vendredi, 25 mai 2012

Ultragonzo, un autre journalisme.

Depuis ce matin zéro heures, une dizaine de fous dangereux ont lancé une expérience journalistique qui renoue avec les grandes heures de l'ultrasubjectivité, Ultragonzo.com . Inventé par Hunter S. Thompson dans les années 60, le journalisme ultrasubjectif, ou journalisme gonzo refuse le principe inapplicable de l'objectivité et présente au contraire un point de vue totalement subjectif où les émotions ressenties par le reporter ont autant d'importance que les faits dont il parle. Thompson s'est rendu célèbre par une série de reportage sur les Hell's Angels avec lesquels il a vécu un an.

L'objectif du journalisme ultrasubjectif n'est pourtant pas de limiter les faits à un seul point de vue, celui du journaliste, mais d'atteindre la zone de subversion des pouvoirs par une plongée dans le réel, les émotions qu'il suscite. Dans les années 80, les magazines alternatifs français (comme Actuel, Rock&Folk, etc.) s'étaient largement inspirés du gonzo, mais d'ultrasubjectif, les reportages étaient souvent devenus plutôt égocentriques, une ode à l'auteur lui-même, qui devenait vite lassante. Les gonzonautes d'ultragonzo.com reprennent les choses au début. Avec une liberté totale de forme et de fond, ils explorent la relation entre l'information et l'être. Plus qu'une provocation, les premiers textes du site (déjà bien fourni) montrent que l'explosion de la forme journalistique classique amène au contraire une plongée dans l'univers du réel, au cœur des faits, loin des idéologies et des poncifs.

Ce mois-ci, je serai donc moins actif sur mon blog, pour alimenter ultragonzo.com. Outre mes premiers textes (309% de fierté et Enculé), vous pouvez y découvrir les talents de quelques gonzojournalistes d'un mois, dans tous les domaines, de la musique à la télé en passant par la société et la politique. Rien que les bios des gonzonautes valent déjà le détour. N'oubliez pas de passer par Lorem Ipsum Dolor, sorte de mode d'emploi en live aux sources du gonzo par Candy Says. 

Bonne visite gonzo ! Accrochez-vous, ça tache. Et ça décoiffe. Ultragonzo.com est tout particulièrement recommandé aux journalistes en mal de nouvelles expériences ! Gonzooooo !

13:59 Publié dans Nouvelles de Sel | Lien permanent | Commentaires (34) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

Commentaires

Et moi qui voulait devenir indépendant ou créer une TPE. :-)
J'ai beaucoup tes textes sur Gonzooo :-)

Résistance, vive la résistance et l'esprit critique... :-)

Écrit par : pe | vendredi, 25 mai 2012

Répondre à ce commentaire

et l'esprit missionnaire des pionniers du Gonzo Belge

Écrit par : Uit'tZuiltje | vendredi, 25 mai 2012

Yessss, quelle bonne et juste idée!
(d'accord avec toi sur Actuel, dont je me suis "nourrie" quand j'avais ... 15-17 ans je crois, mais dont je trouvais aussi que c'était devenu du "regardez ce que j'ai fait, pensé, dit" ;))
Je regarderai ça de retour du Brussels Jazz Marathon ce soir ^_-

Écrit par : Mélusine (la vraie ;)) | vendredi, 25 mai 2012

Répondre à ce commentaire

Actuel dis, 'tain je me fais vieux. Merci hein...

Écrit par : Serge | vendredi, 25 mai 2012

Répondre à ce commentaire

Tiens? Marcel se lance dans la "subjectivité"? Est-ce qu'il a jamais fait autre chose?

Écrit par : Schoonaarde | vendredi, 25 mai 2012

Répondre à ce commentaire

Je haalt mij de woorden uit de mond Schoonaarde, maar ik dacht laten we maar zwijgen :) :)

Écrit par : isa412 | vendredi, 25 mai 2012

Objectiviteit bestaat niet. Et quand un journaliste se borne aux faits qu'il a récoltés, il n'a aucune chance d'approcher quelque chose qui approche de la vérité. Alors, il faut interpréter, mener les logiques jusqu'au bout et poser les questions. Le gonzo, c'est prendre le parti et le point de vue de l'intérieur, avec une totale subjectivité.

