a créé des connexions immédiates.

 

MS : Pourtant, il y avait de quoi manger son chapeau au CDH quand Brigitte Grouwels (CD&V) a déclaré qu’il y avait des idées intéressantes dans le programme de la N-VA [qui prévoyait une sécu et une fiscalité distincte pour les Francophones et les Néerlandophones de Bruxelles].

 

TV : Brigitte Grouwels n’a pas forcément dit non au programme N-VA, c’est vrai. Mais le bureau politique du CD&V a corrigé cette vision en faveur d’une identité propre [bruxelloise NDLA] et non d’un choix francophone/néerlandophone. Forcer le choix de devenir flamand ou francophone va à l’encontre de notre vision.

 

JYK : L’interview de Benjamin Dalle [pdt du CD&V à Molenbeek et tête de liste à la Chambre pour la Région bruxelloise en 2014 NDLA] allait dans ce sens, d’ailleurs.

 

TV : Oui, Benjamin est un personnage qui reflète bien ce qu’on a fait. L’idée de base, c’est qu’à tout moment, on a compris que ce qui primait, c’était de définir comment on allait créer notre propre futur. Les différences étaient plutôt liées aux priorités [qui peuvent se présenter dans l’une ou l’autre communauté]. Ainsi, la question du statut d’artiste «vivait» plus chez les Francophones. Certains points étaient plus élaborés au CDH parce que l’environnement de départ est différent de celui des Néerlandophones.

 

JYK : Mais sur l’emploi des jeunes, la sécurité routière, on a très vite trouvé un accord. Et sur le point de vue général aussi. On a tous compris qu’il fallait une stratégie globale, voire européenne, parce que les problèmes ne s’arrêtent pas à la frontière linguistique. Se concentrer sur les différences FR/NL n’a pas de sens par rapport aux défis. Nous voulons une Belgique moderne qui n’a pas un regard focalisé sur l’appartenance linguistique.

 

TV : Communautaire !

 

JYK : On se comprend (rires).

 

TV : C’est une nuance importante qui doit être faite. Dans ce pays, on est très vite poussé dans un coin par «sa communauté» si on parle avec nos collègues. C’est absurde. Nous deux, on veut un meilleur avenir. On veut chercher des solutions. Et forcément, elles passent à travers la frontière linguistique. Le socio-économique est tellement plus important !

 


«Le communautaire vit surtout dans le monde politique»

 

MS : Quand même, vous êtes les présidents jeunes de deux partis qui ont de fortes différences de conception du communautaire. Est-ce que vos propositions ne font pas un peu abstraction des obstacles, des différences de perception entre partis du Nord et du Sud ?

 

TV : On comprend pourquoi il y a ces différences. Les perceptions sur la vie, la société peuvent varier [du fait du contexte socio-économique NDLA]. Mais le communautaire, on ne s’y est pas arrêté. C’est plutôt une question qui vit dans le monde politique, pas forcément autant dans la société.

 

JYK : On n’en a pas beaucoup parlé de ces problèmes. On s’est concentrés sur l’enseignement bilingue. Sortir du secondaire en maîtrisant les deux langues, c’est un atout. Le sentiment que j’ai après nos rencontres, c’est que ça a été très ouvert, concret et positif ! 

 

MS : Vous éludez un peu la question, non ? Quand vous parlez d’enseignement bilingue, c’est justement une compétence communautaire. Ça supposerait qu’on fusionne les… communautés ?

 

JYK : De mon point de vue, on ne peut pas aller vers une fusion complète, bien sûr. Mais on peut promouvoir plus de coopération, à partir de nos deux autonomies, plus d’échanges de professeurs, par exemple.

 

TV : Vous savez, à notre dernière rencontre, avec l’équipe JONGCD&V, on avait rendez-vous au QG du CDH. Sur le chemin, les gens de mon bureau avaient une préoccupation : «On va quand même pouvoir parler dans notre langue ?» me demandaient-ils inquiets… Vous allez penser qu’ils ne voulaient pas parler français, mais ce n’était pas ça du tout : leur souci était qu’ils avaient un peu honte de ne pas savoir le parler convenablement. C’est donc d’autant plus intéressant de voir qu’on a plaidé pour une éducation bilingue, pour que nos enfants n’aient plus les problèmes que nous avons aujourd'hui ! 

 

JYK : La même question s’est posée de notre côté, mais au final, ça s’est bien passé. Le bilinguisme, je ne m’attendais pas du tout à ce que ça soit si «bien vu». Au départ, l’ambition s’est limitée à Bruxelles. Mais au fil des discussions, on s’est dit «essayons de le faire partout» !

 

TV : L’esprit, c’était : «comment peut-on être compétitif pour accéder à l’emploi ? Le français est très important à Bruxelles. Le néerlandais aussi. On a le système scolaire communautaire. Bon. La question est : comment est-ce qu’on peut l’améliorer pour nous préparer à la vie professionnelle ? 

 

JYK : C’est la réalité bruxelloise. L’un des gros problèmes de l’emploi des jeunes : les jeunes francophones ont des difficultés avec le néerlandais et nous voulons y remédier. 

 

MS : Mais à Bruxelles, tous les francophones apprennent le néerlandais !

 

JYK : Oui, mais dans le parcours de vie, ça arrive tard. 

 


« En Flandre, il y a souvent l’illusion de connaître la langue de l’autre…»

 

MS : Tom, et pour un néerlandophone qui vient de Flandre «profonde» (on va dire) comme vous, comment avez-vous perçu Bruxelles ? On la présente comme capitale de la Flandre en Flandre, mais la réalité est beaucoup plus francophone. Ça a été un choc pour vous ?

 

TV : On ne peut pas dire un choc. Mais regardez : j’étais au Klein Seminarie à Roulers. J’avais pris l’option langues modernes. Donc, j’avais 5 h de français. Je venais étudier à Marie Haps en français, et je me disais que j’étais prêt. Mais le premier jour, on m’a demandé de nommer toutes les pièces d’une bicyclette. Oui, oui… (rires). Là, je me suis rendu compte que non, on ne connaît pas la langue ! En Flandre, il y a souvent l’illusion de connaître la langue de l’autre…

 

JYK : La question est de savoir : de quoi a-t-on besoin en tant que jeunes ? Ensuite, nous devons trouver des solutions.

 

TV : Dans notre raisonnement, on a aussi «quitté la route» [du parti NDLA] en proposant l’anglais à Bruxelles. On est dans un pays où le multilinguisme deviendra un minimum.


MS : Mais à Bruxelles, beaucoup de francophones mettent leurs enfants dans des écoles néerlandophones, ça forme de très bons bilingues.

 

TV : Oui, mais on est forcé de prendre la voie difficile : choisir l’autre langue comme langue d’éducation. Ce n’est pas évident. Le premier jour, à Marie Haps, on m’a regardé comme un extraterrestre. «Tu ne connais personne», on m’a dit.

 

JYK : Aujourd’hui, mettre ses enfants dans l’autre communauté scolaire est un choix logique car à l’arrivée, les jeunes sont «obligés» d’être trilingues pour être compétitifs sur le marché de l’emploi.

 

MS : Donc, c’est l’immersion pour tous ?

 

TV : L’immersion, il faudrait l’encourager, pas l’imposer. La forcer, ce serait de nouveau montrer le mauvais côté du système. Mais bon, si on proposait l’immersion en anglais [plutôt qu’en néerlandais ou en français], ça ne poserait aucun problème à personne ! 

 

MS : Il y a quand même le fait qu’à Bruxelles, on est plus facilement dans un environnement francophone. Pour un Flamand qui arrive, ça peut paraître choquant, parce qu’il est dans «la capitale de la Flandre» et qu’il s’attend à ce que tout le monde lui réponde naturellement en néerlandais. En même temps, il baigne dans un environnement français et sera plus souvent confronté au français, il l’apprendra donc plus facilement alors qu’un francophone de Bruxelles peut ne jamais être confronté au néerlandais et ne pourra pas développer sa langue… 

 

TV : C’est vrai. Il y avait cette idée chez les Flamands que «c’est toujours nous qui faisons le premier pas» en passant tout de suite au français. L’aspect langue a été couplé dans le passé à l’aspect communautaire. Mais il ne faut pas vivre dans le passé…

 

JYK : La langue, c’est un atout, c’est un outil !

 


«Il y a aussi des résistances en Wallonie. C’est un réflexe de peur»

 

MS : Passons à ce grand pavé que vous avez jeté dans la mare : la circonscription fédérale [qui permet aux Flamands de voter pour un francophone et inversement, au niveau national]. 

 

TV : C’est logique, non ? Ça permet aux personnes élues d’avoir une plus grande légitimité et ça oblige les partis à mieux se comprendre pour pouvoir mener une politique plus efficace. 

