mercredi, 28 août 2013

Pourquoi la Belgique n’est pas «sauvée».

Article écrit suite à l'interview de Vincent Laborderie dans L'Écho


Comme beaucoup, j’ai ma vision idéale d’une Belgique gérable. Elle passe par un fédéralisme d’équilibre qui remplacerait les deux grands blocs par plusieurs cantons plus petits afin d’en finir avec la confrontation permanente entre la Flandre et la Wallonie, la communauté néerlandophone et la communauté francophone. Ces cantons pourraient correspondre aux anciennes provinces, avec une exception pour la région germanophone, ou pourraient réunir les anciennes provinces par deux, par exemple. Une province de Brabant bilingue, avec des caractères linguistiques protégés (pour Beersel, par exemple), me plairait beaucoup. On aurait alors un modèle plus proche du suisse ou il y a également des querelles communautaires, mais elles restent plus locales et ne pourrissent pas continuellement l’État. Ce modèle me paraît tout à fait compatible avec les aspirations de Vincent Laborderie avec lequel je me frite (normal, on est en Belgique) depuis un bon moment déjà. Non pas parce que nous ne voulons pas la même chose, mais parce qu’il fait, à mon avis, une analyse tendancieuse des faits. Sinon, Laborderie milite pour une Belgique fédérale à quatre régions et sans communautés, et franchement, faute de mieux, je m’en contenterais également.


Le champ des partisans
Seulement, voilà. On doit confronter un tel modèle aux réalités politiques. Or, en Flandre, la région la plus peuplée du pays, il n’y a pas de majorité pour une telle solution. Elle implique une révision profonde de la Constitution. Et une majorité spéciale soit à la fois les deux tiers des voix au niveau national, et la moitié pour chaque région. Il est déjà douteux que les partis wallons acceptent une région germanophone territoriale digne de ce nom. Mais voyons du côté flamand quels partis seraient partisans d’une Belgique fédérale territoriale. Ci-dessous la répartition actuelle des sièges flamands à la chambre ; en italique, les partis susceptibles d’accepter une fédération non communautaire, en gras, les autres.

N-VA 27
CD&V 17
Open Vld  13
sp.a 13
Vlaams Belang  12
GROEN! 5
Lijst Dedecker 1

Total pour : 31 sièges (35%), total contre : 57 sièges (65%). La messe est dite. Aux prochaines élections ? Le seul test grandeur nature depuis ces élections dont nous disposons actuellement est celui des élections provinciales, qui ne sont pas totalement comparables aux fédérales, mais essayons. Les résultats par liste en Flandre sont les suivants : 

N-VA 29%
CD&V 22%
Open Vld  15%
sp.a

14%

Vlaams Belang 9%
GROEN! 8% 
PVDA+ 2%
UF 1%

Dans ce cas, les listes «communautaires» emportent encore toujours 60% du machin (et probablement plus en pourcentage de sièges), ce qui correspond aussi au sondage de la VRT de mai 2013, où la N-VA était à 32%, et à celui de VTM de juin 2013, où celle-ci était à 35%. Si le parti de Bart bouge sans arrêt dans ces peilingen, le poids des «communautaires» reste sensiblement le même depuis les élections de 2010. Donc, voilà, le fédéralisme sans communautés et à quatre régions est une très bonne idée, mais ce n’est pas pour demain, ni pour après-demain. Il faudrait pour que ça arrive que les deux plus grands partis de Flandre se ratatinent et que l’extrême droite disparaisse.

Changez !
On me dira que le CD&V peut changer, mais les faits me semblent dire le contraire : toute l’évolution du fédéralisme belge, tiré par les chrétiens démocrates, s’est basée sur la complémentarité régions/communautés, notamment parce que la Flandre (CD&V surtout, mais pas que) ne peut accepter de ne plus jouer un rôle prépondérant et autonome à Bruxelles, pas seulement au niveau de la culture flamande, mais aussi de l’éducation, de la santé, et désormais des allocations familiales — ainsi que les autres matières «personnalisables», comme le sport ! J’aimerais qu’on m’explique ce qui pourrait amener le CD&V à accepter un jour de revenir sur ces acquis. J’attends. Impatiemment.

La Belgique n’est donc pas près de renoncer à son organisation délirante, merveilleuse usine à gaz de moins en moins gérable.

La seconde question est celle de la préservation de l’État belge. Comme Vincent Laborderie, je suis persuadé que jamais, la Flandre ne se déclarera unilatéralement indépendante, même si elle était gouvernée par une majorité N-VA-Vlaams Belang. Et ceci, parce qu’en décrétant une telle indépendance, elle serait extrêmement mal vue en Europe, notamment par l’Espagne qui ne veut pas d’un tel précédent. Pire : la Flandre ne déclarerait pas son indépendance sans revendiquer au moins du bout des lèvres sa capitale, et ça, c’est Bruxelles. Or, ce faisant, elle sortirait de facto de l’UE et priverait l’Europe du siège de la majorité de ses institutions ! J’ai décrit dans Walen Buiten ce que pourrait représenter une telle revendication au niveau bruxellois, et qu’elle requérait une intervention policière sinon militaire. Bruxelles et la Wallonie auraient alors beau jeu d’accuser la Flandre de casus belli (pacifique) et la Capitale disposerait de tous les arguments nécessaires pour, non seulement, faire valoir son propre droit à l’autonomie vis-à-vis de l’État flamand, mais de surcroît, pour exiger un couloir avec la Wallonie. 

Un Tchèque en blanc
On me rétorquera que les Bruxellois ne veulent pas, majoritairement d’une association avec la Wallonie, mais ils élisent des partis qui, dans leur large majorité, pensent que Bruxelles a besoin de la Wallonie et inversement. En l’absence d’un droit au referendum en Belgique, ce n’est donc pas la majorité de la population qui décidera quoi que ce soit, mais plus probablement les partis. Ce ne sont pas non plus les citoyens Slovaques qui ont choisi l’indépendance (d’après Marion Dautry de Mediaczech.net, un sondage de l’époque donnait 12% de Slovaques partisans de la partition — moins encore qu’en Flandre !), encore moins les Tchèques, leurs politiciens ayant décidé pour eux, sur base — et ça me paraît intéressant pour la suite — de l’impossibilité de s’entendre entre partis régionalisés. Néanmoins, je n’ai jamais lu de la plume d’un politicien belge, toutes tendances confondues, que cette séparation était antidémocratique. 

L’UE pourrait-elle imposer un referendum en cas de scission de la Belgique ? On en discuterait des heures, mais la séparation d’États n’étant pas prévue dans les traités, la représentativité des élus étant un des fondements de la démocratie, et le referendum n’étant pas prévu par la Constitution belge, l’UE ne peut rien imposer du tout. Même si elle pourrait faire pression. Bref, le scénario le plus réaliste en cas de scission de la Belgique serait la Flandre d’un côté, la Fédération Wallonie-Bruxelles de l’autre.

C’est tout pourri, ce pays
Les stratégies nationalistes flamandes possibles (ou, disons, raisonnables) sont donc au nombre de deux : soit, amener la Wallonie à déclarer son indépendance, par lassitude ou par nécessité. Soit, sur le modèle de la partition tchécoslovaque, amener la Belgique au blocage institutionnel total (absence de gouvernement), permettant au Parlement flamand (ou wallon) de faire le constat de la faillite existentielle de l’État. Bien entendu, il faudrait que la crise apparaisse comme désespérée pour obtenir une majorité en Flandre (ce qui requiert les votes de la moitié du CD&V). Impossible ? Tout dépend de la pression psychologique que peut exercer la N-VA. Notez qu’il n’y aurait pas, là non plus, de véritable déclaration d’indépendance, mais un simple constat de la nécessité de reprendre au fédéral les compétences nécessaires à la gestion de la Région flamande. Elle pourrait même le faire tout en déclarant ne pas se détacher de la Belgique, reprenant à son compte, par nécessité absolue, l’ensemble des fonctions normalement exercées par l’État central (récolte et répartition des impôts, de la sécurité sociale, etc.) Il s’agirait donc de constater la force majeure pour réduire la Belgique à une coquille vide, dont les pouvoirs seraient aspirés par le gouvernement flamand. Anticonstitutionnel ? Mais toute scission d’États est anticonstitutionnelle par nature.

À ce moment-là, l’on rejoindrait le scénario numéro un : se trouvant dans une situation impossible socialement et financièrement, la Fédération Wallonie-Bruxelles ne pourrait que se déclarer indépendante, dès lors que cela permettrait à Bruxelles de percevoir les impôts des navetteurs (plutôt que de les laisser percevoir par la Flandre ; et accessoirement la Wallonie), faisant rentrer une manne de 6 à 8 milliards d’euros, ce qui rendrait l’ensemble rentable. Au final, la Flandre n’aurait plus de transferts vers la Wallonie, mais perdrait autant par l’annulation des transferts Bruxelles-Flandre. Histoire de «dédiaboliser» un peu, on peut aussi imaginer que la N-VA, qui a étudié la partition tchécoslovaque à fond, espère amener les acteurs à épuisement pour obtenir un constat mutuel d’ineptie nationale, et la partition par consentement. La question étant alors : la Flandre nationaliste est-elle prête à lâcher Bruxelles pour vivre sa vie ? L’idée a déjà été évoquée au sein du mouvement nationaliste flamand et si elle ne séduit pas tout le monde, tant s'en faut, même le VVB (Mouvement populaire flamand) la présente comme un pis-aller, quitte à continuer à revendiquer Bruxelles par la suite. Il faut se dire aussi qu’un certain nombre de nationalistes se font beaucoup d’illusions sur la capacité d’un État sécessionnaire de revendiquer quoi que ce soit ou de «vider Bruxelles de son économie» pour l’amener à «choisir la Flandre». Le moment de vérité venu, ils feront triste mine, mais à choisir entre revenir en arrière et accéder à l’indépendance, fût-ce sans Bruxelles… Bref, une telle partition serait évidemment un beau bordel, mais il me paraît cavalier de prétendre qu’elle est impossible. La scission de BHV aussi, était impossible. Tout comme la chute du mur de Berlin l’était encore à peine un an avant l’événement.

Les grandes manœuvres, en 541 jours
Pour parvenir à amener la Wallonie à se détacher de la Flandre, ou rendre possible un constat de carence permettant à la Flandre de «légitimement» s’octroyer les pouvoirs fédéraux, ou d’arriver à une conférence de partition, il faut une crise préalable d’une gravité exceptionnelle. Cela requiert, par exemple, de bloquer toute formation gouvernementale pendant une longue période. L’exercice a plutôt bien réussi au parti de De Wever en 2010-2011. Il y a eu 541 jours sans gouvernement suite aux élections, et plus de 600 entre la démission de Leterme et l’intronisation du gouvernement suivant. Au risque d’apporter de l’eau au moulin de Laborderie, force est donc de constater que la Belgique a de belles capacités de résistance. Peu de pays auraient résisté à une telle impasse. La N-VA ne représentait alors que 28% des électeurs. Mais la promesse de tous les partis flamands de ne pas entrer dans un gouvernement fédéral tant que BHV ne serait pas réglé, une idée du CD&V Herman Van Rompuy (rien que lui !) avait permis à Bart De Wever de maintenir le pays dans les limbes pendant un an et demi en prenant le CD&V au mot. Et pas que le CD&V : lors d’une émission Zevende Dag de la VRT, pendant la campagne de 2007, cette «grève du gouvernement» ayant été présentée par le CD&V et la N-VA comme le minimum patriotique flamand, presque tous les autres partis ont répondu «présent» au nom de BHV ! Quand Vincent Laborderie affirme, dans L’Écho, que l’on débat plus dans les émissions politiques flamandes que dans les francophones, il ferait donc bien de préciser que ça dépend un peu de quoi on parle. C’est aussi lors d’une de ces émissions politiques, si je me souviens bien, que tous les partis flamands ont fini par s’avouer «confédéralistes» parce que le mot était si séduisant électoralement que, même en y fourrant tout et n’importe quoi, il paraissait indispensable de s’en réclamer, y compris pour la gauche ! 

En tout cas, comme je l’avais indiqué dès après les élections de 2010, tant que la N-VA fut maintenue dans les négociations, nous n’avons pas eu de gouvernement fédéral. CQFD.

Je suis donc persuadé que la seule chance pour le parti de De Wever d’obtenir au moins un confédéralisme, au mieux une indépendance (plus ou moins longtemps) après 2014, est de réitérer le même exercice, mais au finish cette fois. Il y a toutefois une condition subsidiaire pour que ça fonctionne : le CD&V s’étant largement détaché de la N-VA en s’associant au gouvernement Di Rupo, cette dernière doit obtenir un score électoral plus élevé qu’en 2010 pour être psychologiquement incontournable (et l’être aux yeux de l’opinion publique) au moins pour le CD&V, sinon pour l’Open VLD. Je parle d’un score qui rendrait scandaleux de laisser la N-VA dans l’opposition, tant au niveau flamand qu’au niveau fédéral. Il est évidemment difficile d’estimer à partir de quel chiffre une telle situation prévaudrait, mais je dirais qu’au-delà de 35%, on risque une impossibilité de former un gouvernement fédéral sur une (très) longue période. 