Écrit par : Marcel Sel | samedi, 26 mai 2012

@ Schoonaarde : vous êtes objectif, vous ?

Écrit par : Franck Pastor | samedi, 26 mai 2012

Tout ça ne nous rendra pas le Gonzo !
(blague belge).

J'approuve, j'admire, je soutiens.
Je suis de plus en plus convaincu que le journalisme meurt par excès d'eau tiède !
:-)

Écrit par : Monsieur Poireau | samedi, 26 mai 2012

Répondre à ce commentaire

Le journalisme se doit d'être critique, donc de facto engagé, ce qu'il ne faut pas confondre avec partisan. Faute de cela, il n'est qu'un transmetteur d'infos, ce qui n'a pas vocation à susciter la réflexion. Ça a par contre vachement tendance à prendre ceux qui les lisent, les regardent ou les écoutent pour des c***... Ou à en faire des c***. Au choix.

Écrit par : Juliette | dimanche, 27 mai 2012

@Juliette : exactement, et on pourra toujours chercher à m'accuser de partisannerie, il faudra encore trouver le parti que je n'aurais jamais attaqué ou que j'aurais défendu envers et contre tout. La meilleure preuve du manque d'esprit partisan, c'est que je me suis déjà fâché aussi bien avec des socialistes, des FDF, des CD&V, des Éclolos, des Groen, etc.

Écrit par : Marcel Sel | dimanche, 27 mai 2012

Sans vouloir être trop tatillon Marcel, s'être fâché avec des gens de tous les partis n'est pas une preuve d'absence de partisannerie il me semble. Est ce que l'impossibilité de l'objectivité ne fait pas de nous tous des partisans?

Écrit par : Didier Galand | dimanche, 27 mai 2012

Quand je parle de "partisan", je parle de défendre un parti. Bien entendu, je défends une idéologie démocrate qui a un ensemble "d'ennemis". Toutefois, je ne le fais pas sans avoir préalablement analysé (et une analyse est toujours subjective) les différents dangers qui la menacent. Ainsi, les dangers comme particratie, l'abus politicien ou la corruption sont des ennemis intérieurs, et je ne connais aucun parti qui, à un moment ou à un autre, ne s'est pas livré à l'un de ces délits politiques. Un autre danger est le manque d'intérêt et d'information de l'électeur, qui est aujourd'hui une donnée fondamentale dans tous les pays (voyez le bushisme ou le Tea Party aux USA). Mais il se fait que ces dangers-là sont, à mon avis, bien rendus dans la presse notamment francophone (Donfut s'en prend plein la tête, je ne vois pas en quoi mon opinion pourrait compenser un manque de ce côté-là). Un autre danger est le nationalisme, et pour des raisons de complexes des uns et des autres, de propagation de mythes aux sein de la société, celui-là me semblait mal interprété, mal rendu, et largement sous-estimé. C'est donc à mon avis mon rôle de mettre les cartes sur la table, ce que je fais depuis un certain temps.

Donc, ce site est orienté, parce que je pense qu'il faut des "voix compensatrices" qui pallient à une certaine pensée "unique" (elle ne l'est pas vraiment) qui mine la société de la communication. CQFD.

Écrit par : Marcel Sel | dimanche, 27 mai 2012

@Marcel

ayant finalement lu "309% de fierté" qui sent pas mal le vécu gore,gonzo & zola, j'aimerais savoir sans esprit partisan particulier ce que vous pensez de l'horrible proposition d'assisté gauchiste commies par mélenchon et consort...
pas de revenu de patron supérieur à 20fois le revenu du salarié le moins payé...

Écrit par : Uit'tZuiltje | dimanche, 27 mai 2012

Répondre à ce commentaire

@Zuiltje : je suis assez favorable à une limitation des revenus patrnaux, dans le sens où ceux-ci viennent en négatif de la somme totale à distribuer aux travailleurs. Maintenant, est-ce que le chiffre doit être de 20 ou de 40 fois ? C'est une autre paire de manches. En tout cas, dans l'Angleterre victorienne, les patrons eux-mêmes considéraient 'terribly indecent" de gagner plus de 40 fois le salaire de l'employé de base (pas l'ouvrier : l'employé). Dès lors que ces limites morales ont été explosées par le néolibéralisme qui privilégie l'hyperprofit et met à la tête des entreprises de véritables requins sans beaucoup de morale (quand ils en ont même une once), il faut trouver une autre manière de réinsuffler un caractère moral dans le monde du travail. Je ne sais pas si Mélenchon a la solution (il faudrait encore limiter les boni et stock-options), mais tout comme la proximité des politiques corrompt les journalistes, l'excès d'argent corrompt toute personne qui y touche.