 

MS : Mais l’idée a été immédiatement rejetée lors du dernier congrès du CD&V.

 

TV : Ça a été balayé par le parti parce qu’on a toujours le réflexe de regarder en arrière. Après la scission de BHV, il faut changer de point de vue. Nous, les jeunes, on fait la différence entre la légitimité et l’efficacité. Les gens avant nous ont toujours le réflexe communautaire…

 

JYK : Il y a aussi des résistances en Wallonie. C’est un réflexe de peur. Pourtant, regardez Di Rupo : son néerlandais était très mauvais ! Mais il a fait l’effort. Maintenant, il est nettement plus haut dans les sondages en Flandre. J’ai l’impression que ça [ces efforts en néerlandais] a été apprécié par les Flamands. (Tom fait la moue).

 


«L’étranglement (par le PS) promis par Bart De Wever n’est pas là !»

 

(à Tom, en néerlandais)

MS : Vous ne pensez pas que les progrès en néerlandais ont rendu Di Rupo plus populaire en Flandre ?

 

TV : C’est peut-être un des éléments. Mais je crois que les Flamands reconnaissent surtout que, contre toute attente (rires), c’est un gouvernement qui a fait le travail. Le plus important, c’est que le facteur Di Rupo n’est pas considéré comme contraire. Tout le monde parlait de l’étranglement, comme le disait la campagne de la N-VA où on voyait le nœud papillon rouge de Di Rupo. Aujourd’hui, on n’en parle plus, parce que l’étranglement promis par Bart De Wever n’est pas là ! L’opinion sur le PS et les Wallons a évolué aussi. Tout ça partait d’un ressenti «historique». En Flandre, il y a toujours un va-et-vient de popularité des partis «Vlaams». Pendant un temps, ils sont très hauts, et puis ils retombent plus bas. Les Flamands ont vu que le PS a fait du nettoyage, il n’y a plus d’affaires… n'est-ce pas ?

 

MS : Mouais… il y a toujours des affaires, mais c’est aussi le lot des partis trop longtemps au pouvoir. Pareil pour le CD&V.

 

TV : (étonné) Vous pensez que le CD&V, c’est le PS flamand ? (rires)

 

MS : Non, pas vraiment, mais il occupait la même position dominante, dans les communes, par exemple. (Tom semble rassuré).

(en français)

Revenons à vos réunions. Y a-t-il eu des régionalismes, par exemple au niveau francophone ? Certains étaient-ils plus volontaires que d’autres ?

 

JYK : Les plus sceptiques au départ étaient les Wallons, et les plus proactifs étaient les Bruxellois. Mais après, tout le monde participait. Vraiment !

 

TV : Tout le monde a vite compris que les problèmes de la Belgique actuelle sont les solutions pour la Belgique future. On doit aller au-delà de nos propres peurs et de nos propres craintes.

 


«On n’est pas dans un discours de ‘Belgique à Papa’»

 

MS : Il y a un gros obstacle quand même. Il y a en Belgique une culture d’autodéfense linguistique-économique dans toutes les régions/communautés… On peut la dépasser ?

 

TV : oui. Il faut déjà avoir l’honnêteté de vérifier les données [que certains brandissent pour «attaquer» l’autre communauté NDLA].

 

JYK : C’est quelque chose qu’on peut déconstruire par les chiffres. L’un des plus gros problèmes de la Flandre est sa population plus âgée, la population néerlandophone aura largement besoin des francophones, beaucoup plus jeunes, pour pouvoir payer les pensions dans le futur, c’est une réalité. Sur le marché de l’emploi, idem : parler français et néerlandais…

 

MS :… dans certains secteurs, c’est l’anglais…

 

JYK :… ou anglais, oui, mais parler plusieurs langues, c’est obligé ! Il faut venir avec des éléments concrets qui ne nécessitent aucun débat.

 

TV : On ne peut connaître la réalité de l’autre que quand on se parle. Si rien ne reste de ce projet, au moins, il y a ça, essayer de connaître l’autre. Et ça, on l’a fait ! Ça a permis de constater que des deux côtés de la frontière linguistique, on avait les mêmes problèmes !

 

JYK : C’est un pari sur l’avenir. Tous les analystes qui ont connu 2007 estiment que la crise était due à une génération de politiciens qui, de part et d’autre de la frontière linguistique, ne se connaissaient pas du tout. Si au moins ceux de notre génération ont appris à se parler et à s’exprimer sans tabous, c’est une très bonne chose pour les négociations du futur. Attention, on n’est pas dans un discours de «Belgique à papa», on a nos particularités, mais on a aussi beaucoup en commun.

 


«Il n’est pas sain de rester président trop longtemps»

 

MS : Mais vous ne continuez pas, vous, Jean-Yves ? Vous remettez votre mandat de président national des Jeunes CDH dans quelques jours ?

 

JYK : Non, je ne remets pas mon mandat parce que j’arrête la politique, je le remets parce que j’estime qu’il n’est pas sain de rester président trop longtemps.

 

MS : Joëlle [Milquet, qui a occupé la présidence du CDH pendant 12 ans NDLA] va apprécier… (rires). À ce propos, est-ce que vous espérez vraiment que ceux qui occupent les postes importants, les têtes de liste, etc. vont vous laisser de la place ? Est-ce que vos partis ne sont pas «bouchés» pour les jeunes ?

 

TV : Je ne me demande pas s’il y a de la place pour moi. Ce n’est pas comme ça que je fonctionne. C’est un monde de requins, c’est vrai. Ce n’est pas toujours facile d’exister. Mais mon rôle est d’être une partie de la conscience de mon parti. La structure du CD&V est très développée, ça peut paraître lourd à manœuvrer, mais ça permet aussi d’avoir un réseau énorme de connaissances. Après, les organisations politiques… tout ce qui est lié au pouvoir, ça devient… comment dire… intéressant à observer au premier rang. (rires)

 

MS : Vous voulez dire, les manœuvres de requins dans le parti ?

 

TV : Restons-en là… (rires).

 

MS : On va demander à Jean-Yves alors…

 

JYK : Moi, je trouve la vie dans le parti très intéressante. On côtoie beaucoup de personnalités, on apprend beaucoup. 

 

MS : Et la particratie ?

 

 

«Les sous-titres, c’est plutôt pour la communauté française…»

 

JYK : Elle est forte dans tous les partis un tant soit peu importants. Ce n’est pas évident en tant que jeune de se faire sa place. Mais je voudrais dire quand même que le CDH en particulier cultive une certaine dynamique : il y a de nouveaux visages à chaque élection. Nos têtes de liste sont toutes relativement jeunes : Maxime Prévôt, Benoît Lutgen, Melchior Wathelet…

 

MS : Vous parlez de Melchior Wathelet II, je suppose… (sourires)

D’accord, vous avez droit à un joker langue de bois, mais en échange, dites-moi sincèrement ce que vous pensez des feux jaunes et bleus à Bruxelles, chers à Brigitte Grouwels (CD&V).

 

TV : Ces feux jaunes et bleus, ça n’a rien à voir avec la perception que j’ai de l’identité bruxelloise, la façon dont je me comporte à Bruxelles.

 

JYK : Je suis favorable à un projet bruxellois spécifique, parce que l’identité bruxelloise est inclusive par nature. Bruxelles est extrêmement diverse. Regardez, la fameuse ligne 92 [qui va du très huppé Fort Jaco à Uccle au très populaire quartier de la Gare de Schaerbeek]. Quand on la prend, on voit toute la variété de Bruxelles. Il y a quelque chose de très positif à promouvoir là, et il y a un sentiment qui relie tous les Bruxellois. Les feux jaunes et bleu, c’est une espèce de plantage de drapeau, on n’a vraiment pas besoin de ça !

 

MS : Alors, parlons du grand projet du CD&V : le confédéralisme. À 2, à 3, à 4 ? Communautaire ou régional ?

 

TV : Euh… Ooooh ! Je dois vite partir, j’ai un rendez-vous… (rires). Bon. Au sens scientifique, ce que prône le CD&V, ce n’est pas du confédéralisme qui vise en fin de compte l’indépendance des régions. On doit être honnête et le dire. Le mot confédéralisme est important d’un point de vue électoral pour spécifier qu’on veut donner plus de poids aux régions, mais on doit dire que dans notre vision confédérale, on ne veut pas du tout démanteler le pays !

 

JYK : Je ne suis pas pour un confédéralisme, mais pour un fédéralisme à trois [régions]. On ne peut pas faire sans une région bruxelloise forte qui a suffisamment de compétences pour gérer 1,2 million d’habitants. C’est quand même l’équivalent de la population d’une province !