Le score du Vlaams Belang est également important dans cette estimation, dès lors que ce n’est pas seulement le succès de la N-VA qui permet de faire pression sur les autres partis, mais aussi la difficulté de former une majorité sans la N-VA. Et là, les voix du Belang sont utiles puisqu’elles neutralisent de 8 à 12 % des sièges qui ne vont donc pas aux partis traditionnels. Le score cumulé des deux partis nationalistes a donc presque autant d’importance que le score de la N-VA seule. Si la N-VA stagne, sachant que le Belang a l’air de baisser, la Belgique est donc «sauvée» et Vincent Laborderie aura eu raison. Mais assurer aujourd’hui le citoyen qu’il en sera ainsi revient à nier l’imprévisibilité des scores électoraux, ce qui n’est pas très scientifique.

Natuurlijke-Vlaamse Alliantie
En cas de victoire nationaliste, la clé du problème ne découle pas d’une «vision diabolisée» de la N-VA, mais de sa nature et aussi — bizarrement — de la relative belgitude de son électorat : beaucoup de ses électeurs sont opposés à une indépendance flamande. Je suis convaincu que les militants du parti de De Wever sont totalement sincères dans leur nationalisme. Cette formation réunit les déçus de la Volksunie qui, justement, s’est mise à négocier (au travers de sa gauche) une Belgique fédérale. Pour la N-VA, une telle évolution est exclue. C’est inscrit dans ses gênes. Penser qu’elle pourrait entrer dans une logique confédérale light revient à mépriser la conviction profonde de la majorité des têtes du parti. La N-VA est un parti radicalement séparatiste, point. Vincent Laborderie se trompe à mon avis lourdement quand il pointe les divergences d’opinions au sein du parti, se basant sur les déclarations plus ou moins confédéralistes des uns, plus ou moins indépendantistes des autres. Dans l’esprit du kop de la N-VA, confédéralisme est un synonyme hypocrite de nationalisme. Que Siegfried Bracke déclare vouloir préserver la Belgique ne prouve aucunement qu’il le pense dans son for intérieur : il a fait le même discours nationaliste mettant les Juifs d’Anvers hors de la Nation flamande que Jan Peumans il y a deux ans. Il croit dur comme fer qu’il y a bien deux nations et deux démocraties en Belgique, et il n’y a qu’un moyen de tirer les conditions logiques de ce constat en politique. 

De mon point de vue, l’apparente dissonance dans les déclarations des têtes de liste relève de la pure communication : la N-VA est confrontée à une population qui n’est pas indépendantiste (tout comme l’était la population slovaque). D’où un jeu permanent sur les mots. En prônant le confédéralisme, qu’elle sait inacceptable pour les Francophones (il s’agit de rompre le lien social entre les régions belges, et une telle rupture serait si désavantageuse pour Bruxelles et la Wallonie que celles-ci n’auraient de salut que dans la séparation), elle trompe ses électeurs sur l’enjeu fondamental de son projet politique. Elle profite aussi de l’usage inconsidéré du mot «confédéralisme» à toutes les sauces par le CD&V d’abord, les autres partis flamands ensuite. La N-VA doit utiliser ce double langage pour pourrir l’État et amener les Flamands à la suivre dans un projet qu’elle ne dévoile réellement qu’à ses militants. C’est aussi la raison pour laquelle, contrairement à la Catalogne et à l’Écosse, la N-VA ne prévoit pas de referendum. Autrement dit, la population flamande n’a pas droit au choix.  

C’est une belle indication de l’engagement absolu de la N-VA qui la rend arrogante, ainsi que de ses principes : les têtes de la N-VA «pensent» pour la Flandre et les Flamands. C’est le sens de la reconnaissance par De Wever lui-même que l’un de ses maîtres à penser était Miroslav Hroch, historien tchèque qui a montré que pour qu’un parti nationaliste puisse «emporter» un électorat qui ne l’était pas radicalement, il ne devait pas faire campagne sur son indépendantisme, mais bien sur les thèmes économiques, sécuritaires, sociaux. C’est exactement ce que fait Bart De Wever. Penser que la N-VA est un parti conservateur qui vise l’indépendance, c’est donc mal comprendre. La N-VA est un parti séparatiste qui doit séduire un électeur qui ne veut pas d’une séparation et le convaincre, par des moyens détournés, qu’il n’y a pas d’autre possibilité. Elle doit prouver aux Flamands que la scission est la seule solution pour eux. On m’accusera de diaboliser, mais qui a évoqué Hroch ? De Wever ou moi ?

Double Je, dubbel Ik
C’est aussi parce qu’elle a besoin de ce double jeu que la N-VA doit impérativement faire comme si elle était prête à monter au gouvernement fédéral. Tout en faisant tout pour ne pas y monter. Parce que le jour où la N-VA participera à un gouvernement fédéral qui ne mènerait pas radicalement au confédéralisme (et il serait étonnant qu’un tel gouvernement apparaisse jamais — trop désavantageux pour les Francophones), elle mourra de sa belle mort. Son succès est en effet dû au fait qu’elle est «le parti qui tient tête», celui qui n’a pas plié depuis 2007, contrairement au CD&V et à l’Open VLD. Le jour où elle pliera, où elle participera à la gestion de cette Belgique qu’elle a maintes fois présentée comme antidémocratique, antiflamande, elle se ratatinera. 

Cette double nécessité, se présenter comme un parti fédéral en puissance, et tout faire pour ne jamais entrer dans un tel gouvernement, ne la dérange pas particulièrement, puisque cela lui permet (et lui a permis pendant les 541 jours) de pourrir les négociations gouvernementales, ce qui fait avancer la cause flamande. Et donc, si les électeurs flamands donnaient plus — ou largement plus — que 35% des voix à la N-VA le 25 mai 2014, les autres partis, devenus croupions, seraient amenés à tenter de l’imposer au fédéral pendant une période assez longue, le temps de «prouver» que la N-VA ne veut pas réellement gouverner au niveau belge (ce qu’elle contestera avec force et conviction, comme elle l’a fait en 2010-2011) et qu’il faut accepter un gouvernement minoritaire au niveau flamand. N’oublions pas qu’avec un tel score, il me paraît très difficile de ne pas donner la ministre-présidence de la Flandre à Geert Bourgeois ou à l’un de ses collègues N-VA. Et dans ce cas, la pression exercée au niveau fédéral serait accentuée par une pression émanant du gouvernement le plus puissant, et de loin, de Belgique.

La belle ou la bête
Enfin, la N-VA est parfaitement consciente que c’est 2014 ou l’ombre. Car jamais, dans l’histoire de la Flandre, les nationalistes n’ont été aussi haut dans les sondages que depuis 2010. Si la N-VA n’obtient pas le confédéralisme après ces élections-ci, qui sait ce qu’elle représentera encore en 2018 ? On a vu à quelle vitesse le Vlaams Belang a décru après son succès de 2004. L’électeur flamand est extrêmement volatile et si De Wever ne lui apporte qu’un gouvernement flamand un peu plus flamingant que le précédent, il deviendra le président d’un parti affaibli, et les déçus seront nombreux. 

Bref, contrairement à ce que Vincent Laborderie écrit, en prenant ses souhaits pour des réalités me semble-t-il, nous ne sommes pas sortis de l’auberge. Le 25 mai 2014, vous regarderez les résultats devant votre poste de télévision. Si la N-VA fait moins de 30%, vous crierez ouf, avec Vincent et avec moi. Si la N-VA fait plus de 30%, vous mordrez sur votre chique. Si elle dépasse les 35%, apprêtez-vous à une longue, très longue période sans gouvernement et, peut-être, à clore le dossier Belgique. Autant le savoir. Et comme le dit un vieux proverbe campinois : «Un homme prévenu est un homme prévenu.»

16:14 Publié dans Humeurs du Nord | Lien permanent | Commentaires (60) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

Commentaires

Sans aucune flagornerie de ma part, sincères félicitations pour cette démonstration aussi brillante que fouillée de la situation actuelle de "l'Etat-tampon" heurté en pleine face par le boomerang des réalités. Pourquoi en vouloir à la NVA d'agir pour la Flandre dans un but louable d'émancipation et de liberté sans tenir rancoeur aux "Princes étrangers" qui, au 19e siècle, ne s'inquiétèrent pas de l'opinion des Flamands et des Wallons ?

Écrit par : Wallon | mercredi, 28 août 2013

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En 1830, il n'y avait ni Flamands, ni Wallons, seulement des Belges. Le territoire de la Belgique indépendante correspondait pour 85% à celui de la Belgique pendant la période autrichienne.

Écrit par : Bruno Yammine | lundi, 02 septembre 2013

Très très intéressante analyse. D'une certaine manière, vous nous dites, comme De Wever, que nous ne sommes plus en démocratie puisque en tant qu'électeur, je ne peux absolument pas peser sur le vote en Flandre - qui jusqu'à nouvel ordre ou au pire en juin 2014 est bien dans mon pays - et que je n'ai aucun espoir que les solutions pour lesquelles je voterais - sensiblement les mêmes que vous Marcel, par ailleurs - ne puisse être adoptées. On peux juste donc espérer être bien gouvernés pendant ce temps, mais pas vraiment voter pour une solution. Help Marcel ! Dans quel monde vit-on ?

Écrit par : Xavier DL | mercredi, 28 août 2013

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Franchement, dans tous les cas ... Quel est notre avenir politique, économique et social avec cette flandre là ?
Pourquoi se poser tant de questions ? La Fédération Wallonie Bruxelles est un ensemble homogène avec la périphérie Bruxelloise et cela c'est un fait. Pourquoi ne pas dès lors l'acter chaque jour un peu plus en faisant preuve enfin d'une capacité de nuisance permanente avec des décisions, des prises de position, des actes qui légalement border line seront fatiguants et à la longue épuisants pour cette même flandre qui nous veut tant de bien(sic). Il serait temps de comprendre que nous n'avons plus que quelques points commun romantiques mais que dans les faits, le divorce est consommé et que seul le plus volontaire, le plus décidé, le plus fûté, le plus rusé emportera la banque Bruxelloise. Qui parle de 8 milliards ?
La réalité économique c'est deux à trois fois ce montant au minimum. De Warande, la KBC et le VOKA ne s'y trompent plus... Il n'y a plus que les belgicains d'un temps passé pour encore nous sortir les mouchoirs d'un miroir aux alouettes. La fédération de hockey sur gazon est scindée de part la volonté flamande et les avocats flamands commencent seulement à entrevoir la catastrophe financière du repli sur leuven ... Il serait peut-être temps de travailler et de consommer, mais cette fois, plus pour les flandres ! Il est temps de se faire mal et de se remettre en question collectivement.

Écrit par : Philippe | mercredi, 28 août 2013

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La fédération Wallonie-Bruxelles est le nouveau nom non-légal de la Communauté française de Belgique, une communauté donc. Le nouveau nom semble impliquer un territoire, mais ce n'est qu'un leurre.

BXL selon vous percevra 8 milliards d'impots ou même plus. Encore un leurre, les administrations et les sociétés ça se démenage. Remember Bonn!

Bruxelles se trouve physiquement en territoire flamand et lors d'une scission événtuelle et très hypothétique, pourrait très bien être incorporé avec ses 600.000 francophones et 300.000 allochtones dans une république flamande comptant alors 7.500.000 habitants. Une minorité dont il faudra respecter leur culture et leurs droits, c'est évident.

Dans une Flandre sociale et ouverte où toutes les cultures, opinions et religions seront le bienvenu, cela ne posera pas de problèmes.

Écrit par : schoonaarde | mercredi, 28 août 2013

@Schoonaarde :
1. Bonn était une décision de la RFA, dont Bonn faisait partie (et tout n'a pas été déménagé)
2. Les entreprises ne sont pas "nationalistes". Elles s'établissent là où c'est intéressant. Bruxelles restant le siège de l'OTAN et de l'UE, beaucoup n'auront pas de raison de déménager, surtout si la fiscalité est avantageuse.
3. Les Bruxellois sont à 5% favorables à un rattachement à la Flandre. Un Anschluss n'est pas possible dans un État (ou des États) démocratiques. Ça n'arrivera pas. COmment allez-vous attirer 1 mio d'habitants dans un pays où ils ne veulent pas habiter ?
4. Même Dedecker a compris que la séparation de la Belgique impliquait la perte de Bruxelles pour la Flandre.
5. La FWB n'est rien sur papier, mais c'est une intention des partis francophones (tous) en cas de séparation. Autant vous y faire.
=> toujours les mêmes illusions

Écrit par : Marcel Sel | mercredi, 28 août 2013

@Schoonaarde

600.000 francophones et 300.000 allo... comme ils disent
c'est amusant que vous pensiez que le compte est bon
remarquez bien que je me réjouis de voir tant de jeune FR (voire allophone comme vous dites) suivre leur études en NL à bxl malgré la résistance de la vgc débordée

vous ne comprenez manifestement pas votre pays , votre flandre a vraiment un problème, elle est incapable d'admettre la moindre minorité même pas sa propre dimension FR, c'est dire... elle n'est évidemment pas l'avenir de bxl, dommage peut-être car la communauté FR n'est pas spécialement à la hauteur...