Je trouve aussi parfaitement anormal que sur la tranche qui dépasse 60.000 euros de salaire annuel, un indépendant belge paye zéro pourcent de sécurité sociale alors que certains petits indépendants sont de facto à des 30% de sécu.

Écrit par : Marcel Sel | dimanche, 27 mai 2012

Un bémol à ajouter aux belles propositions de Paul Magnette. Les super-patrons les mieux payés en Belgique sont ceux d'entreprises à capitaux d'état qui sont nommés par des conseils d'administration à capitaux majoritaires de l'état, où le bras politique est donc le plus puissant.

Le cas de Bellens (Belgacom) est de ce point de vue particulièrement indécent. Dois-je rappeler que cette ordure (car son managing est, d'un point de vue comportemental, parfaitement scandaleux ... allez demander à Florence Vancoppenole) a obtenu la présidence de Belgacom grâce au soutien du PS ? Et que dire des affaires Donfut à répétition ? Même si on ne joue pas, s'agissant de ces sociétés du logement du Borinage et du Centre, dans la même catégorie, proportionnellement les émoluments qui étaient en jeu, eu égard à l'objet social de ce type de société, sont eux-même parfaitement choquants.

C'est cela la grande force du PS : être à la fois le pyromane et le pompier et, quand on a à se présenter devant l'électeur, rêvêtir le costume du pompier !

Écrit par : Tournaisien | mardi, 29 mai 2012

@Tournaisien

c'est l'infâme père de freya vandenbossche qui a introduit le concept de top-manangèr au fédéral, aller Tourn tapez et tapez sur les socialistes mais si c'est en plus sur un flamand... ça soulage les baas instincts subjectifs ;))

Écrit par : Uit'tZuiltje | mardi, 29 mai 2012

@ Uit'zuitje

On m'a toujours dit qu'on était socialiste de père en fils et que quand on était né socialiste, on mourait socialiste ! En seriez-vous une parfaite illustration ? Vous arrive-t-il parfois de penser autrement qu'en fonction de vos apparentements et rétrécissements idéologiques, socialistes ou laïcs ? Ce jour-là, prévenez-moi, je boirai du meilleur champagne à vogtre santé.

Juste comme cela ! Je vous glisse un autre dicton à la cantonade : "Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis".

Écrit par : Tournaisien | mardi, 29 mai 2012

@Tournaisien : "On m'a toujours dit qu'on était socialiste de père en fils et que quand on était né socialiste, on mourait socialiste !"
Alors, ça, comme idiotie, c'est une grosse, hein. Le père de Mitterrand n'était pas socialiste. Je doute que celui de Léon Blum le fût. Mon père n'était pas de gauche non plus (je ne m'identifie pas tout à fait comme socialiste, mais plutôt libéral de gauche ou radical, mais je constate qu'en France, par exemple, j'aurais voté Hollande). Le père de Marx était monarchiste patriote et libéral-luthérien. Le père de Lénine était un monarchiste modéré. Le grand-cousin de Jaurès, que ce dernier appelait "mon oncle" était un sénateur républicain modéré. Une fois encore, vous nous sortez une phrase toute faite destinée à donner une "hérédité" au socialisme, et ça ne sort de nulle part. Elle est où exactement, votre fabrique de concepts de droite ?

Écrit par : Marcel Sel | mardi, 29 mai 2012

Ma fabrique de "concepts de droite", de où sort-elle ? .... euh, de Wallonie par exemple ?