 

MS : Vous proposez aussi le sous-titrage des journaux télévisés. Mais TV Brussel, par exemple, le fait déjà ! Et à la VRT, on est plus sous-titres que voiceover… 

 

JYK : Oui, c’est plutôt pour la Communauté française…

 

MS : La Fédération Wallonie-Bruxelles, donc ?

 

JYK : …je ne vois pas la plus value de ce changement de nom…

 


«Beaucoup dépend des personnalités»

 

MS : Et puis, une chose m’a étonné dans ce programme. Vous plaidez pour un forum des artistes belges. Or, la culture est aujourd’hui gérée par les communautés. Vous pensez à un ministère commun en quelque sorte ?

 

TV : Il ne devrait pas y avoir de ministère commun pour la culture. Les deux ministères devraient se parler suffisamment pour défendre la culture belge. Le forum des artistes, c’est une piste à mettre en œuvre pour défendre la culture belge à l’étranger. 

 

JYK : Le domaine culturel, c’est mon dada. La Belgique a énormément de talent, c’est même phénoménal : on parle de nous en cinéma, en musique, etc. Mais tous les artistes disent qu’il y a peu de soutien, peu de cohérence. Ils font leur shopping de contrats dans les deux communautés, selon les opportunités ! Faut pas un ministère fédéral de la culture, mais il faut un réel espace de promotion vers l’extérieur. Dans notre pays, c’est fondamental. Stromae, Sandra Kim, Arno, Deus, ils ont tous dû s’expatrier pour pouvoir se lancer vraiment. En plus, la culture, c’est image de marque d’une société, d’un pays. C’est pour ça qu’on a mis ce point dans notre stratégie commune. 

 

MS : Oui, mais la culture est à différents niveaux. Il y a des artistes locaux, flamands, wallons, bruxellois, qui ne dépassent pas leur région parce qu’ils sont très ancrés dans leur culture, et puis il y a une culture belge, plus internationale, qui pourrait être défendue par un ministère, quitte à ce qu’il dépende des ministères communautaires…

 

[l’idée ne semble pas les enthousiasmer]

 

MS : Enfin, il faut bien reconnaître que si les ministres de la Culture francophone et néerlandophone ne s’entendent pas, le forum ne tournera pas !

 

TV : En effet, beaucoup dépend des personnalités…

 

Je les laisse sur ces réflexions. Il y a encore du chemin à faire. Mais sans premier pas, le chemin n’existe pas. Peut-être que ce genre d’initiatives ne devrait-elle pas être réservée aux sections jeunes des partis ? Avis aux aînés !

16:07 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (62) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

Commentaires

Marcel,
A mon humble avis vous ne regardez jamais le journal de la RTBF, c'est toujours du sous titrage quand il s'agit de sujet en néerlandais.
Moi ça m'agace car à ce moment, je suis dans la cuisine à finaliser le repas..... je ne sais donc rien lire et mon néerlandais s'en va avec le fait que je ne le pratique que quelques jours par an (avec des hollandais en France !!!!)
..... et perso, moi c'est l'ABN que je comprend.
Et pour Saint Nicolas, mon petit-fils de 6 ans recevra un jeu pour apprendre........... l'anglais.

Écrit par : petitmf | samedi, 30 novembre 2013

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C'est très beau... C'est beau comme une photo de Saint Nicolas chez Cora !
Attention, la photo qui est truquée... Zwarte Piet devrait prendre plus de 50% de la place sur cette photo !
Entre le rêve et la réalité, peut-on encore se permettre de rêver et donc perdre du temps ?
Mais bon c'est bientôt la trève de Noël. Bonne volonté et espoir pour une vie meilleure sont de mise.

Écrit par : Philippe | dimanche, 01 décembre 2013

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est-ce jean-yves kitantou votre zwartepiet ?

"Entre le rêve ["I have a dream"] et la réalité["I want my money back"], peut-on encore se permettre de rêver et donc perdre du temps ? "["time is money"]

Écrit par : uit 't zuiltje | lundi, 02 décembre 2013

@zuiltje : Ça frise… #zwartepiet

Écrit par : Marcel Sel | mardi, 03 décembre 2013

Non non, ce n'est pas lui ! ;-)

Écrit par : Philippe | mardi, 03 décembre 2013

Navré mais toutes ces déclarations des jeunes CDH c'est du Charles-Ferdinand Nothomb à peine rénové. Quand ces jeunes catholiques coincés intellectuellement en 1830, pleurant encore comme feu Pierre Nothomb le Limbourg perdu, se rendront compte que le jeunes du CD&V les roulent dans la farine afin de mieux les berner au profit de Mère Flandre, nous aurons enfin gagné un espoir de résistance face au rouleau compresseur flamand. A moins que les jeunes du CDH n'acceptent le futur bénéluxien que la Flandre nous prépare car cela les rapprocherait encore plus de leurs souvenirs perdus du Royaume des Pays-Bas. Il est vrai que Guillaume d'Orange n 'envisageait pas d' imposer le néerlandais aux "sapins" de la province de Luxembourg. En tout état de cause, il n'y a plus de place pour les Wallons dans les états-majors des sociétés "belges" ou dans les grandes administrations publiques "belges", tout est réservé aux flamands selon des critères ethniques.

Écrit par : Valmy | dimanche, 01 décembre 2013

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Les jeunes cathos d'aujourd'hui se démarquent de leurs aînés, qui dépavaient les rues de Louvain-la-Vioque en hurlant "Walen buiten", qui chassaient des églises leurs coreligionnaires à la peau trop fransquillonne, qui construisaient des murs dans les cours de récréation, qui interdisaient les concours de plage du journal Le Soir...

Tant mieux! En voilà une nouvelle qu'elle est bonne, comme disait Coluche.

De là à croire que le sous-titrage des journaux télévisés des chaînes publiques va nous arranger quelque chose...

Perso, les nouvelles, je les regarde sur Antenne 2, FR3, Arte, TV5, LCI et France 24... Contraint et forcé, j'ai abandonné Télé Bruxelles depuis que j'habite la petite périphérie (mais j'épargne pour me payer une parabole).

Écrit par : HACHIVILLE | dimanche, 01 décembre 2013

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@Marcel

(merci d'être revenu du népal)

tout ça est très intéressant, perso je vois ce que veut dire cdh et cd&v dans ma commune du rand, (en ne considèrant que les leaders de ces partis je vois le même genre de vrais gens, mais ceux-là avec des voix, plus mûrs aussi, avec des ouvertures d'esprit et des fermetures dans les comportements, tout compte fait sans doute assez respectables s'ils restent hors réalisme électoral, car au bout du compte aucun ne veut être dupe de l'"autre"... c'est un solide problème.

"En plus, la culture, c’est image de marque d’une société, d’un pays. C’est pour ça qu’on a mis ce point dans notre stratégie commune."

vous avez interviewer deux demi-goebels donc... ;^)

l'idée d'être éduqué dans la langue de l'autre c'est vachement porteur...
surtout qu'il n'y a aucune asymétrie FR-NL dans ce pays... ;^)

si ces "jeunes" cathos sont programmés pour assumer le leadership stratégique transformationnel des démochrétiens, nos enfants pourront chanter alleluyah dans les 2 langues...

o belgique sortir d'un siècle d'occupation flamingante...

Écrit par : uit 't zuiltje | dimanche, 01 décembre 2013

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Je ne doute pas de la sincérité de ces deux jeunes gens. Je pense cependant que leur projet est totalement anachronique. Je comprends que le verbiage belgicain de ces deux boys scouts réchauffe votre coeur d'ancien belge nostalgique mais pour moi cela peut uniquement servir à la propagande national belgo bruxelloise de la rtbf qui pourrait en faire un chouette petit reportage pour boucler le 19h30 le soir de noêl, histoire d'anesthésier un peu plus "le sud du pays" afin de lui faire comprendre une fois pour toute que point de salut sans Bruxelles et mère Belgique sous la bienveillante autorité de moeder Flandre. Très peu pour moi.

Écrit par : denis dinsart | lundi, 02 décembre 2013

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@Denis Dinsart : pour info, je ne suis pas un ancien belge nostalgique. Je constate simplement qu'aujourd'hui, la majorité de la population belge choisit (encore) de vivre ensemble et partage un nombre important de valeurs. Je constate aussi qu'à se diviser, nous deviendrions des états-croupions qui auraient encore moins de force dans le concert européen, sans parler du concert mondial. Voilà.

Écrit par : Marcel Sel | lundi, 02 décembre 2013

@ Marcel "... et partage un nombre important de valeurs." A part la dette je ne vois pas directement des valeurs que nous partageons. L'apprentissage de la langue d'autres communautés sert uniquement à l'accès au marché du travail et est dépourvu de l'intérêt culturel ou autre. Je crois donc que le partage de valeurs se limite à l'économie. Il est possible même probable que je me trompe et c'est pourquoi je vous demande des examples de valeurs communes. Epargnez moi la solidarité car celle-ci se limite souvent à l'entourage direct de chaque individu.