Écrit par : uit 't zuiltje | mercredi, 28 août 2013

@Marcel

comparer la rfa et la belgique est d'autant plus stérile que l'allemagne est une fédération alors que la belgique est (rien à voir sauf pour les ânes très nombreux en nos contrées) un ensemble d'Entités autonomes fédérées...

bonn avait l'intérêt de se trouver là où se trouve le capital en allemagne, bien sûr l'aspect symbolique de berlin est important même si elle gît au milieu de nowhere... rien à voir avec bxl donc.

Pour 2. à 5. vous avez parfaitement raison mais reconnaissez que "fédération wallonie-bruxelles" c'est particulièrement débile par rapport à la définition d'une communauté FR où le territoire n'est en principe pas le problème... ya du demotte là-derrière pas grave, des cons insignifiants

Écrit par : uit 't zuiltje | mercredi, 28 août 2013

@Zuiltje : pas moi qui ai comparé Bonn à Bruxelles…
Ensuite, pour la FWB, je suis plutôt d'accord, j'écris encore souvent "la Communauté française" et "la Communauté flamande". Mais je sais que la symbolique FWB est forte : elle revient à dire à la Flandre : "vous avez pris Bruxelles comme capitale, mais le lien entre Bruxelles et la Wallonie est plus fort que vous ne le pensez". Il a raison. Politiquement, il est extrêmement fort. Populairement, il l'est quand même 5 fois plus à Bruxelles que ne l'est le lien avec la Flandre.

Écrit par : Marcel Sel | mercredi, 28 août 2013

"il l'est quand même 5 fois plus à Bruxelles que ne l'est le lien avec la Flandre."

ok Marcel je vous suis, mais je dois reconnaître un certain scepticisme j'ai rencontré pendant l'été quelques wallons (vraiment pas idiot je précise) qui ne me semblaient pas vivre dans le même pays(et je le regrette évidemment)... bon au moins ils seront probablement plus patriotiquement possible à convaincre que quelques flamands que je fréquente...

Écrit par : uit 't zuilje | jeudi, 29 août 2013

@Marcel

à la réflexion, il me semble l'avoir déjà écrit... proposé une fusion cocof/région-bxl-capitale serait un bon coup de pied de départ dans le flamingantisme,

évidemment une vraie fédéralisation chapeautant les communautés FR et DE et les régions wallonne et bxloise (en intégrant la minorité NL)aurait une de ces gueules qu'on peut difficilement espérer dans cette minable Belgique...

(merde mes rêves ressemblent à ceux de schoonaarde en version FR)

Écrit par : uit 't zuiltje | jeudi, 29 août 2013

@Zuitlje : m'étonnerait que Schoonaarde milite pour une surreprésentation des Francophones au Parlement flamand après l'indépendance. Je milite pour une surreprésentation germanophone et néerlandophone au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles-Cantons, ainsi que l'officialisation des trois langues. Et aussi, il ne peut pas y avoir la moindre ingérence de la population majoritaire dans les institutions des minorités. Je serais curieux de voir Schoonaarde défendre le français comme langue officielle de la Flandre (avec Bruxelles, s'il y parvient). En tout cas, ça ne se trouve pas dans les plans du gouvernement flamand (la "Handvest" ne prévoit que le néerlandais). Bref, tout dépend de ce qu'on appelle "minorité", de ce qu'on reconnaît et de ce qu'on octroie.

Écrit par : Marcel Sel | jeudi, 29 août 2013

En Fédération Wallonie Bruxelles élargie et libérée du joug flamando flamand (suppression évidente et unilatérale des lois linguistiques), il est évident que le néerlandais et l'allemand seront protégés par l'adoption de la charte sur la protection des minorités nationales. Il faut par contre en finir avec les surreprésentations et autre votes communautaires au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles mais, pourquoi pas, une commission ad-hoc qui pourrait facilement être crée. Au travers de ce genres d'organes, une attitude généreuse et ouverte vis à vis des deux minorités pourrait être la norme, comme aujourd'hui.
Pour les générations montantes qui doivent être formées pour affronter un monde globalisé, l'anglais comme "langue fonctionnelle" sur le même pied que les trois "langues maternelles" reconnues... Le libre choix étant laissé aux parents.

Pauvre Schoonarde qui fait déjà une poussé d'urticaire dès lors que l'on évoque les 500.000 francophones de flandres alors d'ici à ce qu'il assimile le droit et les devoir politiques vis à vis de la minorité francophone de flandre, le niveau de l'eau aura atteint la périphérie déclarée Bruxelloise ! Juste une question de valeur...

Écrit par : Philippe | jeudi, 29 août 2013

BXL n'aime pas les navetteurs et les navetteurs n'aiment pas BXL. Qui peut prétendre que perdre autant de temps pour se rendre à son lieu de travail soit bénéfique à la productivité, l'environnement etc. Les politiciens, qui sont en place devraient penser en tout premier lieu au bien-être de leurs administrés. D'accord, BXL a l'OTAN et l'EU et vraisemblablement plusieurs autres instances internationales qui nécessitent des navetteurs (qui sont de toutes façon bien rémunéré), mais pour les entreprises "nationales" je plaide pour la décentralisation vers les régions. Wavre, Nivelles, Louvain La Neuve, Leuven, Mechelen, Vilvoorde seraient de bonnes alternatives pour héberger les sièges sociaux des entreprises. Ceux-ci seraient plus proches et certainement plus accessible pour leurs employés respectifs sans encombrer BXL d'avantage. On vit tout de même dans une âge numérique qui devrait remplacer le mouvement des personnes physiques par le transfère de données digitales. Quand à l'apprentissage de la langue d'autrui je fais confiance aux langues universelles qui sont l'amour et l'économie.

Écrit par : xavier castille | jeudi, 29 août 2013

@x castille

vous avez raison, et envisageons même que le siège d'une entreprise ou administration quelconque se contente d'une boîte aux lettres à bxl

(vous imaginez le symbole, siège social zaventem-luchthaven, métropole du canal de willebroeck)

bxl enfin libérée de toutes ces infâmes bagnoles...

Écrit par : uit 't zuiltje | jeudi, 29 août 2013

@xavier castille en théorie vous avez raison mais en pratique les entreprises sont la logistiques d'une économie qui est le nerf de la guerre politique que se livre sans merci aucun la Fédération Wallonie Bruxelles et la Flandre. Et entre nous, donner des moyens à nos étudiants, nos enfants, nos vieux, nos hôpitaux ou les leurs et puisqu'ils nous ont imposer ce choix: il n'y a donc plus aucune hésitation possible !
Pour celui ou celle qui souhaite travailler pour le bien-être direct d'un autre pays ou une autre entité économique, il n'a qu'a faire un choix et donc en toute logique choisir une nouvelle implentation !

Écrit par : Philippe | vendredi, 30 août 2013

Mais pour quelle raison sauver la Belgique ? Quelle plus-value ? Aucune. Même pas administrative. Tous les autres Etats d'Europe font aussi bien.

On ne peut pas revenir en arrière. Le peuple flamand s'est constitué. Une longue épopée hégélienne, avec leurs héros, leurs événements historiques, leurs martyrs. Une société civile dite flamande est née. Les Flamands le confirment à chaque élection.

Toute la question est de savoir désormais si les Wallons et les Bruxellois constituent une société civile.

Difficile question. Il semble quand même que les Wallons sont des Français qui s'ignorent : quand la Belgique implosera, ils s'en rendront compte. Quant aux Bruxellois, c'est à eux de le dire, c'est compliqué d'être métis.

Écrit par : Givet | mercredi, 28 août 2013

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@Givet

et si vous alliez au fort de charlemont faire une petite formation commando pour venir nous libérer...

Écrit par : uit 't zuiltje | jeudi, 29 août 2013

le sens premier de "fédération" (foedus, foederis) est "traité d'alliance mais aussi "fides" (fidélité, soumission) ou "faire peur"

http://fr.wiktionary.org/wiki/foedus

Écrit par : pierre | mercredi, 28 août 2013

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Comme par hasard j'ai lu deux fois une maxime de Cioran relayée sur Twitter par Nicolas Baygert et par un certain Sel dont quelqu'un a peut-être entendu parler ici. Je vous la livre:"@NicolasBaygert: [Teaser] "Un homme qui se respecte n'a pas de patrie. Une patrie, c'est de la glu." #Cioran".
Le concept de patrie-glu me plaît énormément, je le fais d'ailleurs mien, c'est pourquoi les commentaires ci-dessus ne m'accablent pas outre mesure. Je pense que fondamentalement, on est né quelque part et qu'il est assez pathétique de tirer quelque fierté de cette loterie de la naissance. En toute cohérence, je devrais donc acquiescer à cette Belgique disparaissant mollement, pas à pas, sans (trop de) bruit.

Mais en fait non.

Je reprend aussi à mon compte (décidément) les mots de Stromae qui a déclaré il y a quelques jours qu'il était assez fier d'être belge parce que les belges ne sont pas fiers de l'être. Mais ce n'est pas encore suffisant, je l'admet, pour me faire sortir de mes gongs et de ma maison avec ma fourche pour aller préserver l'intégrité du territoire national.
Ce qui me suffit c'est de savoir que derrière tout ce foutoir se dresse un monstre que j'abhorre au delà de tout. J'ai nommé le puant-triste-ronflant-stupide-dangereux-provincial nationalisme porté par un merdeux porteur de costume à la mode qui tente de faire croire à la modernité de sa vision gerbicide. Un sac à merde identitaire excluant qui n'a gardé de son bagage arithmétique que la division, qui est en train de faire d'une ville portuaire une centre fermé sur et par lui-même.

Je veux le maintient de la Belgique pour le seul et unique plaisir de contrarier cette minable nouille.

Écrit par : Serge | mercredi, 28 août 2013

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@Marcel

j'ai lu avec pas mal de difficultés votre article

«Je suis convaincu que les militants du parti de De Wever sont totalement sincères dans leur nationalisme. Cette formation réunit les déçus de la Volksunie qui, justement, s’est mise à négocier (au travers de sa gauche) une Belgique fédérale.»
je ne comprends pas Marcel cette description qui semble à un observateur lambda dans mon genre la description de la création du vb...

«La N-VA est un parti séparatiste qui doit séduire un électeur qui ne veut pas d’une séparation et le convaincre, par des moyens détournés, qu’il n’y a pas d’autre possibilité.»
perso je trouve cette vision optimiste car je crois que pas mal de flamand sont convaincu qu'ils sont si f.o.r.m.i.d.a.b.l.e.s qu'ils n'ont besoin de personne  

«le temps de «prouver» que la N-VA ne veut pas réellement gouverner au niveau belge (ce qu’elle contestera avec force et conviction, comme elle l’a fait en 2010-2011)»
Marcel je ne comprends pas comment l'on peut penser une seconde que la nva veut gouverner au niveau belge

«la pression exercée au niveau fédéral serait accentuée par une pression émanant du gouvernement le plus puissant, et de loin, de Belgique.»
j'ai vraiment un doute, je ne comprends pas où est la puissance du gouvernement d'une Entité fédérée sur une autre alors que leurs domaines de pouvoir sont différents...

ps: je n'ai pas encore lu l'article de laborderie

Écrit par : uit 't zuiltje | mercredi, 28 août 2013

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"j'ai vraiment un doute, je ne comprends pas où est la puissance du gouvernement d'une Entité fédérée sur une autre alors que leurs domaines de pouvoir sont différents..."
Uit, c'est justement là qu'est l'astuce et le pouvoir des flamingants: c'est d'insérer partout, dans l'édifice "belge" des tentacules qui déterminent leurs compétences, mais de manière suffisamment floue (ou diverse ou "multicellulaire") que pour pouvoir exiger que ces tentacules s'élargissent et s'étendent, sous prétexte d’homogénéisation.
En fait, le tout est un exercice de pouvoir entre les tendances centralisatrices (les plus fortes en France, semble-t-il, sous motif, précisément de "nation" liée à la "langue" entre autres), et décentralisatrices. En Belgique, ces efforts se traduisent... lentement et "en douceur", mais semblent irréversibles jusqu'à la séparation totale.
Mais puisque de nombreuses raisons purement économiques semblent montrer qu'il s'agirait d'une erreur (erreur "économique" j'insiste), les raisons "sentimentales" auront peut-être le temps de s'étioler: voir la perte de vigueur des manifestations à la tour de l'Yser.
Mais peut-être bien ces raisons sentimentales l'emporteront quand même.

Quant aux "domaines de pouvoir" vous admettrez que la Flandre (région ET communauté) ont une vision assez originale de ces limites: les incidents entre la Région Bruxelloise et la Région Flamande ne se comptent plus... surtout lors de certains voyages à l'étranger ;-)

Écrit par : lachmoneky | jeudi, 29 août 2013

@lachmoneky

je trouve votre interprétation très proche de la réalité

perso il me semble que toute réforme "fédérale" consiste à dépecer le domaine propre à l'Entité fédérée appelée "fédéral", Entité parmi les autres mais manifestement moins autonome que les régions et les communautés... vu le dépeçage systématique du domaine "fédéral" et lui seul , je ne parle même pas ici des moyens financiers quoiqu'en fait il s'agisse du même problème puisse que le "fédéral" vu comme morceau d'État-providence redistributeur n'a plus de sens lorsqu'on disqualifie les transferts, et que les Entités sont les bons petits soldats de l'UE pour la collectivisation des pertes et la privatisation des bénéfices .

l'ignorance généralisée sur le fonctionnement d'une "fédération d'Entités fédérées autonomes (dans leur domaine de pouvoir applicable dans un certain territoire)",
et les blocages flamands sur les territoires (le leur étant le seul à avoir jamais été bilingue NL-FR dans l'histoire du royaume Belge, bxl seule, l'étant restée)

la fusion gemeenschap-gewest ne donne pas plus de pouvoir que l'addition des domaines de pouvoir de ces Entités... mais fusionner RBC-cocof serait du même ordre et que pourrait faire les députés flamands siégeant hors de leur gewest ?...

bon allons déjà croisader la syrie, on verra bien si la guerre relancera l'économie...