Mais puisque vous me titillez, allez, croisons le fer. Je suis, figurez-vous, engagé en politique ... dans un parti étiqueté de gauche (tiens ? ... bizarre). Si, si, vous pouvez me croire.
Et il m'arrive de discuter bien sûr avec nombre de socialistes qui, à l'approche des élections, n'ont pour la plupart pas eu de gêne à m'avouer qu'ils voteraient socialistes, qu'ils avaient toujours voté ainsi et qu'ils voteraient toujours ainsi, comme leurs parents, qu'ils n'imaginaient même pas faire autrement, même si ils reconnaissent que le socialisme de notre pays n'est pas sans soulever de nombreux problèmes.
Sic ! ... et ce que je vous dis ici ne vient pas de deux ou trois conversations que j'ai pu avoir avec l'un ou l'autre. Croyez-moi !
Que vous le vouliez ou non, c'est indéniablement l'électorat le plus stable, le plus enraciné de notre pays, du moins de notre région francophone (sans doute plus encore en Wallonie qu'à Bruxelles qui est une ville cosmopolite, donc aux idées plus mobiles, moins figées). À l'inverse, le CDH, depuis qu'il a troqué son "chrétien" contre "humaniste", a ouvert les portes à une plus grande transversalité (évaporations de voix, apports de voix (même venant de l'ULB !, etc.). Ecolo est quand à lui, par nature, un parti à l'électorat divers, multiple, traversé par des courants très différents (cfr l'affaire Westphael à Liège ou l'altercation Duby/Javeaux). Le MR, en intégrant le MCC de Gérard Deprez, a lui-même fini par minorer et fragiliser le bastion inamovible des vieux libéraux. ... On ne peut hélas en dire de même d'un PS dont les résistances baroniales et caciques ont la vie encore très dure.

Écrit par : Tournaisien | mardi, 29 mai 2012

@Tournaisien : ah bon. Vous avez interrogé des gens autour de vous. Oui, ça, c'est en effet extrêmement efficace comme méthode. Bon, je vous accorde qu'en Wallonie profonde, du fait de la situation économique, on vote plus facilement socialiste (de là à dire que c'est de père en fils, il y a une marge). Les raisons sont historiques, économiques et idéologiques. Mais c'est un cas particulier. Regardez en Flandre : au moins la moitié des fils et filles de socialistes voteraient… N-VA.

Écrit par : Marcel Sel | mardi, 29 mai 2012

@Tournaisien

m'enfin Tourn, comment pourrai-je être socialiste... ne vous ai-je donc pas laissé entendre que je suis de gôche (ah ! le ps est à gôche, ben merde alors mon père ne m'en avait rien dit...) et vert en plus vous êtes daltonien mon cher, il faut consulter

Ce n'était pas le cas de mon père, mais moi je vis (au même endroit que lui en fait) dans un pays où on est NL de père en fils... du berceau au cercueil depuis des siècles et des siècles... pour ceux qui ne disent pas cette messe il est juste prévu un matelas roulable sauf s'ils expient loyalement dans la bonne langue éternelle....

nul n'est prophète en son pays n'est-ce pas :))

Juste comme cela ! vous savez après combien de fois tourner la veste on devient intelligent ?

Écrit par : Uit'tZuiltje | mardi, 29 mai 2012

@ Uit"zuitje

Je n'en sais rien ... mais pour me le remettre en mémoire, j'aurais un plaisir renouvelé à me réécouter Dutronc.
Rassurez-vous, quand je retournerai mon pantalon, je prendrai soin que vous ne serez pas dans les parages.

Écrit par : Tournaisien | mardi, 29 mai 2012

Du journalisme loin des poncifs?

ah ah ah

du journaleux, ptètbien?

Écrit par : Salade | dimanche, 27 mai 2012

Répondre à ce commentaire

Tiens un nouveau dada donc, c'est sympathique. Ca fait penser aux experiences communautaires genre phalanstere, aux theses de decroissance ou a Linux dans le domaine informatique.

A partir du moment ou ca s'affiche clairement subjectif, ou est le probleme. Le lecteur est prevenu et il sait qu'a son tour il doit exercer son propre esprit critique, ce qu'il ne fait du reste pas d'emblee en lisant la presse ordinaire.

Si l'utopie ne fait pas tourner le monde c'est quand meme souvent elle qui le fait avancer.