Écrit par : xavier castille | lundi, 02 décembre 2013

Moi je constate un manque d'information organisé sur les réalités qui empoisonnent et plus encore compromettent la vie de nos enfants, de nos actifs et de nos vieux !
Quand je dis nos, je pense à ceux habitant en Fédération Wallonie Bruxelles élargie.
Il suffit de démonter les systèmes de financement et ceux des influences politiques actuels pour ce rendre compte que le concept " vivre ensemble " est entretenu par une sorte de nostalgie que j'avoue ne plus partager.
Et pour ce qui est du "partage un nombre important de valeurs." c'est assez désespérant comme situation que de mettre cela en avant afin de protéger les intérêts de quoi, de qui dans le fond !? Pour information, nous sommes en 2014 et membres de l'UE ! L'étape après, c'est se féliciter d'habiter la même planète..?
Pour terminer, "encore moins de force " c'est la cerise sur le gâteau d'un état phagocyté à 80% par et pour une communauté qui représente à peine plus 50% de la population sur 40% du territoire ...
Faudra m'expliquer pourquoi encore continuer ensemble car franchement je ne vois plus bien ... Mis à part la semaine de la frite of course ;-)

Écrit par : Philippe | lundi, 02 décembre 2013

@Xavier évidemment, si pour vous valeurs = argent, vous aurez du mal à me comprendre. Pour moi, les valeurs sont plutôt éthiques. Suffrage proportionnel, culture du compromis (un peu compromise apparemment en 2007 mais revenue en fanfare en 2011), avant-garde sur les dossiers éthiques (euthanasie, euthanasie des mineurs, mariage et adoption homosexuels), et un certain système social. Entre autres.

Écrit par : Marcel Sel | lundi, 02 décembre 2013

Marcel, tous ces valeurs-là, on les a en commun aussi avec les Pays-Bas. Vite, formons un pays avec les Pays-Bas et revivons le Siècle d'Or néerlandais. Quant à l'euthanasie, j'ai lu que ça demeure toujours problématique en Wallonie (Humo d'il ya quelques semaines).

Écrit par : thomas | lundi, 02 décembre 2013

@xc

"Epargnez moi la solidarité car celle-ci se limite souvent à l'entourage direct de chaque individu."

j'entends par là que vous n'avez pas de membres de l'autre communauté dans votre entourage direct... je comprends alors mieux votre conviction d'absence de valeurs communes entre nos "ethnies"

Écrit par : u 't z | lundi, 02 décembre 2013

@thomas

dm au début du mois titrait "albert camus: james dean van de franse filosofie" alors humo peut bien raconter n'importe nawak.

au moins les wallons auront la satisfaction d'avoir libéré la flandre de ses curés};^)€>

vive l'émancipation, fuck la domination

Écrit par : uit 't zuiltje | lundi, 02 décembre 2013

@Marcel: Même la très belgicaine Lamquin du très belgicain Le Soir commence à avoir des doutes sur l'attachement réel des flamands à la patrie belge. Dans l'article "La Flandre veut-elle encore de la Belgique?" du 23/11 elle termine "Et que l’on ne pourra peut-être pas indéfiniment retenir sous le toit belge une Flandre qui ne partagerait plus toutes les valeurs du sud." Pour rappel: dans un sondage récent 55% des flamands se déclarent pour la scission de la sécurité sociale. Selon le même sondage, 54% approuvent la vision de la NVA sur Bruxelles. Le fric a maintenu les morceaux belges ensemble pendant 130 ans, c'est aussi le fric qui va les séparer à nouveau...

Écrit par : Axle | mardi, 03 décembre 2013

@ Marcel Bof, les valeurs que nous partageons ne sont pas un monopole Belge. Il existe d'autres pays qui respectent le mariage homosexuel et l'euthanasie. En ce qui concerne la culture je ne suis pas convaincu que nous partageons les mêmes intérêts à part quelques artistes qui font exceptions.
L'art du compromis que nous connaissons actuellement est quelque chose que je rejette. D'après moi il est à la base d'une polarisation grandissante entre les communautés de ce pays. Croyez vous que le gouvernement fédéral représente la politique choisie dans les circonscriptions électorales? Eh bien non, après les élections il faut faire des compromis avec des régions qui votent souvent d'une manière diamétralement opposée avec souvent comme résultat le status quo. Laissons les régions (la Wallonie, BXL, la Flandre et les Cantons de l'Est s'ils le souhaitent), dotés de pleins pouvoirs, former un gouvernement régional avant que ceux si se mettent à table afin de définir ce qu'ils veulent faire ensemble. A la fin d'une législature les électeurs seront en mesure d'évaluer le travail de leurs élus qui porteront toute la responsabilité des choix faits. Les rapports entre les différentes régions et communautés seront plus respectueux et sans reproches.

Écrit par : xavier castille | mardi, 03 décembre 2013

Monsieur Sel,
Ce que déclament c'est jeunes gens n'est qu'un catalogue de bonnes intentions. Quelles est leur légitimités démocratiques? Parlent-ils en leurs noms, au nom d'électeurs qui les auraient élus? Tout ces bavardages me font penser à ce frankeupheune organisteur de la manif "shame". Depuis son pseudo coup d'éclat il a regagné un anonymat que l'indigence de son message n'aurait jamais du lui faire quitter. Blabla de belgicains bruxellois et de renard flamands déguisés en écureuils, dont les wallons n'ont que faire.

Écrit par : denis dinsart | mercredi, 04 décembre 2013

Le compromis comme valeur commune?... Voyez où cela nous amène.
En Belgique avec le système proportionnel il faudrait, pour coller à la réalité, parler de culte de la compromission. Et puis dans la mesure ou le débat est cadenassé par les présidents de partis, le débat autour de ces valeurs est biaisé sauf peut-être sur votre sacro-saint fesse bouc et votre merveilleux twitteur.

Écrit par : denis dinsart | mercredi, 04 décembre 2013

Au rayon des valeurs belges (sans majuscule), Monsieur Sel, vous pouvez nous parler aussi du fameux/fumeux surréalisme "à la belge", un terme vague pour désigner les situations les plus stupides et les contorsions les plus ridicules pour arriver à vos chers compromis.

Écrit par : denis dinsart | mercredi, 04 décembre 2013

@axle

En een andere belgicist heeft Mme Lamquin er al over aangepakt :)

http://www.demorgen.be/dm/nl/2461/Opinie/article/detail/1749174/2013/11/29/Een-stuk-Belgie-voor-mensen-die-elkaar-willen-vinden-een-ander-stuk-voor-ruziemakers.dhtml

Dat is dus de teneur. Dat is wat mevrouw Lamquin vindt dat ze moet schrijven op de voorpagina van Le Soir om de eenheid in het land te bewaren. Het is het soort Belgicisme dat een gecamoufleerd separatisme is: Vive la Belgique, maar dan zonder dat moeilijke gedoe van die Vlamingen.

Écrit par : Lieven | mercredi, 04 décembre 2013

Nous ne divisons rien, Marcel. Nous sommes divisés.

Écrit par : Moinsqueparfaitduconjonctif | lundi, 02 décembre 2013

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@Moinsque'

"nous" majestatif ? ou vous sentez-vous à ce point représentatif ?

Écrit par : uit 't zuiltje | lundi, 02 décembre 2013

http://www.lesoir.be/372331/article/economie/2013-12-03/apple-fournira-l-europe-via-l-aeroport-liege
"(...)
Les détails financiers de l’opération, qui doit assurer 400 tonnes d’échange entre la BELGIQUE et la Chine chaque semaine, n’ont pas été divulgués."

Pour les amateurs: il était évidemment inconcevable pour ce journal brusselois d'écrire "entre la Wallonie et la Chine"... Il s'agit d'une réussite et non d'un échec, donc c'est belch.

La réalité est évidemment que la réussite de Bierset, comme celle de Gosselies, est purement wallonne et en aucun cas belch. Vraiment pas: il a fallu se battre CONTRE la Belgique pour que ça marche, et seule la régionalisation a permis cette réussite. Jamais l'État flamand-brusselois n'a aidé en quoi que ce soit ces deux sites. Au contraire!