Écrit par : uit 't zuiltje | jeudi, 29 août 2013

@Marcel

je me rends compte dans ce commentaire que j'avais lu plutôt superficiellement votre article, il n'y a plus qu'un seul élément que je ne comprends pas...

bien que ce ne soit plus trop à l'ordre du jour vu la versatilité de l'électorat flamand, j'ai perso une perception très n-va/vb du nationalisme flamand (celle me semble-il assez présente dans votre « Wallen Buiten » et vos « secrets » enfin ceux de bdw)

cette perception est due pour ma part à une enfance raciste au congo dans un meanstream plutôt extrême droite... je n'ai en effet aucun problème pour sentir en quoi le sentiment que 'le NL est supérieur au FR' est très porteur pour un démagogue flamingant même qu'un peu talentueux...(porteur comme la laïcité supérieure aux calotins, le christianisme à l'islam, etc... et je ne crois pas que la flandre où je vis et le NL que j'écoute soient la seule lie de l'humanité;^)
c'est pourquoi je suis autant que vous j'imagine très impatient d'observer les ressources tant espérées du "peuple flamand" lors des élection en 2014...

comment ce fait-il que schoonaarde puisse penser une seconde que la n-va pourrait gouverner au niveau belge dans un gvt de centre droit ? Serions-nous ,FR, incapables de comprendre le nationalisme NL...:^)

par ailleurs, je ne comprends toujours pas où est la puissance du gouvernement d'une Entité fédérée sur une autre alors que leurs domaines de pouvoir sont différents...

j'essaye de comprendre en quoi «la pression exercée au niveau fédéral [...]émanant du gouvernement le plus puissant, et de loin, de Belgique» pourrait hors guerre civile permettre à la flandre de s'accaparer le domaine de pouvoir de l'Entité «fédéral» qu'elle pourrait considérer comme lui revenant en tant qu'État autonome/indépdt/etc...

à la limite une fusion cocof/rbc-bhg me paraît plus praticable même s'il s'agirait d'un casus belli évident, mais comment hors considération raciste les flamands pourraient s'opposer à l'union de deux entités démocratiques d'un même territoire copiant son propre comportement historique sur son propre territoire (celui qui est commun à la vl'gemeenschap et la vl'gewest avant fusion)...

l'obsession flamingo-flamande de la "confédération" donc juste l'obsession du dépeçage maximal de l'Entité fédérée autonome appelée "fédéral"( j'ai perso longtemps cru qu'un "État constitué d'Entités fédérées autonomes" pouvait tout aussi bien s'appeler "État constitué d'Entités confédérées", mais bon les flamingo-flamands veulent juste l'indépendance le reste n'est que bidouillage rhétorique... mais re-bon faut-il se réjouir que certains flamands voudraient éventuellement garder la main sur l'entièreté du pays

en résumé si en 14, bdw était en position de blocquer la formation d'un gouvernement de l'Entité "fédéral" en quoi un gvt elio en affaire courante ne pourrait pas durer toute une législature... on a bien un roi pour toute la vie à côté des 5 autres gouvernements de l'État (même si la cocof-portion d'Entité- fusionnait avec la rbc-bhg)

mais re-re-bon hassad promet une 3eGM, ça va d'aller...

Écrit par : uit 't zuiltje | mercredi, 04 septembre 2013

"zuiltje
"comment ce fait-il que schoonaarde puisse penser une seconde que la n-va pourrait gouverner au niveau belge dans un gvt de centre droit ? Serions-nous ,FR, incapables de comprendre le nationalisme NL...:^)"
Non, Schoonaarde est soit dans la lignée du parti qui, soit fait ce que j'ai décrit (prétend "vouloir" et "pouvoir" aller au fédéral), soit croit ce que dit la N-VA. Pas mal de journalistes flamands comprennent très bien que la N-VA au fédéral signifie le confédéralisme, soit l'indépendance de la Flandre. Le parti ira au confédéral, mais jamais au fédéral, autrement dit.

"par ailleurs, je ne comprends toujours pas où est la puissance du gouvernement d'une Entité fédérée sur une autre alors que leurs domaines de pouvoir sont différents..."
Parce que, particulièrement dans le cas de la Flandre, il y a un retour financier vers d'autres entités et le fédéral. Notamment, les 500 mio pour Bruxelles n'auraient jamais pu être validés sans le consentement au minimum de Kris Peeters. Il y a aussi un pouvoir d'influence, notamment sur le CD&V, mais aussi sur la population. Quand Kris Peeters défend une idée face à 58% des Belges, c'est en tant qu'institution, pas en tant que partie. Rappelez-vous les soi-disant négociations de communauté à communauté en 2007-2008 avec un Kris Peeters qui était allé jusqu'à décider de ce que les Francophones n'auraient pas le droit de négocier. Cette prétention au droit au Diktat a une influence déterminante sur "l'ambiance" politique. Après la crise de 2007, il a fallu attendre 2011 pour qu'une discussion cohérente soit possible, parce qu'après 500 jours de crise, on commençait à s'approcher dangereusement de la fin du pays. C'est uniquement cette perspective qui a détaché le CD&V de la N-VA, deux notions du confédéralisme qui ne se rejoignent pas, mais s'opposent. La Belgique, la Wallonie, Bruxelles ont des paquets d'intérêts communs avec la Flandre. Si elle décide de snobber les autres régions en tout (partenariats économiques, etc.) — comme elle le fait déjà, mais sur certains thèmes seulement — elle peut exercer une forte pression. Il ne s'agit évidemment pas de pression institutionnelle. Il y a des tas d'autres moyens, par l'opinion, par le blocage des retours financiers au fédéral, etc.

"j'essaye de comprendre en quoi «la pression exercée au niveau fédéral [...]émanant du gouvernement le plus puissant, et de loin, de Belgique» pourrait hors guerre civile permettre à la flandre de s'accaparer le domaine de pouvoir de l'Entité «fédéral» qu'elle pourrait considérer comme lui revenant en tant qu'État autonome/indépdt/etc..."
Je parle d'une période de crise profonde où plus aucun gouvernement fédéral ne paraît possible. Il ne s'agirait pas tant de s'arroger le pouvoir de l'entité "fédéral" que de gouverner "sans le fédéral" et d'en reprendre les compétences de facto, uniquement pour la Flandre, bien sûr.

"à la limite une fusion cocof/rbc-bhg me paraît plus praticable même s'il s'agirait d'un casus belli évident, mais comment hors considération raciste les flamands pourraient s'opposer à l'union de deux entités démocratiques d'un même territoire copiant son propre comportement historique sur son propre territoire (celui qui est commun à la vl'gemeenschap et la vl'gewest avant fusion)..."
C'est aussi imaginable.

"mais re-bon faut-il se réjouir que certains flamands voudraient éventuellement garder la main sur l'entièreté du pays"
Pas l'entièreté : seulement la Flandre et la partie flamande de Bruxelles (ce qui, à ce moment-là, signifie "Bruxelles" en entier, évidemment)

"en résumé si en 14, bdw était en position de blocquer la formation d'un gouvernement de l'Entité "fédéral" en quoi un gvt elio en affaire courante ne pourrait pas durer toute une législature..."
Parce que la N-VA à la tête de la Flandre ne l'accepterait pas.

Écrit par : Marcel Sel | jeudi, 05 septembre 2013

"Mais pourquoi faut-il sauver la Belgique?", demande un intervenant.

Eh bien, ça, c'est la question la plus intéressante.

Je n'en ai jamais trouvé la réponse exacte.

Une chose est sûre, ce n'est point parce que les "Belges veulent rester belges". Ceux-là, on en a fait des Belges en se foutant de savoir s'ils le voulaient, on en fera des ex-Belges de la même manière si on le décide, comme on les forcera à rester belges de force en s'en foutant aussi éventuellement.

C'est ça être no man's land. Cette terre fait l'objet d'un Congrès de Vienne permanent. Ses "dirigeants" ne dirigent rien du tout. Cet État est fantoche.

On disserte beaucoup sur le résultat de la NVA mais c'est un détail.

Moi j'affirme que si les vrais décideurs sur la question belge décident que la Belgique doit subsister, on la fera subsister. Fût-ce au prix de s'asseoir sur le résultat des élections ou de causer une famine en Wallonie ou que sais-je. Ou de causer une guerre civile. On n'en est plus à une près en Europe.

Si par contre, ils décident qu'elle doit cesser d'exister, elle s'effondrera en moins de deux semaines et les Di Rupo et compagnie avec leurs Plans B auront l'air bien bête, car en effet, un Plan B sera appliqué, mais pas le leur.

Personnellement, je pense que nous serons forcés de rester Belges de façade. On nous forcera, à coup de menaces (désinvestissements, déplacements d'institutions internationales, etc.).

Écrit par : Moinsqueparfaitduconjonctif | mercredi, 28 août 2013

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Probablement qu'il s'agit de sauver un souvenir de l'enfance. L'incapacité à tenir compte du fait que l'Histoire est mouvante. Que devrait-on dire de ces populations translatées comme les Polonais en 45 ?

Bref, la Belgique doit être sauvée parce qu'elle existe. Sans réfléchir à son bien-fondé, sa nécessité, son efficacité, son intérêt, voire sa réalité.

Les Wallons sont comme les otages des caprices sentimentaux des Bruxellois. Mais avouons-le : des orages qui consentent. Car avant même de critiquer les Bruxellois, il faudrait certainement s'interroger sur le belgicanisme wallon depuis 1945.

Écrit par : Givet | jeudi, 29 août 2013

Mais moi je ne veux pas d'une guerre civile.
Mais moi je ne veux pas avoir faim.
Mais moi, je ne veux pas devenir un sous-citoyen d'un belgium rebaptisé belgïe-que ......

Il est temps de mettre fin à cette tragi-comédie qu'est ce pays.
Surréaliste la belgique ? Facile de la qualifier ainsi car cela permet d'expliquer tout ce qui n'est pas normal. Quelqu'un a-t-il pris un jour la peine de chiffrer le coût de nos divisions ?
Ce pays est artificiel. Il ne tiendra pas avait déjà dit Talleyrand en 1830.
Alors basta, du courage et développons nos plans alternatifs qui nous permettrons de rebondir au mieux.

Moi, j'ai comme d'autres un plan pour ma Wallonie. C'est le plan F. Je sais il donne de l'urticaire à beaucoup de Francophones (Marcel Sel en fait partie) conditionnés et formatés par leurs maîtres et parents qui leur ont répété que le pays du sud est mauvais. Diantre, Louis XIV n'a-t-il pas bombardé la Grand Place de Bruxelles ? Bouh le vilain !!!
Et Napoléon ???? Heureusement qu'on a construit un fier lion à Waterloo qui exhibe ses crocs et griffes virils vers la France !!!!
Et Coluche ?
Et .......

Trop facile de regarder chez le voisin: ça permet d'oublier ses propres erreurs, errances, ..... et sa propre médiocrité .... surréaliste.

Écrit par : pierre@s | jeudi, 29 août 2013

Exact.
Il y a quelques années The Economist a décidé "Belgium? The Job is done", et ceux-là sont les porte-paroles des vrais décideurs.

D'autre part, dans toute l'Europe, et ce, depuis la chute du mur de Berlin, il a été décidé que pour le capitalisme e type transnational et financier, l'existence d' Etats est une entrave à abattre.
D'où la prolifération de régionalismes divers (Ecosse, Catalogne, Corse, Nord de l'Italie, etc...). Financés par qui?

Le tout est de savoir s'ils ont programmé de faire évanouir les Etats de façon violente (comme l'ex Yougoslavie bombardée.. et le kosovo pour le gaz) ou pacifique.
Point barre.

Sachez cependant que les locaux bruxellois étant, comme dans tout, désinformés, mésinformés et crédules populistes, leur ignorance concernant le fonctionnement réel des décisions dites "européennes"

(il faut dire que tous les politiques nationaux qui sont ceux qui décident vraiment de toutes les directives tout en accusant l' "Europe" se gardent bien d'expliquer la chose, sans quoi, ils perdraient leur hypocrisie)

(L'Europe c'est comme un immeuble à appartements - 28 - où la copropriété vote sur des propositions. Si un ou deux propriétaires - pays - ne sont pas d'accord, ils ne votent pas la décision. Et bien les politiciens quand ils disent "c'est l'Europe", c'est comme si un propriétaire disait "c'est l'Immeuble qui le veut". Absurde et pourtant les gens le gobent et d'ailleurs les politiciens ne se privent pas de ce leurre complet alors que seuls eux décident en réalité), plus leur constant "bashing" sur les salaires (fantasmés) des fonctionnaires (il y en a de moins en moins au profit de contractuels pauvrement payés et temporaires en plus, et de stagiaires divers mais cela ils refusent de le savoir, ils ne cherchent même pas à le savoir, ils identifient la tête à tout-le-monde-est-pareil, ce qui est archi-faux, ce serait comme assimiler le salaire du premier ministre belge en disant "tous les belges gagnent 18.000Euros par mois".. ), l'on discute depuis des années de déplacer la capitale ue vers d'autres cieux (où au moins il y a des services commerciaux multiples adaptés à la vie internationale du 21è siècle et en plus une population en général plus mentalement développée).