Écrit par : kermit | lundi, 28 mai 2012

Répondre à ce commentaire

Chacun sait depuis longtemps que l'objectivité demeure un idéal inaccessible et que la bonne analyse est celle qui suscite plus de questions qu'elle n'apporte de réponses. Mais si on vous suit complètement, Marcel, quelqu'un comme Eric Zemmour en France ne serait-il pas la quintessence de votre journalisme "gonzo" ? (J'ai perso eu toujours eu la plus grande réticence envers la démarche d'Actuel).
Et si on veut du journalisme objectif/subjectif sans avoir l'air d'y toucher, je recommande à ceux que cela intéresse la lecture d'Eric Dupin : La victoire empoisonnée, qui vous donne un excellent arrêt sur image de la société française contemporaine dans toute sa complexité.

Écrit par : Bernard (Rouen) | lundi, 28 mai 2012

Répondre à ce commentaire

@Bernard : Zemmour c'est un peu du gonzo, sauf qu'il se présente comme une autorité savante et qu'il fait comme si ses arguments étaient objectifs. C'est ça, le drame.

Écrit par : Marcel Sel | lundi, 28 mai 2012

Zemmour... Encore un qui ferait mieux de s'assumer, de s'aimer un peu: ça ferait des vacances pour tout le monde! :-)

Écrit par : Juliette | lundi, 28 mai 2012

si vous n'avez pas l'intention de courir acheter dupin (français) pour déjeuner...

vous pouvez toujours écouter (52min)

http://www.franceculture.fr/emission-repliques-la-gauche-et-les-nouveaux-reactionnaires-2012-05-26

Écrit par : Uit'tZuiltje | lundi, 28 mai 2012

Zemmour du gonzo, c'est celaaaa oui. Thompson, Bangs, Wolfe, Bizot et d'autres se retournent dans leurs tombes.

Écrit par : Gino Daktarin | lundi, 28 mai 2012

Répondre à ce commentaire

@Gino Daktarin (huh?) : c'était une sorte de plaisanterie, hein. Une façon de dire que Zemmour est pour le moins très, très subjectif, mais sans annoncer la couleur.

Écrit par : Marcel Sel | lundi, 28 mai 2012

pas du tout du tout...zemmour subjectif!
comme un commissaire d'accréditation idéologique alors:)
... il n'a pas que des critères subjectifs ce mec, c'est un type très sérieux, un grand sachant du village gaulois

"Thompson, Bangs, Wolfe, Bizot et d'autres" peuvent effectivement se retourner "dans leurs tombes", dire zemmour gonzo, c'est nier sa visibilité de droite objective, cette droite où se trouve le coeur de tout français quand il vous fait face ;))

Écrit par : Uit'tZuiltje | lundi, 28 mai 2012

Encore faut il etre bien informé. Ne comptez pas sur la presse pour cela, il faut gratter chercher sous la couche de la bonne pensée. La réalité est crue, elle n est pas à ce cacher, mais les journalistes la présente telle quel plait à leur lecteur. Je prends un exemple qui me tient à coeur : vous avez tous lu, entendu les 10 morts militaires francais dans une embucade en afghanistan. Présenté par la presse on aurait dix couillons inexpérimentés, mal formés,pas aidés. Ils se sont juste battus avec un professionnalisme qui laisse pantoi, 100 talibans morts qui en parle,le cch infirmier du 2eme rep qui est mort en essayant de sauver un blessé. Cette presse a sali leur mémoire en ne rendant pas compte de leur courage, méditez

Écrit par : leluron | lundi, 28 mai 2012

Répondre à ce commentaire

@leluron

perso je me suis dit que ces dix gars étaient autre chose que la "chair à canon" qu'étaient leurs arrièregrandpères lorsque les capitalistes réglaient leurs crise en europe par les guerres nationalistes...

professionalisme: rhétorique militaire des dominants, mais je le dits avec un grand respect pour le courage au feu des guerriers isolés
combien de ces dix mecs morts pour l'"occident" étaient musulman?
(je ne parle pas des talibans, l'ennemi déshumanisé n'est là que pour qu'on puisse compter les points -ratio 10à100- et je pense bien plus à la vie fade et perdue de leurs soeurs qu'à la leur)

Écrit par : Uit'tZuiltje | mardi, 29 mai 2012

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.