Écrit par : moinsqueparfaitduconjonctif | mardi, 03 décembre 2013

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MQPDC, il me semble que jusqu'à présent, la Chine est un pays et la Belgique aussi. Maintenant, si le mot "Belgique" vous donne l'urticaire, ou pourrait remplacer "Belgique" par "Bierset" et Chine par "Pekin" (ou Shangai... peu importe) de façon à rester à des niveaux semblables. Voilà qui serait nettement plus parlant et plus que démonstratif!
p.s. Je ne nie pas le rôle de la Région Wallonne: mais n'importe qui un tant soit peu au courant des avatars de nos trois "grands" aéroports aura de suite compris. enfin, il me semble ;-)

Écrit par : lachmoneky | mardi, 03 décembre 2013

@moinsqueparfaitduconjonctif...C'est un fait qu'il s'agit bien d'un beau contrat, que rien n'est dû au hasard et que le succès des commerciaux de l'aéroport de Bierset est à mettre à l'honneur. Il est évident que l'aéroport de zaventem qui ne respecte en rien les réglementations internationales en matière d'environnement devra tôt ou tard via la Région flamande allonger 5 à 7 milliards en plans d'isolation et d'expropriation.

Écrit par : Philippe | mardi, 03 décembre 2013

Pour être compris par les belches vous auriez dû écrire "que du contraire" et non pas "au contraire". Il est étonnant que vos prises de positions ne suscitent que rarement des réactions de Monsieur Zout.

Écrit par : denis dinsart | mercredi, 04 décembre 2013

"... à se diviser, nous deviendrions des états-croupions..."

Le jour où Bruxelles et la Wallonie auront rejoint la France, nous ne serons plus un "non-pays croupion"!

Écrit par : HACHIVILLE | mardi, 03 décembre 2013

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"nous deviendrions des états-croupions..."
Traduit une résistance au changement ou une peur du changement ? Au fait c'est quoi encore notre place dans cette brillante et tellement regrettée "nation" ?

Écrit par : Philippe | mardi, 03 décembre 2013

Een belgicistenhand is gauw gevuld.

Dit gezamenlijk manifest is zo belangrijk dat er in de media geen spoor van terug te vinden is. En het heeft alle eigenschappen van een steunbetuiging aan motherhood and apple pie. Je kunt de Israelis en de Palestijnen een gemeenschappelijke verklaring ter ondersteuning van wereldvrede laten ondertekenen. Het gaat gewoon lastig worden als blijkt dat ze beide vinden dat die in de praktijk gaat beginnen als de ander uitgeroeid is.

En hun voorstellen zijn te belachelijk voor woorden. Het onderwijs moet iedereen tweetalig maken? Het franstalig onderwijs, dat daar in geen decennia in geslaagd is? Dat meer staakt dan de busdiensten? Dat in alle internationale rangschikkingen ergens tussen Albanie en Buiten-Mongolie eindigt?

Niet dat op het gebied van frans het vlaams onderwijs beter is. Ik was een tijdje geleden op een bijeenkomst waar iemand zijn poolse vriendin had meegebracht. Die sprak pools en frans en is verplicht geweest met de oudere aanwezigen te converseren want van de verzamelde vlaamse jongeren, nochtans allemaal universiteitsstudenten, kon niemand nog een gesprek in het frans voeren.

En het fameuze monster van Loch Ness van de belgische politiek: de federale kieskring. Laten ze eens bij wijze van oefening een wetsvoorstel daartoe schrijven. Dan moeten ze beginnen keuzes maken. Gaan we voor voorbehouden aantallen zetels voor franstaligen en vlamingen? Hoe worden de verkozenen geteld voor de speciale meerderheden in elke taalgroep? (Een variant zou grappig te manipuleren zijn: als we gaan voor niet voorbehouden zetels waarin iedere verkozene zelf kiest tot welke taalgroep hij behoort zou het voor de NVA+Vlaams Belang heel handig kunnen zijn om de eed in het frans af te leggen).

Belgie als federaal land is dood omdat het in de praktijk onmogelijk is om federale partijen te laten functioneren (de PVDA/PTB is op dit moment de enige uitzondering).

Écrit par : Lieven | mardi, 03 décembre 2013

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@lamochnesky:

OK, mais l'édito de l'avant-veille sur la grève du TEC, bien entendu, était consacré à l'atteinte à l'image de la Wallonie, et non de la Belgique!

Là, la grève n'était pas belge. Elle était wallonne...

Encore un délire de persécution d'un Wallon frustré que de le faire remarquer, bien entendu...

Écrit par : moinsqueparfaitduconjonctif | mardi, 03 décembre 2013

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Je compatis, mais je me dis que cette grève a des répercussions TRES régionales, et que Bierset est bien plus que "régional" --- de plus l'étiquette TEC = grève n'est même plus "régionale" tant les TEC ont excellé à se faire connaître! TEC c'est TEC, ce n'est pas Wallonie: les Wallons, d'ailleurs, n'apprécient pas vraiment! Tous l'auront compris!
Il ne reste plus qu'à espérer que Bierset et Charleroi (ou Gosselies ou Bruxelles-Sud) se fassent autant connaître que les TEC... d'une autre manière, de la bonne manière. Et çà me fait plaisir de voir que l'évolution va dans ce sens!

Écrit par : lachmoneky | mardi, 03 décembre 2013

@ Philippe

Ne vous inquiétez pas pour eux, ils trouverons encore une belle clique de Flamands francophones de Brussel genre Vervaurte, Koertwa enz. pour transformer ça en "projet très important pour tous les belchs" et tenter de faire cracher les Wallons.

Ne parlons même pas du station nationaal. Ils viennent encore de nous extorquer des millions avec les bâtiments scolaires. On va bientôt devoir financer un enseignement de renéerlandisation à Brussel au nom des "chances", pendant que la Vlaanderen ne met pas une thune et attend simplement de récolter les fruits.

Quel calvaire...

Vivement que Di Rupo connaisse le même sort que Leburton. Beaucoup de langues vont se délier et les lignes vont bouger.

Écrit par : Moinsqueparfaitduconjonctif | mardi, 03 décembre 2013

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Cadre: une enquête exploratoire a été menée auprès de jeunes francophones gantois
Méthodologie: nous avons pris contact avec tous les mouvements de jeunesse francophones de Gand et nous avons également été reçue par un groupe estudiantin francophone. Les clubs sportifs de hockey et de tennis ont également été contactés, mais ceux-ci n’ont malheureusement pas répondu à l’appel.
La raison est une évidence que personne ne trouve ahurissante car la discrimination est comprise, assimilée, tolérée et donc encouragée...
En effet l'auteur indique:
"Dans le contexte politique actuel, cela peut se comprendre aisément : les clubs ne peuvent déclarer ouvertement qu’une bonne partie de leurs membres parle le français, au risque de se voir retirer les subsides que leur accorde le gouvernement flamand. "
Source: eff-sfv.be/pdf/FrancoFonie_4.pdf page 93

Écrit par : Philippe | mardi, 03 décembre 2013

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@ lachmoneky: vous faites manifestement semblant de ne pas comprendre mon propos. Donc, comme avec votre compatriote utzule, on peut en rester là, ça ne sert à rien. Gloire à Brussel et à Vlaanderen, phares de l'Occident!

Écrit par : Moinsqueparfaitduconjonctif | mercredi, 04 décembre 2013

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@Moins'

pourquoi tant d'abandon
pourquoi penser que vous n'êtes pas compris dans vos opinions...
ne comprendriez-vous les nôtres ?

Écrit par : uit 't zuiltje | mercredi, 04 décembre 2013

Je viens de rererelire cet entretien. S'il faut faut le recommander, je ne pourrais dire à quel titre.
1. Le miracle de noël avant l'heure.
2. Meneer Zout avait quelques pinutes à merde.
3. Mère Belgique brûle ses dernières cartouches (fabriquées à Herstal)
4. Le cdnv et les psc veulent nous enfumer.
5....

Écrit par : denis dinsart | mercredi, 04 décembre 2013

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On parle de la gestion d'un pays, d'une capitale. La solution passerait par le bilinguisme, disent ces jeunes la bouche en coeur (soupir)...lisez les communiqués du conseil des ministres, lisez le moniteur belge, lisez... la politique sur le terrain, svp ! Pas sur un blog émotionnel ( rires) pour épater les journalistes de la rtbf...

Donc pour ces jeunes, tous pour le bilinguisme (dans un pays qui compte 3 langues officielles, logique) et on garde 2 télés unilingues ? heu....avec une circonscription fédérale, bien sûr, d'une logique imparable !

Rien n'a changé chez les cdh en dépit du changement de nom : que d'incohérences, le but étant le pouvoir à tout prix. Comme écolo-groen... et ps-spa et mr-openvld. Finalement, le succès de la nva est fondé.

Écrit par : bibi lingue | mercredi, 04 décembre 2013

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@bibi

votre remarque est intéressante mais pourriez-vous préciser la ressemblance entre cdh/cd&v et écolo/groen parceque que vos très abstraits mr/o-vld et ps/sp-a rendent vos propos un peu vagues

Écrit par : uit 't zuiltje | mercredi, 04 décembre 2013

"La solution passerait par le bilinguisme"... Mais en Flandre, pas de salut pour celui qui ose dire qu'il est francophone... Bi tri ou quadrilingue !
Il faut se cacher dans son propre pays ! Cela ne vous rappelle rien..?