Bonn ou Varsovie feraient très bien l'affaire. Et leur population, informée et plus éduquée instruite, ne passerait pas son temps à cracher sur des institutions, ses fonctionnaires et business affairant, véritable mine d'or (hôtels, restaurants, écoles, supermarchés, agences immobilières faisant leur beurre et accusant ses clients et que le gogo belgo bruxellois gobe, plus c'est bobard plus ça marche, agences de voyages, avions, etc. banques.. boutiques) qui représentent une excellent part de PIB. Bien que certains préfèreraient évidemment un peu plus au Sud... (climat)ensoleillé...

Écrit par : Démocrate | mardi, 10 septembre 2013

Et personne pour parler des retombées économiques d'une vraie crise de régime ? Je veux dire, tout le monde - et j'entends par "tout le monde" les instances internationales et économiques - croyait dur comme fer à la formation d'un gouvernement fédéral, tôt ou tard, après 600 jours ou 1000, peu importe. Mais un gouvernement allait être formé. Et de fait il le fut.

Mais quid en 14 ? Si vraiment la NVA fait un carton, qui croira encore à la possibilité de continuer ? Et dans ce cas, que faites-vous, vous, multinationale en quête de stabilité ? Vous investissez en "Belgique" ? Vous faites confiance à votre bonne étoile et vous dites que le flou artistique régnant sur les futures conditions de travail de ce pays en sursis ne représente aucune menace ?

Je crains personnellement un saccage dramatique de l'économie locale en cas de séparation. Je suis moins que rien sûr qu'un tel séisme n'endommage pas fortement le tissus économique, flamand, bruxellois comme wallons. Et là-dessus, pas grand monde n'a à dire grand chose ?

Écrit par : Citron Vert | jeudi, 29 août 2013

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@Citron : vous avez tout à fait raison. C'est pourquoi j'imagine que les partis ont déjà des plans de secours. On peut aussi imaginer (avec l'avenir, tout est imaginable) que certains aient déjà prévu de tirer les conséquences d'un blocage total bien plus rapidement. Par exemple, en renvoyant les électeurs aux urnes dans un délai plus rapide (ce qui requiert une acrobatie constitutionnelle, je pense — je ne connais pas toutes les subtilités de la chose) ou en lançant, ne fût-ce que par défi, une conférence pour la scission. Ça pourrait créer un choc salutaire qui rejetterait la N-VA, même dotée de beaucoup de sièges, dans l'opposition, pour autant que la population flamande (se) manifeste en nombre contre une scission, ce qui décrédibiliserait les nationalistes. Sinon, comme Krugman a dit que la Belgique allait mieux que ses voisins parce que justement, elle avait été immobile, je me dis que les problèmes éco pourraient être moins graves qu'on ne le pense. Ça n'a pas été un drame non plus en Tchéquie-Slovaquie, soit dit en passant…

Écrit par : Marcel Sel | jeudi, 29 août 2013

Monsieur Sel,

Désolé de pinailler mais "tirer les conséquences" est incorrect. Les conséquences s'assument, ce sont les conclusions que l'ont tire ... J'aime faire mon Grévisse de pacotille, ne m'en veuillez pas. Pour le reste votre article est d'une logique arithmétique.

Bien à vous

Écrit par : denis dinsart | jeudi, 29 août 2013

"Je suis moins que rien sûr qu'un tel séisme n'endommage pas fortement le tissus économique, flamand, bruxellois comme wallons"...?
Franchement comment encore croire à de tels propos ? Le drame sera à 90% flamand pour qui le seul salut vis à vis du marché hollandais reste le prétexte Bruxellois et à demi mot, wallon. Le marché flamand sera avalé tout cru par les hollandais qui n'ont dans les faits que fort peu d'estime pour ces ... "Qualificatif hollandais censuré"!
Il suffit de voir le chiffre d'affaire réalisé par bon nombre de membres du VOKA en Fédération Wallonie Bruxelles pour se rendre compte qu'atteindre une masse critiques sans ce marché là est juste impossible. Et comme la nature a horreur du vide, ces places seront tout naturellement remplacées par d'autres et de préférence par les nôtres.
Pour la Fédération Wallonie Bruxelles, l'impact sera très mesuré du fait des habitudes flamandes en la matière (faut il encore développer !?).

Écrit par : Philippe | jeudi, 29 août 2013

...que l'on tire...et non que l'ont

Écrit par : denis dinsart | jeudi, 29 août 2013

Les multinationales dites aujourd'hui transnationales ne sont plus (depuis 15 ans déjà) les pourvoyeurs d'emplois en Europe.
C'est quand qu'en Belgique on pige qu'on est passé (il y a plus de 20 ans déjà!!!!!!) du capitalisme d'entreprise au capitalisme financier?
Le monde entier le sait sauf ... les belges qui croient que la vie s'est arrêtée en 1975.

En Europe ce sont les PME qui sont pourvoyeuses de la majorité des emplois (à 85%).

Se mettre à jour est utile (surtout quand on est électeur afin de maîtriser les enjeux réels).

D'ailleurs pays ou pas, les transnationales délocalisent.
Avez-vous oublié Ford?
Avez-vous oublié Arcelor Mittal?(Même en ne payant que 500Euros d'impôts il s'en va quand même.. son but était de se renflouer financièrement grace aux contribuables belges ou algériens ou sénégalais, il fait partout la même chose, car son portefeuille de multimillardaire en avait besoin, ce Mr fait du shopping fiscal et ce n'est pas du tout un entrepreneur)
Etc etc.

Le jour où la jungle sociale sera parachevée (genre pays dit du tiers-monde) , alors peut-être les transnationales viendront. Sinon pas.

Écrit par : Démocrate | mardi, 10 septembre 2013

si je suis d'accord sur l'analyse de forme (choix tactiques, attitudes etc) je suis en désaccord sur le fond

En effet, d'une part le confédéralisme est une bonne chose pour les francophones (qui pourront enfin choisir leur destin et surtout tenter d'appliquer une nouvelle morale politique (de responsabilité)) et d'autre part il ne faut pas oublier le vrai sens du mot Nation : classes dominantes : que ces classes soient proNvA ou proCd&V, "flamandes" ou "belges", elles sont en convergence dans chaque groupe avec les classes de l'autre groupe.

C'est ça la Belgique ou la belgitude : la convergence des dominants, par dela la frontiere, aux dépens des dominés (producteurs de richesse). Cette Belgique survit comme vous le soulignez bien.

Le vrai probleme n'est pas la convergence des élites ou Nation, ou leur divergence (tout éventuelle) : le vrai probleme, c'est l'exploitation Nationaliste, le clientélisme, la corruption, l'indifférence face à la Syrie, la compromission dans l'application des directives 'européennes", l'absence de représentativité des pouvoirs (pourtant soulignée dans l'article).

Il faut aller depuis la surface jusqu'au fond, et si le bocal est troublé par bien des déchets, c'est que la méthode d'exploitation de l'aquarium est assez polluante...

Écrit par : pierre | jeudi, 29 août 2013

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Je l'ai déjà écrit il y a quelques mois: "Ne perdez pas de vue l'ancien kartel CD&V/N-VA".

Si vos chiffres des éléctions provinciales sont exactes, l'ancien kartel obtient 51% des voix en Flandre.
Les deux ténors Kris Peeters et Bart De Wever s'entendent très bien et sont sur la même ligne d'onde sur presque tous les sujets.
En plus on a pu constater que le kartel existe toujours dans certaines communes (p.ex Ypres: Leterme... vous vous rappelez?)

Même si les deux ténors décident de se "battre" pour les éléctions fédérales, il reste toujours pour les éléctions flamandes Geert Bourgeois(N-VA) et Hilde Crevits (ministre très populaire et poulaine de Leterme) pour le poste de ministre-président.

La formation du gouvernement flamand avec sa nouvelle majorité sera décisive pour ce qui se passera au Fédéral. Cette formation pourra se faire très vite et complètement indépendemment de la formation d'un gouvernement fédéral. La N-VA ne bloquera jamais la formation du gouvernement flamand où elle est de loin le plus grand parti.

Avec un gouvernement flamand composé de la N-VA, le CD&V et (événtuellement élargi par) l'Open VLD (cela dépendra du score électoral des deux autres) on pourrait imaginer un gouvernement fédéral sans PS mais avec le MR et le nouveau Cdh de Lutgen.

Ce qui nous donnerait un gouvernement de centre-droite en Belgique avec une forte opposition socialiste pour cinq années.

Qui sera premier ministre?

Aucun doute, Kris Peeters (s'il participe aux éléctions fédérales).

Et le confédéralisme dans tout cela?

Au frigo!
Je suis persuadé que la N-VA ne laissera pas passer l'opportunité de participer à un gouvernement de centre-droite. Le contraire serait une gifle pour ses électeurs "non-séparatistes" (la très grosse majorité) et donc un suicide politique.

N'oublions pas non plus que le réglement intérieur de la N-VA exige une majorité des deux tiers du congrès des membres. La N-VA a attiré beaucoup de nouveaux membres qui ne sont pas aussi "purs et durs" que les membres fondateurs.

Écrit par : schoonaarde | jeudi, 29 août 2013

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On fait peur aux gens avec les malheurs liés à la fin de la Belgique. Si on les effraie avec ça, c'est tout simplement qu'on ne la souhaite pas.

Les annonceurs de cataclysmes et autres propagateurs de panique servent leurs intérêts, jamais ceux du public cible.

Si les vrais décideurs sur la question belge (qui ne sont pas belges, la Belgique n'est pas un État souverain, c'est un État fantoche) décident que la Belgique doit disparaître, elle disparaîtra et le commerce ne s'arrêtera pas pour autant, pas plus qu'il n'était empêché avant quand la Belgique n'existait pas. Ces populations ont toujours été voisines et en commerce, mais jamais ni ennemies, ni compatriotes au sens réel des termes.

Si ça traîne (et que ça risque de traîner éternellement), c'est parce que les convives ne savent pas comment se partager le gâteau et donc la Belgique reste. Bart? Aucune importance: on actera qu'il est le nouvel "homme fort" (mandataire des vrais décideurs), et on le convoquera comme on a convoqué les autres pour lui dire ce qu'il y a lieu de faire et de dire. Je me demande d'ailleurs si ça n'a pas déjà été fait.

Les résultats des élections sont sans importance. S'ils ne sont pas assez jolis, on s'assoira dessus, comme on s'est assis sur notre fabuleuse Constitution (qui paraît-il servit de Référence dans le Moooooonnnnde entier!) pour faire voter cette x-ième réforme de l'État.

On pourrait même supprimer les élections que:

1. Vdw et Delvaux des zorganes zofficiels du rézime expliqueraient de long en large à un lectorat lobotomisé, inculte et de toute façon peu nombreux que c'est pour le bien du Péyis envié dans le monde entier et qu'il faut bien passer par là ;
2. De toute façon, tant que les Bekende Vlomsen continuent le show, que Di Rupo garde son sourire de marchand de dentifrice et que le peuple brusseleeer peut chanter ollé ollé olléï les belch vont à rio avec Lange Jojo sur la scène et Filips 1 en photo derrière, il n'y aurait ni émeute, ni protestation...

Écrit par : Moinsqueparfaitduconjonctif | jeudi, 29 août 2013

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Qui parlait de scandales Wallons à Charleroi..? Soit une chaudière et quelques pots de peinture...

Fait rarissime, le parquet a opéré jeudi matin une perquisition auprès d'un service public fédéral, le Fedict (technologie de l'information et de la communication). Le top manager et le directeur fédéral sont soupçonnés de malversations... Jan Deprest, le président du comité de direction du Fedict, et Sven Forster, le directeur général de la gestion de l'information au sein de ce même service. Ils sont dans le viseur de la justice depuis un an.
Source: dhnet.be/actu/faits/perquisition-dans-une-administration-publique-5220177e35704e3d2f71bb5a

Écrit par : Philippe | vendredi, 30 août 2013

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Oh combien, une fois de plus ;-) , votre rationalité démontre et révèle le vrai agenda!
Exact, votre vision l u c i d e ... Si unique, si rare...!

Vous êtes l'exception qui confirme la règle...

J'apprécie...
(Bon, rapidement "Voulez-vous m'épouser?" ;----)))))

Car contrairement à vous, prendre des vessies pour des lanternes est la norme ici.

Saluons votre lucidité si rare, donc si précieuse, dans ce très plat pays à l'encéphalogramme émotivement irrationnel (où la majorité de la population se targue d'une importance qu'elle n'a pas et n'a jamais eu, elle est le centre-même du nombril du moooonde, surtout cet ensemble de p'tits blancs victimaires au plafond si désespérément bas que la cave n'a même plus d'utilité...).