Écrit par : Philippe | jeudi, 05 décembre 2013

@Philippe

Ja, aan een zaag.

Écrit par : thomas | jeudi, 05 décembre 2013

@Denis Dinsart:

Je ne connais pas Marcel mais je le crois assez intelligent pour comprendre que ce que je dis est certes sarcastique mais parfaitement vrai.

Tout cela saute aux yeux: regardez la saga "L'Avenir". Voilà donc qu'un journal deviendrait wallon au belgium. L'info aux mains des Wallons. M'enfin! Tout de suite, bien entendu, les bonnes âmes dénoncent la "confusion des genres", l'impensable proximité entre la politique et la presse.

Hum! Quand dans un journal brusselois, on voit le grand journaliste objectif David Coppi modérer un débat en ligne entre Pascal Delwit et Charles Picqué (2-3 exemples au hasard), qu'on y lit une page entière consacrée à la défense de la présidente de Je m'Amuse Social, ou que dans un autre un certain VdW pond des panégyriques sur mesure consacrés à Di Rupo pour les concurrencer dans une sorte match Cuba-Corée du Nord, avec comme outsider le tandem Phlippot-Jacqmin dans le rôle de TV-Venezuela sauce Chavez, là, bien entendu, nous assistons à une démonstration d'objectivité et d'indépendance. Le modèle belge!

Moi, ça me semble clair: grève au TEC=atteinte à l'image "wallonne" mais gros contrat pour Bierset=les marchandises passent par la "Belgique". Quand une entreprise foire, on parle de déclin wallon. Le jour où elle avait ouvert, on glorifiait l'attractivité de la Belgique (ou tout au plus du "sud du pays").

Ne pas voir cette différence de traitement, c'est refuser d'ouvrir les yeux. Une telle différence qui persiste décennies après décennies ne peut que relever d'une stratégie délibérée de détournement, voire de démoralisation collective.

On voit plus souvent le mot "Wallonie" traité avec respect dans la presse néerlandophone que dans la presse brusseloise.

Tous ces gens finissent par s'enfermer dans une tour d'ivoire à un tel point qu'ils perdent complètement de vue le décrochage entre l'opinion réelle des gens en Wallonie et l'idée qu'ils se font de ce "pays". Ce décalage leur pétera un jour à la figure.

Écrit par : moinsqueparfaitduconjonctif | jeudi, 05 décembre 2013

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Peut-être n'a-t-il pas d'argument à vous opposer à part prétendre que nous deviendrons des états croupions et que l'union, mais c'est bien sur, fait la force. Le roi Unefois premier en dirait autant.
Pour apporter le l'eau à votre moulin (et au mien), concernant les échecs forcémment wallons et les réussites évidemment belges, j'ai vu hier un reportage consacrée à la filière wallonne de traitement et de commercialisation de la laine en Pays Wallon. Le folicillaire de la chaine publique site une fois la Wallonie en début de reportage puis il n'y en a plus que pour la Belgique."La laine wallonne s'en va en Chine, faute d'une filière complète wallonne" rtbf.be le 03/12/20123

Écrit par : denis dinsart | jeudi, 05 décembre 2013

@Denis Dinsart : je ne me sentais pas visé, tout simplement. Hier ou avant-hier, à l'annonce de la performance de Bierset, j'ai tout de suite twitté wallon (et non belge).

Écrit par : Marcel Sel | jeudi, 05 décembre 2013

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@Denis;

Je ne me sens pas en opposition particulière avec Marcel et je ne m'attendais pas à subir ses foudres ;)

Quant à votre exemple: que dire? CQFD. Mais des exemples comme ça, il y en a à la pelle tous les jours. Et les jeunes Cdh-Cdnv? Comment dire?

Voyez Hollande et son équipe en France: quand vous avez enlevé l'opposition, les abstentionnistes et les électeurs de partis exclus de la représentation: dans les faits, ils dirigent en représentant encore combien de gens concrètement, à part leurs obligés?

Le fossé entre une classe politique de plus en plus monopolistique, ploutocrate et consanguine et la population en Europe devient de plus en plus effrayant. Dangereux, même.

Écrit par : moinsqueparfaitduconjonctif | jeudi, 05 décembre 2013

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moinsqueparfaitduconjonctif |je vous rejoins -une fois de plus - dans votre lucidité adulte

Juste un 'tit exemple
Grève tec : journaux (télé-radio-papier) et ministres .. wallons mêmes (voir l'inénarrable belgicain Magnette plus à droite que lui tu meurs .. même le MR peine) : atteinte à l'image wallonne, scandale, etc...
(et toujours cette atroce expression de "prise d'otages" où en réalité on se fout des vrais otages ... quotidiens, ceux que le ps pourchasse et chasse à coups de s'amuse social y-a-plus-de-places pour vous les pauvres... et de foutraquie administrative tordue et intrinsèquement perverse)

Grève à De Lijn Alost (Aalst pour les belgicains offensés) : des 'tits entrefilets presse sans plus. Normal, c'est leur droit. Ils sont flamands. Donc...plus 'otages, d'image, et autre "scandaleux" d'éditoriaux, rien.Silence.

C'est du belgicanisme (société plutôt d'extrême-droite par ailleurs dans toutes ses émanations, effluves et puanteurs hypocrites), c'est tout.

Bierset? On en parle à peine... pourtant parti de rien pour se développer idem gosselies...

Bref... les belgicains flamingants.. jouent leur jeu.
Et Bxl la ville du chaos provincial, de l'arriération petite-bourgeoise étriquée de moeurs et de réflexes, raciste binaire parce que pour eux "voyager" c'est bouffer dans un restaurant (symptomatique du tout petit-bourgeois) ici ou ailleurs, et sale, casséee, tiers-mondisante, de l'inculture, de la corruption immobilière "palermique" (voir travaux publics métro on remplace le marbre...par du ...carrelage, et oui!Pas un Bruxellois si obscurantiste n'arrive même à se poser des questions qui pourtant sautent aux yeux...marbre éternel contre carrelage glissant et usant, par ici les travaux éternels -pots de vin - ça casse le carrelage, on remplace, hop sousous... Croyez-vous que les Bxlois réagissent? Que nenni! ) des horaires campagnards et des flamands à sa tête.. elle dit rien elle se laisse faire et en plus, on voudrait qu'elle soit maligne..

Écrit par : Démocrate | vendredi, 06 décembre 2013

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Devrait vous intéresser (je l'ai posté aussi ailleurs sur ce blog)
"Le fascisme blanc ; mésaventures de la Belgique"Date de parution : 14/09/1998 C'est, démontre Marcel Paquet, un fascisme d'un genre inédit, insidieux et difficile à percevoir. S'il qualifie de " blanc " ce régime dont tous les rouages sont contrôlés par la criminalité (afin de le distinguer des pestes brune, rouge ou noire), ce n'est nullement pour le réduire au phénomène de la grande protestation populaire d'octobre 1996 - liée à l'affaire Dutroux -, mais pour situer et analyser celle-ci à partir d'un processus plus général, plus englobant et surtout plus ancien.

Cet Etat artificiellement créé par la volonté des grandes puissances du début du XIXe siècle (Angleterre, Autriche-Hongrie, France, Prusse et Russie) développe aujourd'hui un exercice du pouvoir dont les mécanismes fondamentaux sont la démagogie et la corruption.

Écrit par : Démocrate | vendredi, 06 décembre 2013

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@Dém'

vous yen a l'hérault de la démocratie blanche face au fascisme blanc violet indigo bleu vert jaune orange et...rouche etc

"Cet Etat artificiellement créé par la volonté des grandes puissances du début du XIXe siècle (Angleterre, Autriche-Hongrie[1867-1918], France, Prusse et Russie)"

Dém' vous rigolez-là yavaient pas de calotins anti-prot', de bourgeois franskiljons, de charlier jambe de bois...

l'histoire est une création passionnante: 1000 ans (milano) de culture "wallon toudi"
Ne seriez-vous pas en plus climatosceptique?

Écrit par : uit 't zuiltje | vendredi, 06 décembre 2013

Tiens, comme ça tombe bien:

Brussel a un nouveau musée...

Quand c'est Brussel, la région à part entière a droit à son nom. Et là, on ne dit pas que c'est la Belgique qui a son musée...

On aurait pu dire "la Belgique a..." ou "Le centre dupéyïs a...". Mais non, c'est Brussel.

http://www.lalibre.be/culture/arts/bruxelles-a-son-musee-d-orsay-52a15504357004c37c86fb5e

Bah, je suppose que les visiteurs wallons auront droit aux prospectus en français-de-belziek pendant la vingtaine d'années transitoires nous séparant de la remise aux normes linguistiques nationaaal!

Écrit par : Moinsqueparfaitduconjonctif | vendredi, 06 décembre 2013

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Moins'

Là ou on se rend compte que vous fréquentez assidument les musées de Wallonie et au-delà...

Écrit par : uit 't zuiltje | vendredi, 06 décembre 2013

@Democrate: la Belgique n'est pas pour rien le "modèle" de l'UE. N'en déplaise aux 4mer et autres agents de marketing mandatés, le "projet européen" n'est rien d'autre que la restauration de l'Ancien Régime.

Pourquoi croyez-vous donc que les Saxe-Cobourg et autres têtes couronnées, aristos, etc. y sont si favorables, eux qui sont si à cheval sur "la défense de l'intégrité du territoire" (en principe, l'Union, c'est la disparition de leurs belles "nations", non?)?

Écrit par : moinsqueparfaitduconjonctif | vendredi, 06 décembre 2013

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L'étouffoir (flamando belzicain), d'Emiel Holake, non merci.
Ici encore une foiske, les jeunes sont vieux!

Ah le Musée des Arts Modernes avaient de belles pièces.... en tout genre de toutes origines. Faites pour interpeller. La conscience. La pensée. Certaines d'une ironie réjouissante. Critique de la société. Pointant du doigt l' absurdisme automatisé.
Encore bousillé!
Et pourtant, cerise sur le gâteau, dans une population largement illettrée qui n'est que consommatrice-spectatrice béatement superficielle, ouvrant la bouche et roulant des yeux ronds devant ce qu'elle ne connaît pas, donc qu'elle rejette (la paysannerie, c'est cela, le refus de voir, savoir et s'interroger) , nous n'étions donc pas nombreux à le visiter.
D'où le bonheur supplémentaire... de visites... délicieuses dans le silence entourés d'individu(é)s s'interrogeant, dans la plénitude de l'harmonie sereine, au lieu d'une masse de spectateurs avides de contemplation de produits consommateurs-j'ai vu-moi (consommateur, mot qui commence mal, première syllabe).

Tiens, où sont parties ces oeuvres disparues? Pas de réponse sans doute.En Flandre? Comme le reste?
(A koz de la méchante belziek et des fainéants wallons qui font rien, dixit les nombreuses femmes au foyer, mères, épouses, veuves flamandes qui parasitent le système social pour pondre et faire des clafoutis à la maison - à l'aide robots ménagers acquis à la sueur de votre front, dont elles sont fières comme des colonisés découvrant le coca-cola et les t-shirts - c'est qu'en flandre le niveau intellectuel, moral, conscient n'atteint pas le niveau de la mer en tempête, voyez-vous, c'est le lac plat...)
Comme le marbre des stations métro, où est-il parti?
Chez qui?
Et le carrelage flamand... à la place
Tout pouvoir au boerenbond.. c'est chic le fric
de parvenu flamand sans culture et avec frontières. La claaasssse nous envahit.

Nous n'irons plus au Musée.Non plus.
Car les gens vont y aller voir...des images sages, des images.
Kultuuuuuur flinguée.
Pensée morte et enterrée. Esprit critique étouffé...
Vaste programme...

Cependant, des individus peintres wallons ironiques et osés...(ils ne peignent pas des images)existent.

Félicien Rops est né à Namur Wallon

Peintres wallons
Jean-Marie Abel
Véronique Bernier
André Blank
Anna Boch
Hippolyte Boulenger
Louis Buisseret

Gustave Camus
Anto Carte
Marius Carion
Marcel Caron
Georges Collignon

Marcel Defize
Léonard Defrance
Charles de Groux
Jo Delahaut
Marcel Delmotte

Paul Delvaux

Philippe Derchain
Arsène Detry
Léon Devos
Auguste Donnay
Roméo Dumoulin
Adrien Dupagne

Joseph A. Gérard
Richard Heintz
Jules Henriette
Marie Howet

Michel Jamsin

Roger La Croix
Marcel Lagasse
Georges-Émile Lebacq
Georges Le Brun
Victor Leclercq
Jean Leroy
Michel Liénard
Lambert Lombard
Bernard Lorge

René Magritte

Auguste Mambour
Jacques Maréchal
Lucien Maringer
Marie Meuret-Philippot
Maurice Micha
Henri Michaux

Léon Navez
Georges Noël
Victor Noël
Thierry Noville

Aubin Pasque
Pierre Paulus
Luc Perot
Maurice Pirenne
Yolande Pistone
Jean-Marie Planque
Léopold Plomteux

Patrick Quinot

Claude Rahir
Jean Ransy
Armand Rassenfosse
Albert Raty
Victor Regnart
Jean Rets

Félicien Rops

Edgar Scauflaire
Rodolphe Strebelle

Yvon Vandycke
Fernand Verhaegen
Fernand Vetcour

Antoine Wiertz

Denyse Willem
Xavier Wurth

La massitude des choses... Heureusement que Lanaan est minissss.. quelle joie! Nous ne mesurons pas à sa juste valeur notre bonheur et notre chance!
Un cheval de troie de la flandre... Encore un! L'une casse l'éducation , la deuxième la culture, l'autre la santé tandis que le quatrième attaque mendiants, handicapés, pensionnés en belch, retraités en français, chômeurs et miséreux.
En sus du socialisme à la flamande. Unis comme les doigts de la min.
Du côté flamand les "socialistes" proposent le travail obligatoire-arbeit macht frei.

Nous sommes coupables, nous ne mesurons pas la chance extrême du belgicanisme.

Le Ps il-n'y-a-pas-de-parti-socialiste-ici, fournisseur de la Cour royalement flamande (à l'insu de son plein gré, comme les directives Germinal qu'ils signent et approuvent des deux mains et pieds pour faire semblant de s'étonner après, leur cynique foutage-de-gueule est digne de l'empoisonnant et toxique belgicanisme droitier le plus classique et récurrent)


Ceci dit les p'tits jeunes cdh cvp c'est du... vieux belgicanisme, votre truc.
On n'en veut plus. Kruismans qui joue déjà au registre Belgicain pour propagandiser mieux les wallons à l'acceptation (les flamands sont zentils et vous veulent du bien, comme dans les lettres de corbeaux anonymes "un ami qui vous veut du bien", très à la moe sous pétain et les autres).
Tout en étant flamand (se voyant "moderne" alors que la population dopée par le phagocytage et le siphonnage tous azimuts de la belziek honnie, vote majoritairement à l'insu de son plein gré, comme tout dopé, pour la vieille droite conservatrice, radicale et/ou tonitruante depuis toujours, haha, c'est moderne-décoiffant leur truc!).

Pas un hasard. Promu par la droitière belgicaine rtbf qui fait dans le populo aussi.
("Post Scriptum PS : il n'y a pas de PS il n'y a pas de parti socialiste" j'ai adoré et je copie Marcel Sel, auteur de cette énonciation magnifique!)

Le bilinguisme n'est qu'un instrument au service de la flandre ethnique soumise voulue et dominée par ses ...dominants flamands eux-mêmes, changeant de masques au gré de leurs giga intérêts locaux. Conservateurs ultra utilisant le 'tit curé d'abord, le nazi, le boerentruc, la moeder, l'esclave brave ensuite et la propagande paysanne ultra maintenant. Bref, une classe dominante surfant sur le crypto-fascisme pour assurer sa domination sur les flamands eux-mêmes, réifiés et instrumentalisés à leur service.

Depuis plus de 60ans... Un t r uc, un outil car les flamands en plus ne parlent pas encore - 21è siècle!!! - le néerlandais entre eux (samedi dernier, métro bxlles : 4 jeunes 18 à 22 ans flamands parlant entre eux leur patois, et cela se rencontre des dizaines de fois par jour)

Le culte du terroir rance de village, c'est ça. Logique et inéluctable donc qu'ils votent populiste, démago et extrême-droite, le terroir, c'est le ressort-même, c'est l'essence même du conservatisme ultra droitier fascisant (voir le maréchal Pétain, travail, famille, patrie, c'est du flamand pur jus actuel, modeeeeerne quoi, pour info).

Ach, à Brussel, le métro : annonces en flamand (pas en néerlandais!) en roulant les "r" car cela fait mieux paysan boer d'abord, (les flamands minoritaires d'abord eerst eigen volk eerst) dans les faits!, ensuite français puis anglais.
Que les voyageurs soient majoritairement francophones (car les arabes parlent français, les africains aussi, les étrangers européens apprennent le français, les roumains, et pays Est adorent et sont fiers de parler le français..), ou l'anglais.. pas question. Boeren brussel eerst! Les faits.