Des enterrés vivants.. c'est-à-dire des "belgifiés", des gélifiés. Qui bouillonnent quand on les met sur le feu, quand on veut. Après, comme la graisse froide dont ils se composent, il suffit de retirer la poêle. Ils retournent à leur état "naturel" : graisse froide.

La preuve, les xxxx jours sans gouvernement n'ont pas empêché la zone commerciale (dite pays ici) de fonctionner.
Sans problèmes majeurs dans cette "crise" (fausse) économique et financière des banquiers.
Une autre preuve de ce que vous apportez, c'est que les spéculateurs banquiers (via leurs agences de notation) n'ont quasiment pas cillé (ni profité pour dégrader) pendant ces longs mois.
C'est bien que Belgique n'existe pas et ce, depuis longtemps. NO ZONE.
Un NO MAN'S LAND. (comme Etat, vu ses lambeaux, ni nation, ni population, ni rien).

Etre NOBODY dans un NO MAN'S LAND.
Simple, il suffit de prétendre et croire le contraire...voyons! Un business comme un autre. Le public-cible est là, il y croit. Bingo!

(Y a même des gens ici qui croient qu'on a une "gauche", c'est dire, alors que toutes ses mesures, depuis 35ans, sont de d r o i t e! C'est du "belge", il suffit de prétendre et croire. Ne pas savoir, ne pas distinguer...d' a b o r d, juste être dans le brouillard et l'anesthésie de fait! Cela confine à l' oeuvre d'art en Absurdie. Au Royaume des petits propriétaires qui "d"battent" du prix de la spéculative brique sans j a m a i s rien remettre en question, jamais, il se fera dépouiller comme les autres mais il croit que non, il faut qu'il accumule pour que la mise à rafler - car l'on v a lui rafler - soit intéressante, mais il ne le sait pas, il ne le v o i t pas, il obéit, ce sueur de front crédule - ce que voulait Franco - on ne pense pas, on
c r o i t, on cache, on obéit, on est soumis et on ne voit pas. On ne s a i t pas la différence! On décide sur de fausses bases, celle de l'adhésion crédule et de l'amnésie parfaite. 1929? Connaît pas! Mêmes causes-mêmes effets? Connaît pas!)

Tout autre (vrai) pays aurait subi, aurait été la proie (pour cause d'insécurité politique grave comme prétexte) pendant ce temps, de majeures attaques spéculatives banquières (via agences notation, Wall Street ou autre City)
Pas ici. Car ce n'est pas un pays. C'est un protectorat d é j à aux mains - propriété de cet ordre-là.
CQFD.

C'est itou l'expérimentation d'un autre agenda des transnationales (qui est en voie d'installation dans le protectorat américain, appelé Europe, malheureusement dramatiquement en Grèce, Chypre ou Portugal, entre autres) : un Etat n'est pas nécessaire. La preuve? La Belgique sans gouvernement.

Démonstration.
Belgique, laboratoire portes ouvertes et zone de récréation, depuis toujours.
D'ailleurs "The Economist", journal des vrais chefs du monde, la City de Londres, a intitulé un article (pendant cette période de SGF - sans gouvernement fixe) : "Belgium? The Job is done" ( la Belgique n'est pas nécessaire. Son travail-rôle international est accompli donc on n'en a plus besoin si et q u a n d on voudra. Bart deWever LeTisserand 1er est reçu par l'anglo-saxon D.Cameron, le 1er Min. britannique, lui-même au service de la City de Londres, comme c'est curieux...).

City de Londres dont la Royauté belge est aussi l'émanation ainsi que le 'pays"-zone d'une époque impériale France-Royaume-Uni-Pays-Bas. Ensuite Allemagne.
L'UE ne bouge évidemment pas non plus et ne bougera pas.

L'agenda est celui du protectorat américain (us+uk, modèle capitaliste anglo-saxon dans lequel l'Allemagne a versé-plongé depuis Schröder, le tout conforté et profondément étendu par Merkel, avec grosse propagande basique comme il se doit, de mensonges typés "bons" et "mauvais" élèves, goodies-baddies et figurez-vous, qu'au 21è siècle, les gens y croient aux "bons" et "mauvais" élèves, cela marche à fond! Alors qu'il ne s'agit, en réalité, q u e de boucher les immenses et stratosphériques t r o u s de milliers de milliards flambés, des propres banques allemandes, nationales e t régionales, condamnées aux USA et partout -chut, pas d'info ici, ailleurs oui, le belge est né pour gober les énoncés simplets, il faut prendre là où la dimension du pays le permet, petit...) qui admettra tout selon les intérêts transnationaux.
UN TIERS DU PIB UE a été absorbé par... les banques pour cause de fausse "crise". C'est pas beau, la propagande? Hop, je rafle la mise. Sans même jouer! Fabuleux, non?
Quand y aura plus de sous, je raflerais ton p a t r i m o i n e!Hop, à moi ta baraque à laquelle tu as consacré 20ans de ta "vie" en esclave parfait qui rogne sur tout, qui ne v i t pas, dans l'indigence serrée pour me rembourser à moi le d o u b l e de sa valeur! T'as rien vu venir? Tu vas voir! Tes p'tites manifs de petit propriétaire dépouillé vont me faire marrer, pauvre petit Harpagon crédule... Je n'attend que ça!

Rien d'autre.

Ceci dit, le "modèle belge" (au même titre que le fameux "pot belge" des cyclistes dopés...) essaime en Europe! Les autres Européens commencent à gouter les adorables arômes de l'annihilation. De la négation. ... Bien sûr, ils sont rétifs, eux qui ont connu de vrais pays. Mais ils finiront par plier.

Le "belge" lui, qui mégote sur du local villageois très étriqué et étroit d'esprit sclérosé, baigne dedans depuis des générations et croît - croit au milieu de ses marchands de soupe sans frontières, depuis toujours.
Pionnier du pédalage dans le vide. Il patine et ne le sait pas.
The Show must go on.

En attendant, quelques "faux politiques" tendance vrai bateleur de foire indigente exploitent l'émotion(les émotions bien clivées) pour se vendre et entretenir une apparence de vraie fausse démocratie.

Au Royaume du Leurre, je fais mon Beurre... devrait être la Devise...

C'est au moins ça de gagné pour eux(bon salaire, bonnes prestations sociales pour eux, je-m'en-foutisme total, déréliction, laissez-aller, bonne soumission, bonne base d'émotion, c'est du Balzac dont il ne faut pas se priver, car ils sont rois au village des illettrés irrationnels majoritaires ici, les belges s'expriment toujours comme si le temps s'était arrêté en 1965. N'ont rien vu, ne voient rien, et en sont fiers et con-vaincus!.
Ah nos notââââbles derrière lesquels la population se range quand même car elle y croit, à cette "ascension" "sociale" au pays sans montagnes, tant qu'à faire dans l'absurde...- tout en les haïssant avec un ressentiment semi-furieux de domestiques colériques de leur auto-exploitation - dans une psychologie corporatiste du Moyen Age, que l'on peut vérifier dans son entourage en disant simplement "Machin, le Ministre de.., ah moi je le connais - que j'ai cotoyé à l'Univ. ou autre endroit" suffit à vous valoir le respect / ou haine (émotions) des "voisins" (belges) . Soudain, v o u s devenez "quelqu'un"-que-l'on-salue. (à ce sujet, je suis toujours partagée entre diverses sensations, du fou rire au désespoir estomaqué en passant par la sidération, tellement c'est un symptôme d'arriération profonde). Quand même.
De tolérance-connaissance/savoir rationnel et d' INDIVIDUATION (indépendance, autonomie mature) , point!

Même s'ils les critiquent, tels les larbins le font de leurs maîtres, psychologiquement, ils en sont au Moyen Age. Même réflexes. Mêmes attitudes et réactions.
Une population de larbins psychologiquement très affaiblis. The Job is done!
Une population comme cela n'a pas besoin d'ennemis. Elle est totalement maîtrisée. Absolument.

Tout ce que les députés (tous partis confondus) répètent sans vergogne est repris dans les toutes petites fiches de propagande quotidienne de la Commission européenne (j'ai vérifié, je me suis amusé à les contacter sur tel ou tel sujet, les réponses sont quasi toutes des copiés-collés.. très marrant et pas étonnant, même paresse intellectuelle, ils ne se donnent même pas la peine d'élaborer, de penser, de créer, cela n'est p a s nécessaire dans la zone commerciale d'ici..)
Une fiction reste une fiction...pourquoi se fatiguer?

Pendant qu'on occupe sa population déjà passablement illettrée et émotionnelle avec d'autres faux "sujets" inutiles, l'on peut jouir sans entraves. Et cela sera ainsi. Point.

Où il y a p e u r (ou encore sentimentalisme et émotions), il y a bien entendu Propagande, tout le monde devrait le savoir.

Où il y a Propagande( quand on met en avant la p e u r, les accidents, les faits divers, il y a toujours propagande, c'en sont les symptômes), il y a manipulation et mensonge.
Utilitarisme et réification de l'être...
La Propagande se fait par l'émotion. La p e u r est une émotion (typique, classique)

Tout individu électeur sensé vivre en démocratie devrait l'assimiler comme b a s e.
Mais bon, cela en ferait un être libre-émancipé ... et ça, p a s question...;-)

Ici, en plus, la Propagande est aussi simplette que l'américaine. Donc (très) efficace!
Les Bons et les Méchants (Goodies and baddies).

Le Grand Méchant Loup est toujours là, tapi et va nous manger. (par exemple, et entre autres symptômes de la nouvelle classe sociale généralisée par épidémie et contamination endémique, le "larbinariat" primitif et abouti dans le pathologique dramatique, le racisme virulent et simplet qui suit la mode de l'agenda international, l'anti-ceci ou cela - sans arguments, ni raison ni culture aucune - , l'expression de l'identification au puissant, le grégaire tribal, la crédulité absolue, le brouillard de l'intellect anesthésié, l'illettrisme politique et économique, sont si visibles sur tous les forums belges, par la projection du négatif belge, la stigmatisation simplette sur l'un ou l'autre, selon la mode et l'agenda dicté, répétant des collections de clichés plus primaires les uns que les autres; la Peur que l'on justifie, la faiblesse que l'on expose ainsi, conforte une réputation mondiale)

Astucieusement entretenue, tant le paternalisme et surtout la prédation et l'ultra conservatisme sont aux commandes.

Pendant ce temps, les Salopards (je ne sais s'ils sont 12 ;-)) ) exploitent à qui mieux-mieux et leur agenda économique passe sans débat ni ébats.
Sauf du genre pub, pour ou contre, en plus émietté et éparpillé de telle façon que le sac de noeuds reste incompréhensible et d'apparence chaotique. Dash mieux que Lechat? En paillettes ou en gel? En boîte ou en bouteille? C'est tout.
Au très plat pays, l'intellect est toujours à marée basse...

Ce nombrilisme émotionnel (avec dévidoir à frustration) est pathologiquement entretenu par tous les "intérêts" transnationaux, les corporations locales, le folklore du terroir l'enrobant pour donner un "sentiment" d'existence aux dominés, la méthode extra qui permet d'éviter tout débat.

Les "politiques" d'ici n'en sont que les VRP, représentants de commerce chargés de vendre la soupe.

Nous n'aurons jamais de liberté. Enchaînés à une dominance transnationale, nous serons soumis à l'irrationnel, l'émotivité et surtout, une immense inculture, un intense illettrisme particulièrement centré dans le faux affectif et l'incommunicable, s'exprimant dans l'agressive et vulgaire arrogance du "petit" qui se trouve ainsi une justification à son non-être. En l'aboyant!

Ici, c'est le Waterloo, morne plaine, de la Liberté et de la maturité, tous les jours, à chaque minute, à chaque seconde.

Divisons et régnons sur la soupière.

Dans les réunions internationales, on ne sait pas qui est le belge. Tout le monde se précipite toujours sur le Français, l'Anglais, l'Allemand et même le Luxembourgeois ou le Néerlandais.
Le Belge n'existe pas.(son envergure est locale! Extrêmement locale!)

Ceci n'est pas une Nation, ni un Etat, ni rien.

C'est la chasse gardée transnationale qui y expérimente sans discontinuer son agenda économique (dans une population totalement, systématiquement et irrémédiablement leurrée, baignant dans la corruption économique, politique, intellectuelle, et matérielle, au niveau ordinaire - quotidien et extraordinaire-permanent.
Pas étonnant la réputation mondiale, j'ai dit mondiale, du belge de base, partout pris et montré comme un cré-tin absolu. Tout le monde s'en moque, car il s'agit d'entretenir cette population dans l'inutilité foncière, la rudimentaire grossièreté de moeurs et réflexes, ce à quoi elle s'applique d'ailleurs, tel un brave écolier immature et obéissant, religieusement via sa crédulité émotive, craintive du châtiment "d'en-haut" et la marchandisation commerciale de sa non- "vie")

La Peur ici est permanente. Cela fonctionne à merveille (ainsi que l'ignorance profonde qui structure la quasi totalité de la population, Universitaire ou pas, égalité dans l'irrationalité, la crédulité et surtout la soumission absolue et l'aveuglement général!).

L'être vide et surtout déconstruit d'ici, terriblement déconstruit, annulé, ne se manifeste que par l'animalité de ses réflexes (la peur animale)
(les belges sont internationalement connus pour leurs comportements rudes et peu civilisés, ainsi que visiblement primaires) C'est tout bénéf!

Écrit par : Démocrate | vendredi, 30 août 2013

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Merci monsieur Sel

J'attendais ce billet qui me donne une vision sur votre vision de la future Belg../..ique. Qui vivra verra (dans environ 6 mois). Cependant j'ai une question. Que pensez-vous de l'option France. Je vous met un link vers un article qui en parle.
http://www.lalibre.be/debats/opinions/affirmer-notre-identite-francaise-521c3bd935707ef67adaf6e4.

Écrit par : lecomte serge | vendredi, 30 août 2013

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Marcel: "j’ai ma vision idéale d’une Belgique gérable. Elle passe par un fédéralisme d’équilibre qui remplacerait les deux grands blocs par plusieurs cantons plus petits afin d’en finir avec la confrontation permanente entre la Flandre et la Wallonie,"

J'ajouterais aussi un autre élément indispensable: c'est que TOUS les élus fédéraux puissent être élus... par l'ensemble du fédéral, et non par leur région uniquement!

Les élus de la "nation" sont responsables devant la Nation, et ne sont pourtant élus que par leur région.

Dans ces conditions, un homme politique germanophone, par exemple, aura une visibilité, une "chance nationale" quasi nulle au niveau national. Et, comme le disait si bien Bart Somers, les élus fédéraux ne se sentiront responsables que vis-à-vis de leur Région.

Ce qui est une ineptie! Une forme de "ségrégation" pour ne pas dire plus!

Écrit par : lachmoneky | samedi, 31 août 2013

Vous n'avez pas répondu à ma question sur l'option France. D'une part, je vous l'ai posée sans parti pris et d'autre part votre opinion a ce sujet m'intéresse et ce quelle qu'elle soit.
Maintenant si vous ne voulez pas me répondre c'est votre droit le pus élémentaire et je le respecte.
De toute façon, merci pour vos billets et articles.

Serge Lecomte

Écrit par : lecomte serge | mardi, 03 septembre 2013

@Serge : l'option France est une option comme une autre de mon point de vue. C'est à la population de décider, mais je pense que ce n'est pas ce qui pourrait arriver. Les partis politiques dominent aujourd'hui.

Écrit par : Marcel Sel | mercredi, 04 septembre 2013

@Démocrate:

Nouvelle confirmation de ce qui s'annonce:

http://www.lesoir.be/309004/article/actualite/belgique/politiclub/2013-08-31/n-va-est-prete-monter-au-federal-sans-une-reforme-l-etat

Dégønflade en bønne et due forme des Vikings. Les coups de fil ont été donnés. Ils ont compris. Si toi y en a vouloir le pouvoir, toi y en a faire le Belge et continuer de payer les allocs pour préserver pax belgica. Allocs contre pouvoir limité mais réel et contrats au nordupéï + allocs et mandats de distributeurs de cacahuètes au centre zé au sud dupéï.

Pour la dignité, on repassera. Surtout pour la Wallonie. Mais la Wallonie, tout le monde s'en fout.

On se fout de tout ici et tout le monde se fout de nous. Et on en est fiers!

Tournez manège!

Cependant, l'autonomie institutionnelle de la Wallonie augmente progressivement et le détachement d'avec Brussel aussi. C'est toujours ça de pris, ça pourra resservir au cas où. Ne surtout pas refuser la prochaine poussée d'urticaire des Vikings. On grappillera encore un peu au passage.

Écrit par : Moinsqueparfaitduconjonctif | samedi, 31 août 2013

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En effet ;-)))

Vous avez gagné un paquet de cacahuètes! (entier rien que pour vous! ;-))))
Tiens, une nouvelle qui va vous réjouir. Dans ma commune bruxelloise aux jolis trottoirs, nous avons bien entendu, des arbres, des rues, et des petits boîtiers électriques sur le trottoir.

Il y a 3 ans et 2 ans, quand les belgicains suaient d'émotion, quelqu'un avait collé un petit sticker drapeau belge sur le boîtier.
En 2013... que vois-je? Le sticker drapeau belge a été remplacé par un sticker... drapeau français. ;-)

Mais que c'est saturant, ces faux débats sur de fausses inquiétudes entre 2 nationalismes ringardoïdes de petits si petits dont l'identité se résume au clochemerlesque absolu.

Raaaah, la bâââlgique va-t-elle survivre? Sauvez la bêêle gique.. non la grande flandrie.. oui mais non.Râh bart? Râââh ?
Etouffant.

J'espère quand même que l'an 2014 nous apportera du vrai "fun"(on peut rêver, non?)

Si l'on doit subir le joug du national-provincialisme belgo flamando belge encore...
Ce conservatisme ultra capitaliste sans lois appliquées pour du vrai, avec son arbitraire fiscal, social, et autres, et ses chromos de propagande qui ment sans vergogne à l'adresse des nabiladébilos...

Parce ce que choisir entre la rancitude du national-capitalisme flamingant tendance féodale ou la ringardise du belgicanisme (même rétréci) inquiet pour les mêmes raisons...je préfère "vol au-dessus d'un nid de coucou" car dans cet asile-là, il y a quand même un moment de tentative de libération...

Ici, bocal de formol pour tous. Yes we can. (to can veut dire"mettre en boîte", cannette)

Nouvelles du cirque : la Chine va donner 2 pandas a Pairi.. park en wallonie.
Les flamands protestent, c'est pas zuste.

(comme les ascenseurs canaux, l'aéroport de Liège, la forêt d'Ardenne, comme l'aéroport de Charleroi dont le succès grandit, surtout en plus avec la crise où même les diplomates, des personnalités...sont obligés de voyager à moindre coût aussi. Tout le monde évite b.a. -tention censure m.sel ka ptêtre un contrat avec eux- et zaventem flandern national régional mon-village, je prends tout, etc...)

Franchement, ce débat belgo flamando belge fédération confédérale et autres sacs de noeuds atteint des niveaux situés sous la mer... Si la belgique disparaît, so what?

5000 à 6000 flamands à Leuven pour la joyeuse entrée.. et 300 à Wavre (alors que le ministère de la propagande via médias voudrait faire croire que les wallons sont monarchistes... raté!)

A propos, qqu'un d'intelligent pour ouvrir le débat sur le collège St Jan Berchmans? Et son histoire? Non, pas touche, hein? Connaissez-vous ce que faisait ce collège après la 2 guerre mondiale (et pendant, cela va sans le dire) surtout à Anvers? Quelles étaient les "excursions"que les petits collégiens flamands faisaient? A qui? Où? Qui a été et va à ce collège? Pas touche.

Marcel Sel surtout ne cherchez pas. On ne sait jamais que cela soit dangereux pour vous. Le fond du débat.

Le vrai débat de fond est celui-là et pas bart et son fanclub... ou la belgique le roi la reine et les p'tits princes...les flamingants et les bruxellois et les autres (wallon je ne dirai pas ton nom.. ;-)
M'enfin certains blogeurs et autres pseudo journalistes se verraient privés de soupe..Ils "font des ménages", tellement que cela tourne à la ménagerie.

Tournez ménages.... pour tous. Notre devise. Avec notre nombrilesque grotesque préoccupation et inquiétude savamment entretenues.

Le vrai fond du débat se trouve ailleurs.

The Economist: à lire rien que pour connaître les nouvelles de l'oligarchie (dont l'agenda s'accomplit sans faille depuis plus de 35ans..) qui avance systématiquement telle une moissonneuse-batteuse 24h/24h 7j/7. Sans débat.

Croyez-vous que le belgo s'en soucie et y voit qqchose? Non. Il débat de la nivéa et ses esclaves et ses futurs-ex-ministres de la localité locale. Et on voudrait qu'ils soient malins...

Si vous voulez connaître votre avenir : lisez The Economist et The Wall Street Journal, ce sont les madame Soleil du monde.. (y compris de ces "malheureux" belgicains provinciaux qui s'entretiennent à longueur de blog, articles avec des inquiétudes clochemerlesques.. qui n'ont toujours pas compris ou qui le refusent car ils en font leur "petit" beurre" local)

Notre "grandeur", c'est de débattre du sexe des anges (voyez ce forum), du nombre de pandas, vaches, veaux ou cochons que reçoivent les zoos et quel patois ces animaux vont devoir utiliser. Et qui va être nommé chef de la ménagerie?
Ne sortons pas la tête du bocal de formol. Le formol c'est pas fort mal.

Extraordinaire. Et les bloggeurs d'ici en feront des sujets interminables (après la couleur des poteaux ou des immatriculations, celles des pandas et autres friteries ou encore des inscriptions en patois flamand ou en bruxellois.. voilà)
Un programme ultra sexy. M'enfin dites de quoi allons-nous vivre?

Et on voudrait être inquiets pour le maintien de ce cirque cloche merlesque sans vision? 2 nationalismes (flamingant ou belgicain, même combat et même b u t d'ailleurs)? Beeeuuuuurk.

C'est une façon, à laquelle marcel sel participe allègrement, de d é t o u r n e r du v r a i débat. C'est celui-là qui compte et commande.
Mais il n'est p a s question que le "belge" le sache, en débatte et ait des idées.
Tournez ménages... c'est pas marcel qui le démentira.
Gosta Esping-Andersen distingue l'État
libéral,
conservateur-corporatiste et
social libéral.

Ici, c'est le règne du corporatisme.Point barre. N'en débattons pas, surtout pas. L'important c'est la nivéa. Et la belle zique. Ouf.

Écrit par : Démocrate | mardi, 10 septembre 2013

Pas 2018, Marcel! 2019 !
Les membres de la Chambre des représentants seront désormais élus pour 5 ans.
La Chambre est renouvelée tous les 5 ans.
Cette disposition entre en vigueur à partir des premières élections du Parlement européen suivant sa publication, à savoir mai 2014.

Écrit par : michel henrion | dimanche, 01 septembre 2013

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Ah merci, Michel. Je n'avais pas enregistré ce "détail" :-)

Écrit par : Marcel Sel | dimanche, 01 septembre 2013

@ Marcel: Une confédération est une union libre entre deux ou plusieurs Etats indépendants qui déterminent par un traité international ce qu’ils veulent faire ensemble. Dans ce scénario, la Belgique n’existerait plus. Autant donc dire séparatisme. Non seulement les partis francophones y sont opposés, mais également la SP.A, Groen et (depuis quelques mois) OPEN VLD (http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_la-presidente-de-l-open-vld-ne-veut-plus-du-confederalisme?id=8012719). Reste encore le CD&V qui prone un espèce de confédéralisme, mais ce confédéralisme revient à un fédéralisme poussé. De plus, si la N-VA gagne des voix, VB - ou CD&V - sont perdants (et vice versa). Le dernier sondage donne 30% à la N-VA (ce qui est moins que leur score qu'ils ont obtenu en 2010 pour le Sénat (http://www.lesoir.be/309420/article/actualite/belgique/politiclub/2013-09-01/barometre-ipsos-elle-recule-elle-cafouille-n-va-dans-une-mauvaise-passe)

Écrit par : Bruno Yammine | lundi, 02 septembre 2013

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@Bruno : une élection ne se fait que… le jour des élections. Le recul de la N-VA est encourageant, mais il reste 9 mois. Tout peut se passer, en 9 mois.

Écrit par : Marcel Sel | mardi, 03 septembre 2013

oui... bv le plat pays pourrait accoucher d'une montagne :^)

Écrit par : uit 't zuiltje | mardi, 03 septembre 2013

J'ai lu l'article attentivement ainsi que l'ensemble des commentaires. Certains apportent un éclairage à l'excellent article de M.Sel, d'autres sont alarmants ou drôle.
Le long commentaire signé Démocrate est absolument délirant de haine et insultant pour les personnes qui vivent en Belgique. Il est sidérant de lire autant d'horreurs alignées mot à mot ! Parfois même le lecteur peut prendre toute la mesure de la colère inscrite au moment de la rédaction tant les propos sont infamants.
Chère Démocrate vous comptez vous parmi les (je vous cite ) : "prendre des vessies pour des lanternes est la norme ici" - "dans ce très plat pays à l'encéphalogramme émotivement irrationnel" - "cet ensemble de p'tits blancs victimaires au plafond si désespérément bas que la cave n'a même plus d'utilité" - "Des enterrés vivants.. c'est-à-dire des "belgifiés", des gélifiés. Qui bouillonnent quand on les met sur le feu, quand on veut. Après, comme la graisse froide dont ils se composent, il suffit de retirer la poêle. Ils retournent à leur état "naturel" : graisse froide." - " c'est du Balzac dont il ne faut pas se priver, car ils sont rois au village des illettrés irrationnels majoritaires ici" - " tellement c'est un symptôme d'arriération profonde" - "Une population de larbins psychologiquement très affaiblis" - "Pendant qu'on occupe sa population déjà passablement illettrée et émotionnelle" - "le "larbinariat" primitif et abouti dans le pathologique dramatique" ect.... .
Qu'ensuite vous dénonciez un racisme qui suivrait un agenda international. Je suppose que le vôtre suit votre agenda personnel !