Le belgicanisme, c'est trouver bien d'être chaotique, peine-à-jouir, lourd, tortueux, vieux, inefficace et entravé. D'avoir un Etat policier.
Administré de façon tordue, contradictoire, pinailleuse et sclérosée.

Le belgicanisme c'est rance, c'est du mea culpa pérénnisé.
Le belgicanisme c'est le conservatisme de vieux de bénitiers fétides.

Les wallons débarrassés de ce belgicanisme démontrent, malgré les entraves lourdes, la systématisée guérilla belgo-flamande contre eux - voir attaques contre charleroi, bierset ou autres - qu'ils progressent.
Et chut, pas dire, ils vont vers l'industrie spatiale.

Les flamands (dressés par leurs propres dominants flamands qui n'ont jamais toléré aucun risque d'éveil et de liberté et ce, en aucun cas) ne comprendront jamais ce qu'est une population résistante et résiliente.
Eux, ils ont été dressés à plier et s'identifier, à être en osmose avec le dominant. Rien de neuf.

Donc, comme ils ne veulent pas de cela - leurs dominants font tout depuis 100ans pour que la population flamande ne s'émancipe pas et ne voit pas, surtout pas, il faut qu'elle adhère en masse, qu'elle s'identifie au dominant (la propagande vante l'esclave flamand comme magnifique alors qu'il est utilisé comme bétail productif mais lourd, très lourd) comme toujours - crainte de la "contamination" danzereuse, ils cassent du wallon.
Rien de neuf. 100ans!
Les flamands, population, adhèrent!Ils sont très faciles à bluffer. Les ressorts et (grosses) ficelles qu'on utilise, ils ne les voient pas.
Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute. Ah c'est du français de LaFontaine donc... inutile, mauvais, danzereux.

Eux, ils obéissent aux chefs. Depuis toujours. Quel qu'il soit. Surtout s'il tonitrue sa puissanceke fort.

Beulemans panse et ne pense pas.
Et les bxlois, ventre mou, collaborent à tous les niveaux, tous (toutes les entreprises construction travaux publics à bxl, toutes, sont flamandes: par ici le pognon ...de tous! Et quel chaos, foutraquie... du flamand paroissial...c'est qqchose d'atrocement pathétiquement dépassé...et très 19è siècle...esclaves de l'Est importés 8 jours sans protection, sous l'oeil torve, amorphe, défaitiste du bxlois de base que rien ne réveille, pas de conscience, pas de science, du tout à l'amoral indifférent...et à la démission de soi-même)

Les travaux métro (qui durent et qui durent et qui durent 4 ans pour remplacer par du carrelage ce qui était solide et éternel..) bouffe c'est du flamand.

Alors, vous remballez votre belziek belgicaine car c'est celle du vol et de l'iniquité droitière vieillotte avec propagande zentille du terroir rance et étroit.
D'abord, respirez et apprenez à respirer.
L'étouffoir belzicain...comme programme, on a déjà donné!
On a vu. Misère, misère...

Ce n'est pas comme si on n'avait pas encore ou jamais vu, vécu, subi.
Fraudes, Mensonges et sentimentaloïde propaganda

Écrit par : Démocrate | samedi, 07 décembre 2013

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@démocrate : Si les flamands dominent comme nous l'avons tous remarqué, je n'en déduis qu'une certitude : les dominés sont stupides, lâches et méprisables. Vous accusez les flamands alors que les wallons sont libres de choisir leur destin depuis 60 ans au moins. Pourquoi ne le font-ils pas ? pourquoi ne votent-ils pas indépendance de la wallonie au lieu des partis soumis à la moeder vlaanderen ? le problème est wallon, il n'est pas flamand ni même bruxellois. Regardez les stat : 1 wallon sur 5 risque la pauvreté alors qu'en flandre, le risque est de 1 sur 10. Voilà la réalité intellectuelle wallonne. Où sont les intellos wallons capables de sortir le wallon de sa torpeur belgicaine ? vos peintres wallons ? le proprio de pairi daiza et ses pandas ? allons...

Écrit par : bibi lingue | lundi, 09 décembre 2013

indépendance ? C'est pas en flandre que plus de 50% des gens votent pour des gens qui éructent ce mot sans jamais osez passer à l'acte ?
C'est pas en flandre que se trouvent tous les leviers de décisions depuis la création de la Belgique menant près de 50% de la population dans une impasse politique et économique ? Le seul repproche que l'on peut faire aux politiques gérant la Fédération Wallonie Bruxelles c'est de continuer à faire confiance à une politique méprisable qui enseigne comme acquis le fait que nous devrions considérer nos voisins comme des amis ! La preuve est que la Flandre n'est aujourd'hui plus très loin d'une simple terre étrangère et sur le plan économique des concurents qui ne reculent devant aucun coups tordus et/ou malhonnêtes...

Écrit par : Philippe | mardi, 10 décembre 2013

comment peuvent-ils obtenir l'indépendance de la flandre démocratiquement avec un cordon sanitaire anti-indépendance ? qui va laisser la NVA diriger le gvt fédéral ? personne, ni l'UE ni l'OTAN.

Écrit par : bibi lingue | jeudi, 12 décembre 2013

http://www.lesoir.be/377589/article/actualite/regions/bruxelles/2013-12-10/philippe-close-4g-bruxelles-des-2014

La capitale de la Flandre (ou le centre dupéyïs, c'est selon) avance vers la modernité!

Des cinematekken, des bozaren, des musea, des nounous, de bonnes petites VZW's à finalité sociaaal avec dirigeants "de grande kwaliteit" enz. mais pas de 4G!

En effet, Meneer Klose, vous n'est pas le Hainaut!

Mais bon, si les jeunes cdnv(-a??)-psc disent que nous nous ressemblons tous, faisons semblant d'y croire...

Écrit par : Moinsqueparfaitduconjonctif | mardi, 10 décembre 2013

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http://www.lalibre.be/actu/politique-belge/magnette-le-ps-est-republicain-par-ideal-52a7ecf33570f96638caa91c

J'ignore totalement ce qu'il pense sincèrement. Par contre, que le "président du PS commis d'office" se permette de déclarer cela après 20 années de monarchomanie, ça a quand même un petit parfum de crépuscule du dirupisme...

Mais bon, si les "jeunes" se parlent, alors c'est que la Belgiek a de l'avenir ;)

Écrit par : moinsqueparfaitduconjonctif | mercredi, 11 décembre 2013

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http://www.lalibre.be/economie/actualite/audit-cinglant-de-la-cour-des-comptes-sur-les-marches-publics-de-l-ibge-52a897d33570105ef7d1cf69

On se croirait dans le Hainaut!

Qu'en pensent les jeunes? ;)

Je vais vous donner la réponse: les jeunes belgicains attendent que les vieux soient virés à cause de leur Ancienne Culture politique (ACP : une A.O.C. from Belgium) pour mettre en place leur Nouvelle Culture Politique (NCP : autre A.O.C. belge; un certain Guy Verhofstadt en était le titulaire mais il a été dégommé, m'a-t-on dit).

Eh oui, les NCP deviennent ACP et ainsi de suite!

Il faut que tout change pour que rien ne change.

Écrit par : moinsqueparfaitduconjonctif | mercredi, 11 décembre 2013

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Quel bonheur dans les chaumières brusseloises! Et on ne lira plus aucune critique sur Ryanair dans la presse du Centre dupéyïs.

http://www.lalibre.be/economie/actualite/ryanair-charleroi-pourrait-perdre-jusqu-a-900-000-passagers-en-2014-52a985613570105ef7d27f7c

Qu'en pensent les jeunes cathos?

Ah, bin rien que du bonheur, hein: la Wallonie qui perd, on aime...

Écrit par : Moinsqueparfaitduconjonctif | jeudi, 12 décembre 2013

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Encore et toujours ce parfum de Hainaut. Faut dire que ce fransquillon-ci a un nom typiquement français. Sûrement encore un de ces transfuges, symboles de mainmise wallonne ;)

http://www.lesoir.be/379411/article/actualite/regions/bruxelles/2013-12-12/un-fonctionnaire-ixellois-detourne-500000-euros

Je me demande ce qu'en pensent les jeunes belgicains.

Écrit par : moinsqueparfaitduconjonctif | vendredi, 13 décembre 2013

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http://www.lalibre.be/economie/actualite/comment/l-etat-vole-a-la-rescousse-de-brussels-airlines-52abf9913570105ef7d3809d?filter=date_desc&page=1

En tout cas, on voit bien pour et surtout contre qui roule la belgiumerie...

Comment on disait, encore? Plus un franc wallon pour l'aéronautique flamande?

Écrit par : moinsqueparfaitduconjonctif | samedi, 14 décembre 2013

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