Vos conclusions sont croustillantes (je vous re-cite ) : "Pas étonnant la réputation mondiale, j'ai dit mondiale, du belge de base, partout pris et montré comme un cré-tin absolu" - car il s'agit d'entretenir cette population dans l'inutilité foncière, la rudimentaire grossièreté de moeurs et réflexes, ce à quoi elle s'applique d'ailleurs, tel un brave écolier immature et obéissant, religieusement via sa crédulité émotive, craintive du châtiment "d'en-haut" et la marchandisation commerciale de sa non- "vie" - "(ainsi que l'ignorance profonde qui structure la quasi totalité de la population, Universitaire ou pas, égalité dans l'irrationalité, la crédulité et surtout la soumission absolue et l'aveuglement général!).

L'être vide et surtout déconstruit d'ici, terriblement déconstruit, annulé, ne se manifeste que par l'animalité de ses réflexes (la peur animale)
(les belges sont internationalement connus pour leurs comportements rudes et peu civilisés, ainsi que visiblement primaires) C'est tout bénéf! "

Nous en re-demanderons !
Ne pensez-vous pas que vous devriez consulter un spécialiste ?
Et vous prétendez combattre le fascisme, la peste brune ?
Je vous conseille le livre de Larry Portis " qu'est-ce que le fascisme"

CITATION : "Ainsi commence le fascisme. Il ne dit jamais son nom, il rampe, il flotte, quand il montre le bout de son nez, on dit : C'est lui ? Vous croyez ? Il ne faut rien exagérer ! Et puis un jour on le prend dans la gueule et il est trop tard pour l'expulser."
Françoise Giroud
Le cordon sanitaire devra être posé autour de vous, très près !
Quel florilège d'horreurs ...

Écrit par : Absurdie | lundi, 02 septembre 2013

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@Absurdie : je découvre que certains lisent les commentaires de Démocrate ! Bon sang ! Je vais devoir écrire des articles encore plus longs pour les décourager :-)

Écrit par : Marcel Sel | mardi, 03 septembre 2013

Il ne faut rien exagérer : je préfère encore Démocrate à Françoise Giroud.

Écrit par : Pfff | mardi, 03 septembre 2013

Libre à vous d'avoir Françoise Giroud comme "référence". Comme prescriptrice d'opinion. En ce qui me concerne, c'est une journaliste. Ni plus ni moins.

Quant à moi, j'ai le plaisir ou la chance de m'instruire d'autres références que celles du secteur médiatique.(qui s'occupe d'opinion et non de savoir ou connaissances, leur vision étant systématiquement tronquée et limitée et surtout pas scientifique en raison de leur rôle de prescripteur d'opinion, idem les politiciens. Ne fonctionne pas non plus sur la logique.)

La culture et le savoir passeront donc par des philosophes, de vrais politologues, entre autres.
Machiavel, Marx, Adam Smith, Tocqueville, Arendt, etc, etc... je ne limite pas à un seul, droite ou gauche. Tout est utile et éclairant. L'un apporte un angle que l'autre n'a pas. Et vice-versa.

Je vous conseillerais... - si tant que faire se peut - de lire le portrait de la masse fasciste dans Wilhelm Reich (ainsi que nombreuses études telles celles écrites par Arendt)

Commencez par "Psychologie de masse du fascisme" de W.Reich, un allemand très bien documenté sur le sujet.
Notamment dans les 100 premières pages,vous y trouverez le portrait du système qui le fomente. Vous y découvrirez un tas de coïncidences. Un ensemble.
"Reich replace alors les masses face à leurs responsabilités, et notamment les couches petites-bourgeoises allemandes qui se rallièrent à l’idéologie dominante de la classe bourgeoise, pourtant en contradiction totale avec leur situation économique insatisfaisante. Il s’avère que c’est à cette foule qui a peur de la liberté, lui préférant la docilité et la répression pulsionnelle et qu’il connaît si bien, puisqu’il en est issu, qu’Hitler s’adressa."

Et aussi essayer de fréquenter (par là, je n'entends pas distraction-tourisme) autre chose que le village dénommé belgique.
Vous y verrez une énorme différence d'éclairage et de pensée et de comportement. Nettement et particulièrement moins aliéné.
Surtout.

Le belge est un conservateur-corporatiste de tous temps. Si vous ne le voyez pas, rien n'interdit d'être aveugle. Il n'est pas obligatoire d'ouvrir les yeux.
Le ronron local est si passionnant. Si rassurant, finalement. C'est ce qu'on connaît alors c'est bien. Ne posez pas de questions de fond.

D'autres (notamment le correspondant de radio france, entre beaucoup d'autres) le disent aussi.Le belge est conservateur.Point. Son système est conservateur-corporatiste. Point.
Un système tel que celui-là favorise l'émergence du fascisme (ou nazisme).
Particulièrement en cas de crise.

Le belge ne connaît pas son histoire (on se garde bien de lui enseigner, cela c'est évident et pour des motifs tout aussi évidents!)

Libre à vous de ne pas le savoir ni surtout de ne pas prendre conscience. Conservez-vous bien au chaud et débattez de sujets qui ne sont pas de vrais sujets. Tournez en rond autour de vos nombrils. Surtout. Ecoutez de "doctes" journalistes locaux et de "doctes" belgicains ou autres nationalistes flamingants locaux. Tous dans le même bocal. L'important, c'est le local.
La soupe pour tout le monde, c'est cela.

Ou, au contraire, si vous êtes en mesure de le faire, fréquentez d'autres européens - de toutes les langues - (ou encore d'autres de tous les pays du monde) et vous en entendrez. Et puis, le constat est là.Vous n'y pourrez rien sauf si vous tenez à prendre conscience. Mais cela serait très surprenant.

Écrit par : Démocrate | mardi, 10 septembre 2013

une antenne parmi d'autres des libertariens belges :

http://www.parti-libertarien.be/programme/

(leurs vrais contacts sont au MR, par exemple dans le Hainaut ou au Rotary)


http://www.parti-libertarien.be/programme/

Écrit par : Pierre | lundi, 02 septembre 2013

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@Marcel
 
je viens seulement de lire laborderie:
 
« on se pose toujours des questions sur la structure du fédéralisme belge: va-t-on vers un fédéralisme à deux, à trois,ou éventuellement à quatre?À un moment donné, il faudra trancher: quelles entités fédérées va-t-on privilégier? Les Régions ou les Communautés? Et quelle sera la nature des liens entre les différentes entités?
Car pour l’instant, nous sommes toujours dans un régime dépourvu tant de hiérarchie des normes que de mécanisme permettant de résoudre un différend entre entités. »
 
-rien de neuf donc mais au moins quelqu'un qui prend en compte le jeu dans lequel on joue, même s'il y a ailleurs l'idée de trouver plus pertinent la fusion région-communauté, système qui c'est imposé en flandre, en estimant que la logique territoriale va s'imposer aussi aux wallo-bruxellois :
 
« Je pense que les Régions vont finir par s’imposer aux Communautés. N’oublions pas que les députés communautaires sont des députés régionaux que l’on envoie siéger au sein des Communautés. Ce qui signifie que côté francophone,une césure va s’opérer entre Bruxelles et la Wallonie. C’est assez logique, car les deux régions n’ont ni les mêmes problèmes ni la même population. Du reste,partout dans le monde,on dépend d’un droit ou d’un autre selon le lieu où l’on réside. Les seules exceptions à ce principe de territorialité sont le Liban et la Bosnie, dont on ne peut pas dire que ce soient des modèles très affriolants… »
 
-le "assez logique, car les deux régions..." est plutôt simpliste, (car le domaine de pouvoir de la communauté FWB ne concerne pas nécessairement des populations si différentes – à supposer déjà que toute communauté ne soit traversée de différences considérables)
-le "du reste, partout dans le monde"... sauf liban et bosnie?  là il y a même une affirmation fort suspecte (disons de facilité rhétorique pensant que personne n'ira vérifier...)  
 
« Au niveau de l’architecture institutionnelle,il n’y a pas de hiérarchie des normes,mais dans les faits, les entités sont obligées de discuter et de travailler ensemble. »

-ben oui puisqu'elles sont autonomes, elles sont forcées de discuter pour travailler ensemble et c'est mieux que de devoir obéir à quiconque d'autre en belgique, non? Comme s'il n'y avait pas qu'une et une seule Entité qui revendiquait significativement plus que l'autonomie dans la belgique (sorry pour le montage de caca nerveux dans ma tête versus le gros caca d'oeil de FR d'RF à source uni(versitairo)latérale flamingante...
 
« Les francophones se sont monté la tête avec le spectre de la scission du pays. C’est une sorte d’hallucination collective, assez étrange du reste. Elle provient en partie d’une confusion de vocabulaire côté francophone,où l’on qualifie parfois de séparatistes ceux qui militent pour des compétences régionales accrues. »

-fume c'est du belge t'aura des hallus... voilà quelqu'un qui prend un peu les FR pour plus défoncés qu'ils ne le sont, ceux qui fantasment l'indépendance de la flandre (en flandre) parle de "compétences accrues de la flandre"... confusion d'euphémisme?
 
 « Parce que cela a pour résultat une Belgique de plus en plus dominée politiquement par la Flandre. Les Flamands sont déjà plus nombreux et plus riches et, grâce à cette culture du débat, c’est généralement en Flandre que se fait l’agenda politique. Les Francophones ne font la plupart du temps que réagir. Pour ma part, je formulerais une proposition plus radicale. Pourquoi ne pas changer les frontières de la Région bruxelloise, sans pour autant toucher à la frontière linguistique? On pourrait avoir des frontières proches de celles de l’ancien Brabant et qui auraient une cohérence socio-économique.Cette région comprendrait des communes unilingues flamandes, des communes unilingues francophones et 19 communes bilingues. »

-laborderie, politologue... la flandre domine la belgique depuis le SU ça veut donc dire qu'elle a la "culture du débat"... super le fantasme de politologue
-perso partageant plus ou moins le point de vue sur bxl et n'en perçois pas trop l'aspect radical, la conurbation de bruxelles (+rand) et des louvains aurait une cohérence très belgeo-historique... mais là par contre ça assècherait l'économie des 2 autres régions que bxl, « cohérence socio-économique », trop fumé des substances... le spectre de la solution, bart doit rigoler si l'autre sig' qui veut brackeonné les voix du cd&v ne tisait bas dant te pêtizes...

« Le précédent tchécoslovaque est une exception et ce pour un tas de raisons qui seraient trop longues à exposer ici. »
 
-précisons ici plutôt la foutaise flamingante de la séparation de velours : la tchécoslovaquie = deux entités vaincues autrichienne et hongroise associées artificiellement par les vainqueurs de 1918, envahies par les nazis 20 ans après  et un demi-siècle par les soviétiques... « trop longue à exposer »? ça a surtout rien à voir avec la Belgique,... pourquoi même en parler, les flamingants la ressorte toujours celle-là, c'est une insulte à l'histoire de belgique de la comparer à la tchéco-slovaquie (mais bon c'est un marqueur de source)
 
« La Belgique ne serait-elle alors pas un accident de l’histoire? Pas plus que d’autres États européens.Mais la particularité est qu’il n’y a pas de nation belge, tout comme il n’existe pas de nation flamande au sens strict. La Belgique est une terre sans nation, coincée entre des anciens empires. C’est très difficile à saisir pour un Français pour qui État et nation doivent nécessairement correspondre. C’est aussi cette absence de nation qui fait que tant d’étrangers se sentent bien en Belgique. C’est un pays où il n’y a pas de contraintes imposées par une culture dominante. C’est assez agréable à vivre. »
 
-"un accident de l'histoire" belle interprétation simplette, et pourquoi pas plusieurs accidents... la suisse est-elle seulement un accident de l'histoire?
belgië "coincée" entre des "anciens" empires... empire britanique, (F)rance, saint-empire...objectivement : interface "socio-économique" ou accidents frontaux?

Écrit par : uit 't zuiltje | mardi, 03 septembre 2013

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ps: "C’est un pays où il n’y a pas de contraintes imposées par une culture dominante. C’est assez agréable à vivre."

-il y a une culture dominante en Belgique et c'est la culture NL, facile et évidente
-c'est d'autant plus "agréable à vivre" qu'on ne s'intéresse pas vraiment à la culture...

Écrit par : uit 't zuiltje | mardi, 03 septembre 2013

pps "C’est très difficile à saisir pour un Français pour qui État et nation doivent nécessairement correspondre."

-c'est donc apparemment "très difficile à saisir" pour un FR d'RF d'avoir une vision non flamingante de la situation...
perspicace ce laborderie !

Écrit par : uit 't zuiltje | mardi, 03 septembre 2013

"On me rétorquera que les Bruxellois ne veulent pas, majoritairement d’une association avec la Wallonie, mais ils élisent des partis qui, dans leur large majorité, pensent que Bruxelles a besoin de la Wallonie et inversement."

C'est oublier que les Bruxellois ne veulent pas, majoritairement d’une association avec la Flandre (mais ça reste à démontrer...), mais ils élisent des partis qui, dans leur large majorité, pensent que Bruxelles a besoin de la Flandre et inversement.

Écrit par : Eustache Daly | mardi, 03 septembre 2013

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